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De la Musique pendant que tu Ecris ?
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Vancouver; vivre, mourir. Etre ou ne pas être.

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MessageSujet: Vancouver; vivre, mourir. Etre ou ne pas être. Dim 19 Sep - 5:34



Boum boum. Boum boum. Boum Boum. ...
En marchant dans les rue de Vancouvert, Lily écoutait son coeur battre. Boum boum. Etrange bruit. Si il cessait, elle mourrait. Si il persistait, d'autres en mourraient.
Pourtant aux yeux de la jeune femme, c'était un marché qui se valait. Elle contre eux. Eux contre elle. Le sang Cogiste contre la vermine.


Arrivée sur la plage, Lily poussa un leger soupir. Trop de gens.
Son regard parcourut l'horizon. Pas une vague, pas un bateau. Le silence, le calme.
La Cogiste jeta un oeil a sa montre. Neuf heure. Dans trois heure elle irait dans le centre, dans Sa boutique de meunuiserie. Elle l'avait reperer depuis deux semaines avait tissée une toile tout autour de lui. Elle s'était rendu a plusieur reprise dans son atelier, posée des questions, observée ses mouvement, son manque de concentration pour les plus infimes details, son regard vague quand ses mains s'affairaient sur le bois. Un jour, après avoir acheté plusieurs de ses meuble, Lily l'avait racompagné jusqu'à chez lui ^ù elle avait constaté qu'il n'avait pas d'enfant et qu'il s'était coupé de sa Famile. Dommage pour lui, s'il avait su d'autre information, elle l'aurait laissé en vie encore un ou deux mois. Ce soir elle mettrait fin a cette mascarade. Et la vie du malheureux Scholiaste qui avait crut que travailler dans un metier ingrat le cacherait aux yeux de ses ennemis.

Appuyée contre arbre, Lily ferma les yeux. Sa famille lui manquait. Son père, sa mère lui manquait. Plus elle montait en puissance dans la Famille, plus elle s'eloignait de sa famille. Pourtant, Lily savait que c'était nessessaire. Pour etre reconnue par les siens elle ne devait pas compter sur son sang. Car dans ses veines coulait un sang non-cogiste. Un sang banal, humain. Et si elle mettait en valeur son arbre généalogique, le conseil ne tarderait pas a mettre le doigt sur cet ancètre.
D'abord devenir quelqu'un. Quelqu'un d'important. Membre du conseil, ennemies numero 1 des autres Familles, ... Après elle pourrait sans honte se tourner sur son passé et dire; "voyez, malgrès cet homme qui n'était pas des notres je suis devenue une Cogiste, une vraie".
Lily se voyait déjà siegant au conseil, respectée de tous, oeuvrant pour mettre les Cogiste a la tête du monde, ... Doucement, ses pensées glissèrent vers ceux qui auraient désaprouvé son projet. Sa mère; qui était sortie du conseil pour pouvoir menée une vie de famille. Lou, son amie d'enfance qui manifestait une insupprotable vénération pour les métamorphes.

Et en face, tout une Famille qui la remercirait pour chaque proie abbatue.

Neuf heure et quart.

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MessageSujet: Re: Vancouver; vivre, mourir. Etre ou ne pas être. Dim 19 Sep - 11:06


    (Uh uh, pas pu résister ^^ Je tente un nouveau style de RP)

    J'ai froid. Froid à l'intérieur. C'est chaque jour un peu plus éprouvant depuis que j'ai tué cette fille. Pourquoi ? Cette fille... Ce n'était qu'une Bâtisseuse. Eliya. Rien qu'une Bâtisseuse. Une ennemie.

    Je secoue la tête comme pour chasser le doute avant qu'il ne s'insinue dans mon crâne. Non. Non, je ne dois surtout pas penser que les Bâtisseurs son aussi MA Famille. Que je suis une sang-mêlée, une honte, une infamie.
    Une faute impardonnable.
    Mon existence est impardonnable.
    Et pourtant, ce pardon, je le cherche. Je le cherche parce qu'un jour, des gens qui avaient le même sang que moi m'ont fait miroiter cet espoir insensé. Je le cherche, ce pardon, même si j'ai fini par comprendre qu'il n'existait pas, je le cherche parce que ma mère était Métamorphe et que la seule façon de protéger sa mémoire est de protéger sa Famille. Sa Famille et la mienne.

    Les Métamorphes.

    Ils me manipulent. Un jour, je n'aurai plus la patience d'être un pion. Un jour, peut-être. Lorsque je pourrai avoir une volonté et un avenir à moi, un jour, je quitterai cette voie. Un jour. Un jour, je cesserai d'être Chasseuse. Un jour.

    Pas maintenant.

    Il est onze heures et quart et il y a un Scholiaste dans cette ville. Un type qui vivait à l'écart jusqu'à il y a deux jours à peu près. Là, il a hébergé et caché un autre Scholiaste, un sale type celui-là, qui avait provoqué la mort de huit personnes en faisant sauter la voiture d'un Métamorphe.
    Le sale type est mort.
    Son complice va le rejoindre.
    Je pose machinalement la main sur mon sac. Je joue le rôle de la touriste banale, avec mon jean, mon T-shirt rouge, et mon sac de cuir. Sauf que dans ce sac, il y a mon flingue. Barth, un membre du Conseil, me l'a donné ce matin en me confiant l'objectif de la mission. C'est un vrai rituel : il prends mon revolver, il l'astique, l'examine, le nettoie et le charge tout en m'expliquant le topo, puis il me le rends. Ca doit le rassurer.

    Onze heure vingt.

    Ca y est, il est temps. Je m'écarte de l'arbre auquel je suis adossée, m'étirant comme un chat, et me dirige d'un pas nonchalant vers la boutique du complice, à plusieurs minutes de marche. En chemin, je jette à peine un coup d'oeil au passants, mais je ne peut m'empêcher de penser qu'une autre Famille doit être sur le coup.

    J'entre.

    La boutique est vide. La rue devant la maison est déserte. C'est le moment idéal.
    Le Scholiaste me sourit. Il ne me connais pas. Dommage pour lui. Il se redresse, frotte ses mains couvertes de sciure, et s'approche...

    Je braque mon flingue entre ses deux yeux.

    Il se fige.

    - Daniel Koran, Scholiaste. Vous avez accueilli et aidé Théodore Noise, qui a tué un Métamorphe. Pour votre complicité dans ce crime, le Conseil de la Famille vous a condamné...

    J'ôte le cran de sécurité qui résonne avec un clic macabre.

    - ... A mort.

    - Non, attendez ! Je...

    Ploc. Une seule balle. La détonation est assourdie par mon silencieux. Il s'effondre sur le sol avec un bruit mou. Son visage est figé en un masque de stupeur, de peur, d'horreur peut-être. Une expression qui me donne envie de flanquer un coup de pied au corps et de lui cracher dessus, de lui hurler qu'il n'a pas à se plaindre, que sa mort à lui a été bien plus douce que celle de mes parents, bien plus douce que ma mort à moi le sera.

    Je ne le fais pas.

    Du pas nonchalant de la touriste que je suis censée incarner, je sort de la boutique, quitte la rue toujours déserte. A trois pattés de maisons de là, je regarde ma montre. Onze heure quarante deux. Mouais, je ne me suis pas pressée, ma démarche a du être tout à fait paisible. C'est le but recherché, mais je déteste cette lenteur.

    Doucement, je m'assied sur un muret et je fixe le ciel.

    Chaque jour qui passe me rapproche un peu plus de l'instant où je serai la Proie. Ce jour, je l'attends avec angoisse et impatience. Angoisse car je sais que je mourrais d'une façon aussi atroce que le fut ma vie... Et impatience car cela sera une délivrance.
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MessageSujet: Re: Vancouver; vivre, mourir. Etre ou ne pas être. Lun 20 Sep - 8:58

J’ai froid.

Terriblement froid malgré mon pull over, mon manteau, mes gants et mon bonnet.
Et je hais Damen -cet abruti sans nom!- de tout mon être, parce qu’en plus de me confier une mission sous prétexte qu’il était trop occupé, il m’oblige à me rendre dans un pays avec une température largement inférieur à ce qu’il est inhumainement supportable. Selon lui, je dois empêcher le meurtre d’un Scholiaste, David Koran, il serait orchestré par un Cogiste. Je le soupçonne sérieusement de m’avoir envoyé ici pour que je me retrouve face à quelqu’un de ma Famille, face à un tueur : quelqu’un que je pourrais détester autant que mon père et mon frère.
Ouais, j’avoue tout, mes récentes rencontres avec Séléné et Chad avaient entamés mon estime si mauvaise de ma caste. Et Damen n’aimait pas ça, il préférait quand j’avais une position dure et accrue par rapport aux Cogiste.

Pour couronner le tout, je suis perdu !
Une fois dans la Maison dans L’Ailleurs, Damen m’a ouvert une porte et s’est chargé d’expédier en quelques mots ce qui allait m’attendre une fois là-bas. Après deux heures de trains, je suis enfin arrivée à destination sans aucune idée de la suite des opérations. Heureusement, les habitants de cette contrée glaciale sont des anglophones.

J’arrête une passante, elle n’a pas l’air d’être gélifié sur place comme moi mais ses deux enfants ne semblent pas en mener large avec leur cartable trop gros pour eux. Elle lui demanda si elle connaissait l’adresse de la Menuiserie K&scie (le jeu de mot est réellement très dérisoire) ou une personne qui pourrait m’éclairer. Elle me répond, avec un fort accent typique, et me décrit du mieux qu’elle peut les rues tortueuses de cette grande ville ; l’endroit est à deux pas.

Consciencieusement, je suis ses directives et arrive enfin devant l’enseigne.
Mauvais pressentiment.
J’hésite à appuyer sur la poignée, ma main désespérément tendu dans le vide, lorsque ma fine ouïe perçoit le bruit d’un revolver muni d’un silencieux.

Trop tard.
Je me joins, de sorte à laisser sortir la personne que j’entend déjà venir.
Une jeune fille quitte l’établissement, des cheveux blonds, lisses et court, une regard déterminé et une attitude nonchalamment anodine.
En effet, elle a tout de la parfaite petite Cogiste qui vient de commettre un meurtre.
Excepté qu’elle pu le métamorphe à plein nez.

Le plus silencieusement possible, et c’est une notion extrêmement poussé dans ma Famille mais faudrait veiller à ne pas oublier qui j’ai comme ennemi à l’heure actuelle, je la prends en filature. Sans aucun plan, je voulais juste arrêter cette gamine qui ne savait certainement pas ce qu’elle venait de faire. C’était obligé ! elle était bien trop … trop !

La jeune fille blonde s’assoit sur un muret, lasse, elle commence à observer le ciel. Mine de rien, je prends place à côté d’elle, bloquant ma courte lame ouvragé dans ma main gauche, celle qu’elle ne voyait pas, je fixe aussi l’horizon comme si je ne tremblais pas de la tête au pied à cause du froid.

« Bouge pas trop. Je sais qui tu es. »

Pas un seul instant, je n’ai envisagé d’aller vérifier si la pauvre Proie était morte.
Elle l’était. Cette fille, c’était une chasseuse, elle n’allait certainement pas louper son coup.
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MessageSujet: Re: Vancouver; vivre, mourir. Etre ou ne pas être. Dim 26 Sep - 0:33

Onze heure et demi.

Tel un serpent perfide un pressentiment se glisse en moi. Probléme.
Sur la plage seuls quelques couples sont encore là. Le plan était prévut pour minuit. "Si ces deux la sont encore la dans cinq minutes j'y vais. Si non, je ne bouge pas".
Manque de bol, les deux tourteraux s'en vont trois minutes plus tard.
"Ah! Au diable mes promesses!"
D'un bond elle se relève et s'élance, sans se soucier du regard des humains. Ils croirons rever. Ou bien ils mourront.
Arrivée devant l'immeuble, elle s'arrête. Il n'est pas rentré chez lui ce soir. Ravalant un cri de rage, elle court jusqu'a la boutique. A nouveau, elle s'arrête. Il est mort. Elle sent l'odeur de sa mort jusqu'ici. Elle sent l'odeur de la pudre. Mort assassiné, abbatut par un revolver. Un métamorphe. Les Cogistes avaient pour consigne de ne jamais laisser de traces.
Elle ouvre la porte en prenant garde de ne pas y laisser d'empreinte digitale, et s'avance doucement jusque dans l'établi.

Dix minutes plus tard, Lily sort de la boutique. Quand il decouvriront l'homme un revolver a la main, une lettre d'adieu et un testament prés de lui, la police criminel ne chercherait pas plus loin. Sucide. Lily en savait assez sur le Scholiaste pour simuler son ecriture, son style, et surtout pour rediger une lettre d'adieu à ses rares proches.
Mais ça ne lui suffit pas. En plus de se venger, elle sait qu'elle tient une nouvelle proie. Corriace certe. Un "Chasseur". Un métamorphe.


Focalisé sur l'odeur de Stella, trop habitué a celle des siens, la Cogiste ne perçut pas dans l'air le parfum de sa Famille. Cogiste.


***

"Elle est là, a quelques mêtre. Assise tout près."
Un oiseau passe juste devant Lily et pendant une infime seconde, celle-ci ne sent plus l'odeur de son ennemie. Elle la voit, elle est frappée par son humanité.
"Elle ressemble a une humaine, sinon a une Cogiste. Faite d'os et de chair, doté d'un pouvoir lui donnant une ouïe plus fine et un odorat plus dévellopé."
Baf ! Lily ferma les yeux un instant, tentant de reprendre ses esprits. Qu'allait-elle penser! Une métamorphe n'avait rien a voir avec sa Famille. Maudissant ses pensées pacifistes, elle reporta son attention sur la scène. A coté de l'ennemie se trouvait une autre fille. Tant pis pour elle, je ne peut pas attendre.

Elle sortie de l'ombre qui la cachait aux yeux des deux femmes et leur jeta un regard plein de dégout. Si ces gens la n'existait pas, je serait chez moi tranquillement, la Famille regnerait sur le monde, nous n'aurions plus besoin de cacher nos capacités! Cette fille a oser me prendre ma cible, mon trophée, mais elle m'en offre en mille fois plus beau. Metamorphe.

Lily se tient devant son ennemie, ignorant sa voisine. Haine, colère, et envie se mélent dans son regard. Elle n'a pas sortie ses poignards, son épée est resté calée dans son dos, le manche dépassant derrière son épaules droite. Elle aura le temps de la saisir, ça ne fait aucun doute. Mais pour l'instant, les mains vides, la respiration calme, les yeux rivés sur Stella, Lily attends.
Onze heure 45.
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MessageSujet: Re: Vancouver; vivre, mourir. Etre ou ne pas être. Dim 26 Sep - 9:41


    Une autre fille s'approche. Je sens sur elle l'odeur des Cogistes au moment où elle s'assoie près de moi. Je devrai me lever et lui briser la nuque. Je ne peux pas. Pas seulement parce qu'elle a sortit son couteau et prononcé des mots auxquels je n'ai prêté presque aucune attention, mais aussi parce que soudain, j'ai perçut l'odeur de la détermination, de la peur, de la solitude.

    Elle ne travaille pas pour sa Famille. Elle travaille seule et pour elle-même. Ce qui veut dire que le motif de sa menace, ce n'est pas que je sois Métamorphe... Mais que je sois une meurtrière.

    - Tsss... Et à quoi ça t'avance de savoir qui je suis ? Vas t'en pendant qu'il est encore temps.

    Oui, à quoi ça l'avance de le savoir et surtout de me le dire ? Elle veux me tuer ? Ben, qu'elle me tue alors. Prenant le dessus sur ma lassitude, l'impatience et la frustration reviennent. Impatience vis-à-vis de cet humanité d'incapable pas fichus d'exister autrement qu'en se piétinant comme un troupeau de vaches aveugles, frustration envers le destin sadique qui a fait de moi une arme au service d'une cause qui n'est plus la mienne.

    C'est à ce moment que surgit une autre fille. Zut, je savais bien que les Cogistes étaient sur le coup, mais je ne savais pas qu'elle avait prévu d'intervenir si vite.
    Elle me toise avec mépris, presque avec dégoût.
    Que voit-elle ? Une adolescente de dix-sept ans, presque dix-huit, cheveux blonds en bataille coupés aux épaules, T-shirt et polo rouges, jean et Converses, sacoche de cuir en bandoulière. J'aurai pu être une touriste ou une étudiante. Non. Je suis une tueuse. Et ça, elle ne peux pas le voir, parce qu'il faudrait qu'elle me regarde dans les yeux, qu'elle y lise la haine que je ressent pour le monde entier. Mais mon regard, personne ne veut l'affronter ? Dédain ? Mépris ? Peur ? Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas regarder la vérité en face. Et la vérité, c'est que le monde est moche, moche à en crever, à cause d'eux et uniquement d'eux, et que je leur suis supérieure grâce à ça. Grâce à cette capacité à les regarder se battre dans la boue pour du pouvoir ou de la gloire comme des chiens pour un os.

    Les humains sont méprisables.

    Je l'observe aussi, repoussant discrètement le poignard de l'autre Cogiste. Ces deux-là ne sont pas alliées. Que la solitaire s'en aille avant que la loyaliste ne lui fasse la peau. Un mort par jour, ça me suffit.
    La loyaliste... Elle suinte le mépris par tous les pores de sa peau. Elle est convaincue de sa supériorité, elle dégouline littéralement de dédain. Tsss.... Elle est plus vieille que moi pourtant. Elle devrai savoir que se battre pour la pureté de sa race, c'est aussi grotesque que démodé. Ici, on se bat pour sa survie, sa survie individuelle, et on fiche la paix aux autres. Seuls les imbéciles ou ceux qui se sont faits piégés comme moi combattent encore pour leur sang.

    Je lui adresse un sourire vaguement condescendant :

    - C'était ta cible, je suppose ? Désolée, mais elle était sur ma liste, et j'ai un certain nombre de noms à barrer avant de me présenter au Conseil. Crois-moi, je te l'aurais sans doute laissé si j'avais eu le choix.

    Mes politesses ont un accent moqueur, mais pas méchant. L'intonation de... De quelqu'un qui se moque gentiment d'un gamin qui lui affirme que le soleil tourne autour de la Terre. Oui, ça doit être comparable.
    Elle ne sait rien.
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MessageSujet: Re: Vancouver; vivre, mourir. Etre ou ne pas être. Lun 27 Sep - 4:12

« Tsss... Et à quoi ça t'avance de savoir qui je suis ? Vas t'en pendant qu'il est encore temps. »

Ah, la prétendue supériorité des Métamorphes ! Comme si ça ne leur avait pas suffit de se faire exterminer, ils croyaient encore –presque naïvement- qu’ils étaient de taille face à un Cogiste. Il est vrai qu’en corps à corps, elle avait toute ses chances ; nous partions sur un pied d’égalité à première vue mais ce n’était en aucun cas intelligent de sa part de vouloir me rabaisser.

Elle avait surtout l’air d’une adolescente perdue enrôlé dans une secte, la sienne, celle des Métamorphes. Une âme perdue, une de plus! je ne croise que ça en ce moment de toute manière mais elle me semble légèrement plus hostile que les autres, impression dérisoire mais totalement réaliste.

Et puis, je sens l’odeur d’une Cogiste qui arrive. Toute alerte, j’entends la démarche féminine qui me rassure légèrement. Déjà, ça écarte mes ennemis déclarés et –me connaissant parfaitement- je doute que le jour où ils décideront de me piéger, ils n’envoient qu’une pauvre fille. L’énergie du désespoir, ils savent à quel point elle est présente chez moi, ils ne sont pas du genre à tenter le diable.

La nouvelle arrivante est beaucoup plus âgée que la Métamorphe et moi, largement plus, au moins de cinq ans. Elle paraît frêle, fragile et innocente ; elle à l’air innocente et pure. Et je la déteste déjà au plus profond de moi-même, cette vendue qui tue pour la prospérité de la Famille.

Elle doit avoir sûrement des rêves plein la tête, j’ai hâte que les désillusions arrivent pour troubler ses petits espoirs minables et faux.

« C'était ta cible, je suppose ? Désolée, mais elle était sur ma liste, et j'ai un certain nombre de noms à barrer avant de me présenter au Conseil. Crois-moi, je te l'aurais sans doute laissé si j'avais eu le choix. »

Idiote ! Soit elle est nouvelle, soit elle veut signer l’arrêt de mort de sa Famille. En deux phrases, elle vient de livrer le secret de la hiérarchie de sa Famille et de prouver qu’elle est une Chasseuse.

Une liste …
C’est écœurant d’entendre une gamine, une fille qui ne dépasse peut-être même pas mon âge, parler de vie humaine comme de biscuit à retrouver dans un supermarché !

« J’apprécie beaucoup connaître les personnes auxquels je m’adresse ; c’est une marque de politesse élémentaire. Tu n’as pas dû être très bien élevé. Je sais qui tu es mais je n’ais aucune identité. J’aimerai bien la connaître, d’ailleurs. Moi, c’est Demy, cogiste.»

Ce qui m’a poussé à donner mon diminutif plutôt que mon prénom complet, c’est bien sûr l’apparition soudaine de ma cousine/ nièce/grand-tante au dixième degré (évidemment) ; peu importe ce qu’elle est. Elle ne mérite pas de vivre vu la détermination et le mécontentement d’avoir perdue sa cible qui empeste jusqu'ici, elle est extrêmement déçu.

Au moins, la Métamorphe adopte une expression résignée, elle ne paraît pas heureuse de tuer tout ce qui bouge et qui appartient à une Famille. Bon point pour elle.

Je me lève, pour pouvoir les surveiller toutes les deux, ma lame solidement empoignée. Le regard déterminé et une assurance qui se lis dans mes yeux : celle de tuer Damen dès que je rentrerais !
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MessageSujet: ai Dim 10 Oct - 4:51

egard haineux qui me toise, me juge m'évalue. Regard doré et glacé.
Etrangement, aucune peur ne miroite dans les yeux de la métamorphe. Elle n'a pourtant qu'une infime, minime chance.

Discretement, presque imperceptiblement pour des yeux humains elle repousse la main de l'autre fille dans laquelle luit un eclat argenté. Une lame. En quart de seconde, je sens que le vent a tourné. L'autre fille est de sang cogiste.

Mais elle n'est plus Cogiste. Une traitresse. Elle ne l'avait jamais vu mais elle savait qui elle était. On l'avait decrite avec presision, on avait envoyé des dizaines de personnes la chercher sur tout les continents. En vain. Malgrès les supplications de son frère, le conseil l'avait classée traitresse. A tort ou a raison. Mais la parole du conseil était celle des Cogistes, et la voir en vie confirmait cette réalité.

Ramener la jeune fille au conseil, vivante pour eviter les foudres des Cogistes les plus pacifique, apporterais bien plus de gloire et de prestige a Lily que l'élimination du Scholiaste.


Mais encore fallait-il la ramener au conseil. Au fond, la métamorphe n'avait aucune raison de s'opposer a moi et j'ai l'avantage de l'experience sur la traitresse.

« C'était ta cible, je suppose ? Désolée, mais elle était sur ma liste, et j'ai un certain nombre de noms à barrer avant de me présenter au Conseil. Crois-moi, je te l'aurais sans doute laissé si j'avais eu le choix. »

Je reportait mon attention sur la blonde teigneuse.
Les metamorphes étaient vraiment stupides. Pour eux, tout tournait autour du combat, de la chasse, de l'affrontement. Sans les Cogistes ils auraient tot fait de mettre le monde a feu et a sang.


« J’apprécie beaucoup connaître les personnes auxquels je m’adresse ; c’est une marque de politesse élémentaire. Tu n’as pas dû être très bien élevé. Je sais qui tu es mais je n’ais aucune identité. J’aimerai bien la connaître, d’ailleurs. Moi, c’est Demy, cogiste.»

Demy. Ce n'était pas ce nom qu'on avait associer a la description de la traitresse. Lily ne parvenait pas a retrouver ce nom dans sa memoire. Detia, non. Demya, non plus. Qu'importe, c'était elle, ça ne faisait aucun doute. Elle parlait a la metamorphe comme a une egale.
Et elle osait pretendre qu'elle faisait partie de la Famille!

"Demy" s'était levée, son poignard serré dans sa main, l'air determinée, mais c'est a la blonde que s'adressa Lily;

"Ne t'escuse pas, grâce a toi j'ai trouver bien mieux que ce pauvre homme que tu a eliminer sans la moidre élégance; une Metamorphe, mieux une Chasseuse, et une Traitresse qui ose se dire Cogiste."
A ses derniers mots, elle s'était retournée vers "Demy". "Ou bien tu me suis "sans opposer de resistance", ou alors tu arrivera au Conseil pieds et main liés et certainement abimée."

Lily n'aurais sut dire si le sourire qui s'incrit sur ses propres levres était sadique ou compatissant.

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MessageSujet: Re: Vancouver; vivre, mourir. Etre ou ne pas être. Lun 11 Oct - 1:37


    La fille aux cheveux noirs se tourna vers Stella.

    - Ne t'excuse pas, grâce a toi j'ai trouver bien mieux que ce pauvre homme que tu as éliminer sans la moindre élégance; une Métamorphe, mieux une Chasseuse, et une Traitresse qui ose se dire Cogiste.

    Bien arrogante, cette Chasseuse Cogiste. Chasseuse Cogiste... Un Cogiste ne peut pas être Chasseur.
    Un Chasseur est quelqu'un qui poursuit une Proie et la tue de manière à ce que tous comprenne que la victime méritait son sort. Un Chasseur chasse et exécute. Un Chasseur ne se bat pas, il fait disparaître ceux qui menacent la Famille.
    Un Cogiste n'a pas ce genre de principe. Un Cogiste vise l'extermination de toute gêne potentiel. Nul besoin d'être ennemi déclaré, nul besoin d'être tout simplement dangereux. Tout ceux qui ne sont pas de sang Cogistes sont susceptibles d'être assassinés.
    Un Chasseur est un protecteur, un Cogiste est juste un chien de guerre.

    Donc la fille arrogante ne méritait pas le nom de Chasseuse. Quel était son rôle, son "titre" dans ce cas ? Assassin ? Tueuse ? Larbin ? Stella faillit lui demander, par provocation, mais se retint sa langue. Ce n'était pas parce qu'elle haïssait la vie qu'elle devait se dépêcher de la quitter.

    - Ou bien tu me suis "sans opposer de résistance", ou alors tu arrivera au Conseil pieds et main liés et certainement abimée.


    La Métamorphe jeta un coup d'oeil en biais à la traîtresse Cogiste. Elle aurait du partir tant que c'était encore possible. Les Cogistes étaient tous démesurément arrogants.

    Bien. Mettons fin à ce cirque. Tout d'abord, ramener l'attention sur elle. Et la ramener autrement qu'en tirant sur quelqu'un.

    - Je m'appelle Stella, puisque tu tiens à le savoir... Demy.

    La partie "politesse" était terminée. Stella pivota vers la Cogiste... Loyaliste. Oui, mettons ça. Elle se tourna donc vers la loyaliste, avec calme mais sans imprudence.

    - Je n'ai aucun désir de me battre. J'ai rempli ma mission ici, je n'ai pas besoin de faire plus. Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai eu à tuer aucun Cogiste. Je considère donc que je n'ai pas la moindre raison de me mêler à vos histoire familiales.
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MessageSujet: Re: Vancouver; vivre, mourir. Etre ou ne pas être. Ven 15 Oct - 10:38

« Ne t'excuse pas, grâce a toi j'ai trouver bien mieux que ce pauvre homme que tu as éliminer sans la moindre élégance; une Métamorphe, mieux une Chasseuse, et une Traitresse qui ose se dire Cogiste. Ou bien tu me suis "sans opposer de résistance", ou alors tu arrivera au Conseil pieds et main liés et certainement abimée.»

Je me suis furieusement abstenu de toute réaction pendant tout le temps que la Cogiste monologuait. J'aurais tout aussi bien pu éclater de rire, pouffer, ou simplement parraître outrée mais l'intérêt que j'y aurais gagné me semble extrêmement mince.
Alors, je reste silencieuse, bloquée dans mon mutisme. Immobile et indifférente.

La petite vendue du conseil croit rééllement qu'elle serait capable de me vaincre à elle toute seule, sans qu'elle n'ait à subir de dommages colatéraux; l'espoir faisait vivre, disait-on. Certes, je suis loin d'être redoutable mais je me défends bien, voire très bien, et je doute qu'elle puisse m'atteindre. Et si elle se révélait plus coriace, je parie que je cours plus vite.
Non, le plus inquiétant c'est la Métamorphe.

« Je m'appelle Stella, puisque tu tiens à le savoir... Demy. Je n'ai aucun désir de me battre. J'ai rempli ma mission ici, je n'ai pas besoin de faire plus. Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai eu à tuer aucun Cogiste. Je considère donc que je n'ai pas la moindre raison de me mêler à vos histoire familiales.»

Ca se vaut, c'est indubitablement des arguments vrais et convainquants.
Mais bon, honnêtement, je suis aussi très loin d'avoir envie de me mêler à des affaires qui me touchent involontairement. Je n'ai jamais demandé à être Cogiste! Encore moins à intégrer leur foutu Conseil! Ils faisaient toute une histoire, je pourrais comprendre si je les avais trahi! Mais rien! Je n'ai jamais été avec eux.
D'accord, entre temps, quelques cogistes ont péris sous mes coups mais ça, c'est un détail.

« A vrai dire, ton analyse est très juste : tu as réussis ta mission, la Cogiste-lèche-botte l'a raté et moi, j'ai loupé mon sauvetage. Je suis navrée pour ce bonhomme; je suppose que tu es énervé et que toi, Stella, tu rendras d'excellent compte à tes supérieurs. Maintenant, Cogiste, si tu tiens un temps soit peu à ta vie, le mieux ce serait de te calmer, non ?»

Je n'aime pas beaucoup cette situation, mine de rien.
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