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De la Musique pendant que tu Ecris ?
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De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK]

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Rose Samuels
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MessageSujet: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Lun 24 Juin - 2:36

Ivresse.
 
Rose ferma les yeux. Elle avait la tête qui tournait et ne savait plus si elle devait s'enfuir ou rester assise bien gentiment. Elle aurait dû s'ouvrir aux émotions du garçon plus tôt, elle aurait comprit ses intentions et s'en serait allé aussitôt. Il n'y aurait pas eu de problème. Elle voulait seulement être une fille comme toutes les autres le temps d'une soirée. Une petite soirée qui commençait tout juste à virer au cauchemar, et elle ne pouvait même plus tout arrêter.
 
Réfléchir lui était devenu difficile, elle avait envie de dormir et elle se demandait si ce que le garçon avait mit dans son verre n'était que de l'alcool. Il y avait plusieurs solutions et elle n'en aimait aucune. La première était qu'il avait mit un somnifère dans son verre en se rendant compte qu'elle était la folle que tout le monde recherchait. La folle qui était sortit de cet hopital de malheur et qui errait seule dans le pays depuis des mois déjà, avec une nouvelle identité. La deuxième solution et qu'il l'avait drogué pour profiter d'elle sans avoir a se battre. Parce que Rose était une battante, malgré les trop pleins d'émotions. La dernière solution était qu'il esperait qu'avec quelques verres en trop, elle accepterait plus qu'un simple baiser.
 
Mais la, ça n'était pas seulement quelques verres en trop. Elle n'avait pas voulu ça. Elle n'était pas alcoolique. En réalité avant ce jour, elle n'avait jamais bu hormis les quelques verres de vin mélangé à l'eau que son père la laissait boire lors des grandes occasions quand elle n'était encore qu'une enfant. Il lui disait toujours "c'est seulement pour gouter". Elle y trempait les lèvres, faisait la grimace et lui rendait son verre.
 
Elle n'aurait jamais dû accepter l'invitation. Elle aurait dû descendre du train en ignorant les garçons dans le fond qui riaient aux éclats. Elle aurait du refuser l'invitation de celui qui l'avait abordé. Elle n'était pas habitué à ce monde ci. Son monde à elle était celui de l'hopital, celui des fous. Mais quel monde était le plus fou après tout ? Celui qui la bourrait de médicament pour qu'elle ne fasse pas de cauchemars, ou celui qui la laissait ivre morte dans un petit restaurant perdu au bord d'une petite route abandonnée ?
 
Ici, il n'y avait personne. Elle avait choisit l'endroit avant de venir, elle avait besoin d'un village perdu, loin des villes, pour que personne ne puisse la retrouver et pour qu'elle vive normalement le temps de quelques jours. Mais voilà, elle aurait dû se méfier et elle ne l'avait pas fait. Elle avait appuyé sur le bouton d'arrêt des émotions et elle n'avait pas sû voir ceux du garçon.
 
Il se leva, enfila sa veste et dit :
 
- On y va.
 
Non, ça n'était pas cette petite demande timide qu'un homme fait à une femme quand il est tard, avant de sortir du restaurant et de la ramener chez elle. C'était un ordre et une invitation au silence. Rose tenta de se lever. Elle devait atteindre la porte avant lui. La tête lui tourna et elle retomba lourdement sur sa chaise. Le petit sourire du garçon ne lui échappa pas. Il n'avait pourtant pas l'air méchant, pourquoi lui faisait-il cela ? Elle ferma les yeux et pensa à Kane. S'il avait été la il l'aurait sans doute tué et elle lui en aurait voulu. Mais au moins il aurait été la et rien ne lui serait jamais arrivé. Mais il n'était pas la. Il l'avait abandonné. Ou peut-être que c'était elle finalement qui l'avait laissé. Elle voulu parler, elle voulu négocier sa liberté mais elle ne parvint qu'a emettre un gémissement lourd de reproches. 
 
Le garçon l'a prit par le bras et la souleva comme si elle n'était qu'une plume. Il la serrait fort, mais elle sentait à peine sa poigne. Tout semblait si coloré autour d'elle. Chaque bruit semblait être une cacophonie et toutes les émotions qu'elle avait éteintes s'étaient rallumés sans son accord. Voilà, elle les entendait les émotions du garçon. Et en un sens elle fut rassuré. Il ne savait pas qu'elle était folle et il n'avait pas l'intention de la renvoyer dans son monde. Mais son monde à lui était bien pire...
 
Ils sortirent sans dire un mot. Rose avait la nausé, elle avait l'impression d'être prise dans une vague gigantesque qui la plaquait au sol et l'empechait de bouger tout en lui faisant perdre le fil et oublier ou était le ciel et ou était le sol.
 
- T'en fais pas, tu te rappellera pas de cette soirée.
 
Comment osait-il dire cela alors qu'il la trainait derriere elle comme un vulgaire chiot ? Ses souvenirs seraient surement sa seule force contre lui, il n'avait aucun droit de les lui enlever. Elle sentit un choc se répercuter dans tout son corps et sentit l'écorce d'un arbre sous ses doigts.
 
Puis elle le sentit contre son dos nu et mit quelques temps à comprendre que le bout de tissu rouge qui gisait dans la terre était son t-shirt. Elle réussit à murmurer un "non", sans pourtant avoir assez de force pour que le garçon l'entende.
 
Elle pensa un instant à sa mère, cette femme superbe qui lui avait dit un jour qu'on apprenait de ses erreurs. Mais pourrait elle seulement apprendre de cette énorme erreur la, si elle ne s'en souvenait pas ? Les émotions du garçon la denigrait plus que ses mains baladeuses. Elle chercha une meilleure defense que celle qui lui venait à l'esprit, mais ne trouva rien d'autre. Alors elle laissa monter la nausé. C'était bien la premiere fois qu'elle esperait tant vomir. Mais soudain, elle se rendit compte qu'une autre émotion approchait. Une émotion qui ne lui appartenait pas et qui n'appartenait pas non plus au garçon. Les mains du garçon relachèrent légèrement la pression sur ses épaules et elle s'écroula au pieds de l'arbre. Elle heurta quelque chose de dur qu'elle chercha aussitôt des mains. Une pierre. Elle n'était pas très grosse, mais l'était suffisament. Elle semblait si lourde, que Rose eu du mal à ne pas la lacher en la soulevant. Elle ne parvint pas à la lancer.
 
L'ivresse, la vraie, vous monte doucement à la tête. Vous ne pouvez ni l'en empêcher, ni savoir quand elle arrêtera de vous contaminer. Et quand elle a engourdit chaque membre de votre corps et prit possession de vous, elle vous laisse vous battre et vous regarde renoncer. Rose ne renonça pas, à aucun moment elle n'envisagea d'abandonner. Mais elle ne fut pas assez forte non plus et l'inconscience ne fut pas longue à la submerger. Sa tête retomba dans la terre.
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Joke-Alan Varlek
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Lun 24 Juin - 8:49

Je m'enfonce un peu plus dans le fauteuil dans lequel je suis assis. L'Amérique! Le Corbeau n'a pas trouvé mieux comme endroit pour trouver ces client? Je veux bien être livreur, mais il y a quand même une limite. Levé au aurore ce matin pour prendre mon premier train. Puis un second, et encore un.. Je ne compte même pas les trajets aussi en voiture. Là je dois entamer ma dixième heure, et encore je ne suis pas sur, de trajet. Franchement je commence à en avoir marre. Alors que ma journée se déroule de nouveau dans ma tête, une vague de fatigue me submerge. Mais je secoue la tête pour rester conscient. Je n'aime quand les gens me voient dans cet état de faiblesse. En plus je vois déjà la tête de l'hôtesse quand elle viendra me réveiller. Dégout, inquiétude. C'est sur que avec mon allure cela n'aide pas, même si Toby a insisté pour m'acheter de nouvelles fringues. A tous les coups tu vas te faire choper! Voilà ce qu'il m'a dit. Donc me voilà avec un jean qui n'a jamais mis le nez dehors, et une chemise. Tous cela sens le neuf. Odeur que je répugne, comme si ce n'était pas qui occupait ces fringues..
 Mais Toby n'a pas réussis à me faire abandonner ma veste de cuire et mes rangers. Mais je ne me fais pas d'illusions, même avec des fringues propres, mes cheveux et mes cicatrices feront toujours en sorte que les gens se méfient de moi. Mais je ne m'en plains pas. 
 La voix artificielle d'une femme me sort de mes pensées. Me voilà arrivé.

 
  La porte claque contre le devant du bar, résonnant dans mes oreilles alors qu'on m'a empoigné par le cou. Une bouffée de froid vient griffer mon visage, je l'accueil avec plaisir. Il faisait trop chaud la dedans de toute façon. Je trébuche sur le trottoir après qu'on m'est poussé dehors. Ainsi que trois autres gars, mes camarades de combat.

-Que je vous revois plus ici! Surtout toi le punk!

Je rattrape au vol ma veste qu'il me balance. Mais je n'ai pas le temps de lui répondre, que la porte se referme. Laissant dans la rue que des rumeurs de musique et de rire. Dans un juron russe, je commence à m'éloigner, mais un des trois jetés me hèle:

-Hey! Tu veux venir avec nous?
-Non.

Le sang bat dans mes tempes, signe que à cause de rien je partirai en cacahuète. Pour rester poli. Or si je vais avec eux dans un autre bar. Avant la fin de la soirée je vais finir au poste de police. Donc mieux vaut que j'aille me calmer dans l'appart' que j'habite depuis trois, quatre jours.


  Alors que je marche dans la rue, je repense aux quelques minutes précédentes. Très claires malgré les quelques grammes d'alcool qui se trouve dans chacun de mes bras. Je buvais tranquille, quand on m'a atterris dessus. Mes gestes ont été simples: repousser le gars qui s'est écroulé à mes pieds, trouver le coupable, et frapper. Déclenchant ainsi une bagarre entre les habitués et moi avec les trois jeunots qui avaient joués les malins. Comme d'habitude j'ai choisi les minoritaires. C'est pas drôle sinon!Bon je ne sais pas la raison première du début des hostilités, mais du moins j'ai pu me défouler.

  Le faite que j'ai faillis me faire foncer dessus pas un couple me sors de mes pensées. Je vais pour les insulter, mais la fille attire mon attention. Elle se fait littéralement trainé par le gars, et celui-ci se dirige avec sureté vers un coin sombre. Je mets quelques minutes à rassembler mes pensées, en faire une suite logique et décider.
Tout aussi tranquillement, je m'engage là où est allé le gars. Je débouche sur une sorte de mini parc. Et près d'un arbre, le jeune a plaqué la jeune fille contre le tronc. Le lampadaire me montre le t-shirt trainant sur le sol. De nouveau une bouffée de colère m'envahit. En quelques instants je suis derrière ma cible, où je pose la main sur son bras. Je le tire vers moi tout en reculant. L'impréhension se peint sur le visage du jeune, mais déjà mon poing vient se loger dans sa tête. A partir de ce moment là, je ne me contrôle plus. Ce n'est seulement quand il s'écroule par terre, et couinant que je m'arrête.
Lentement je me tourne vers la silhouette immobile dans sa victime. Fourrant son t-shirt dans la poche de mon jean, je la recouvre de ma veste puis la prend dans mes bras. Elle ne réagit pas. Mais une bouffée d'odeur me dit qu'elle a bu. Mais il n'y a pas que cela. Sans bruit, je m'enfonce dans une ruelle.

  J'allume difficilement la lumière de l'appartement. Mon paquet toujours vivant dans les bras, je vais jusqu'à ma chambre. Le lit pas fait, me facilite les choses pour la coucher dans celui-ci. A part des babillements, elle n'a absolument pas réagis de tout le trajet.
Après l'avoir l'enveloppé de couvertures et posé à côté du lit une bassine. Je vais m'écrouler sur le canapé. Et à peine allongé, je m'endors.
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Rose Samuels
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Lun 24 Juin - 9:48


Colère
Cette émotion, c'était la colère. Une colère pure et dure, le genre de haine qui ne s'éteind jamais et qui ne fait que semblant de disparaitre derrière un sourire. Mais elle reste la, bien présente et toujours aussi puissante et incontrolable. Une colère qui profite des mauvaises âmes pour sortir au grand jour pour devenir violence. Une violence sans nom, une violence sauvage. Mais une violence sauveuse, très différente de celle de Kane qui était très souvent gratuite...
 
Rose l'écouta un long moment cette violence. Même endormie, elle était toujours la apparemment. Mais ce n'est qu'en ouvrant les yeux que Rose comprit qu'elle était éveillée. Elle ne voyait pas très clair, c'était comme si un voile blanc s'était déposé sur ses yeux. Ses paupières étaient lourdes et sa bouche sèche. Elle avait un gout affreux dans la bouche alors elle avala plusieurs fois sa salive pour tenter de le faire partir. Elle se souvenait de ce gout sans pour autant comprendre ce dont il s'agissait. 
 
Puis, ce fut le déclic. Non pas au niveau de ses souvenirs, mais plutot au niveau de l'endroit dans lequel elle se trouvait. Ce n'était pas sa chambre, ce n'était pas ses draps, ce n'était pas ses coussins. Elle se redressa aussitôt, comprenant qu'à part la veste qu'elle avait sur les épaules, elle n'avait pas de t-shirt. Elle fut très vite prise d'une nausée violente. Elle voulu descendre du lit pour trouver les toilettes, mais elle avait la tête qui tournait et tomba à quatre pattes sur la moquette. Devant elle, il y avait une bassine. Elle l'attrapa à deux mains et mit la tête dedans. Elle vomit.
 
Ses parents avaient aussi l'habitude de mettre une bassine près du lit quand elle était malade. Mais à part eux, personne ne l'avait jamais fait pour elle. Elle fronça les sourcils, tentant vainement de comprendre ce qui se passait, sans toutefois parvenir à comprendre. Elle avait perdue le fil. Perdue le fil de sa vie. Elle réfléchit rapidement. Le dernier souvenir qui lui venait en tête était d'avoir enfilé un t-shirt et un jean pour aller rejoindre... Un garçon.
 
- Oh non !
 
Elle s'était voulu discrète en poussant ce gémissement, mais c'était raté. Elle avait pratiquement crié. S'appuyant sur le bord du lit, elle se leva difficilement. Dehors, il faisait jour. Il ne faisait pas beau, mais on pouvait deviner sans trop de difficulté qu'il était tard déjà. Peut-être dix heures, mais ça n'était qu'une estimation. Elle prit le temps de fermer les yeux afin de faire disparaitre les étoiles qui lui dansaient devant les yeux. Elle avait toujours fait un peu d'hypotension, mais jamais autant. Elle se sentait épuisé, à bout de force...
 
Elle se tourna doucement pour observer la chambre... Et tressaillit. Le garçon dormait encore profondement, affalé sur le canapé. Il avait quelques cicatrices plutôt importantes et n'inspirait pas confiance. Elle ne le connaissait pas et il dormait la, dans cette chambre qui était probablement la sienne. Il aurait surement été plus bizarre de se réveiller et de trouver une inconnue en train de dormir sur son propre lit, mais Rose, si elle ne se souvenait pas de lui, était persuadé qu'il devait se souvenir d'elle. Sinon, elle ne se serait pas trouvé la, sans souvenirs ni t-shirt.
 
Rose porta la main a sa bouche, retenant ses larmes avec difficulté. Son t-shirt était dans la poche du garçon. Elle aurait pu réfléchir, regarder plusieurs fois ses cicatrices et renoncer à faire une chose aussi stupide. Elle aurait pu s'approcher doucement, prendre le t-shirt et s'enfuir, mais elle aurait plus été prise pour une voleuse que pour une victime. Et puis cette colère, qui grandissait en elle à une vitesse ahurissante prit possession d'elle et la transforma en une furie incontrolable.
 
Elle se jeta sur le garçon, hurlant de rage. Elle attrapa son t-shirt et encore à moitié nue, se mit a le frapper violemment au visage. Elle frappa, frappa plus fort qu'elle ne l'avait jamais fait, mais ses membres engourdis l'empêchaient d'être aussi violente qu'elle le souhaitait vraiment. Elle aurait voulu lui faire aussi mal que ce qu'il avait dû lui faire. Parce que c'était bien des hématomes qu'elle avait sur les bras et les épaules... C'était la première fois qu'elle frappait et l'effet était pour le moins libérateur ! Les larmes qui roulaient sur ses joues étaient aussi incontrolables que sa colère.

Pour une fois, elle avait vraiment l'air folle.
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Joke-Alan Varlek
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Mar 25 Juin - 4:30

Je suis en plein rêve, crée par mon sommeil alourdit par l'alcool et par le sommeil des jours précédents. Une mélodie, véritable baume au cœur, est murmuré aux creux de mes oreilles. Et la même odeur que lors de ma vison avec Avi' m'emplit le nez. Même si je sais que ce n'est qu'un songe, je me sens en sécurité. Et cela fait plusieurs nuits que cela se passe ainsi.. Mais comme toujours, quelque chose m'empêche de voir la suite.
Un cri de rage remplace la mélodie. Et un poids vient s'écraser sur le haut de mon corps, me coupant quelques instants le souffle. Ainsi que des coups se mettent à pleuvoir sur mon visage. Question réveille j'ai connu mieux. Et puis c'est pas que les coups sont vraiment douloureux, mais c'est quand même embêtant. J'ouvre les yeux, encore engourdi de sommeil. Devant moi, se trouve la jeune fille d'hier, ses petits poings me frappant régulièrement. Bizarrement, je prends le temps de l'observer.

  Ses yeux sombres sont remplis d'une colère sourde, qui semble impossible à calmer. Ses cheveux sont encore emmêlés par le sommeil. Et son visage qui je pense est doux, lui donnant un air vulnérable à cause de ses traits fins. Il est maintenant déformé par la rage.
Soudain, je me rends compte du mal de tête qui pulse dans mon crâne. Et avec lui sa compagne habituelle: la colère. Qu'est-ce qui lui prend à cette fille? Je la sauve est c'est comme ça qu'elle me remercie. Mais je repousse ce sentiment, avant d'aller m'enfoncer trop dans l'adrénaline que m'offre le sentiment qui anime la jeune demoiselle au dessus de moi.

  Etrangement, le reportage sur les animaux capturés à l'état sauvage me revient en mémoire. On les bloque dans un coin, un piqure et lorsqu'il se réveille.. Il en veule à tout le monde. Ceci est vrai pour les prédateurs en tout cas. C'est un peu la même chose pour cette fille. La dernière chose dont elle se souvient c'est de ce gars en train de la violer.
Un sourire mauvais vient éclairer mes lèvres un bref instant. Il y réfléchira à deux fois avant d'essayer de coucher avec une fille sans son consentement. Je l'efface rapidement de ma mémoire, me concentrant sur celle qui m'a brutalement réveillé. Je plante mes yeux dans les yeux et murmure:

-Ca suffit maintenant..

 Et d'un coup, je lui attrape avec mes mains, chacun de ses poignets. Elle résiste mais déjà je me suis redressé. Les muscles tendus, je l'empêche de se soustraire de ma prise. Et calmement je lui explique, ne la quittant toujours pas des yeux.

-Alors je t'explique vu qu'on dirait que tu te souviens de rien. Hier tu as faillis te faire violer. Mais j'ai cassé la gueule du gars. Je pense qu'il a bien appris la leçon. Tu es tombée dans les pommes, donc j'ai préféré te ramener chez moi, au lieu de laissez la police s'occuper de toi. Ne me demande pas pourquoi, j'étais pas totalement clean. Mais pas au point de profiter de toi quand même.   
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Rose Samuels
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Mar 25 Juin - 7:55


Souvenirs
 

Il se redressa si vite qu'elle faillit tomber en arrière. Il ne semblait pas vraiment se préoccuper de ses coups, Rose avait l'impression de taper dans le vide : ses coups ne servaient à rien, elle ne lui faisait pas vraiment mal. "Dommage", elle pensa. Et alors qu'elle sentit la colère monter en lui, elle se demanda si elle ne se trompait pas sur ce qui s'était passé. Et quand elle le sentit étouffer sa colère, elle comprit qu'elle s'était trompé. Pourtant, elle n'arrivait toujours pas à comprendre comment elle avait atterrit la.
Il lui attrapa les poignets, fermement, mais sans pour autant lui faire mal. Elle se débattit quelques secondes, mais cessa quand elle comprit qu'elle ne pourrait pas se libérer. Elle le laissa l'observer et alors qu'il la regardait droit dans les yeux, elle comprit qu'il ne l'avait pas touché. Alors, elle s'autorisa à aller écouter ses émotions et le flot de sensations qu'il ressentait parvint jusqu'à elle en moins d'une seconde. Un léger amusement, une sincérité profonde.
 
-Ca suffit maintenant..
 
Il avait murmuré. Il ne paraissait ni froid ni faché, pourtant ce simple souffle stoppa net Rose qui, trop prèt du garçon à son gout, reteint sa respiration. C'est la qu'il décida de prendre la parole et elle l'écouta sans broncher jusqu'à ce qu'il ait terminé.
 
-Alors je t'explique vu qu'on dirait que tu te souviens de rien. Hier tu as faillis te faire violer. Mais j'ai cassé la gueule du gars. Je pense qu'il a bien appris la leçon. Tu es tombée dans les pommes, donc j'ai préféré te ramener chez moi, au lieu de laissez la police s'occuper de toi. Ne me demande pas pourquoi, j'étais pas totalement clean. Mais pas au point de profiter de toi quand même.  
 
Il parlait doucement, sans se presser. Rose tressaillit. Elle ne souhaitait pas entendre ses mots. Oui, elle avait voulu savoir et maintenant qu'elle savait elle aurait tout fait pour revenir en arrière. Parce que ce genre d'information fait mal au coeur, même quand on ne parle pas de vous. La, c'était d'elle dont il parlait. D'elle et de personne d'autre. Elle ferma les yeux, inspira longuement et poussa un profond soupire, laissant les souvenirs revenir doucement.
 
Les yeux fous du garçon. Sa peur, sans limites. Son sentiment d'impuissance et de dégout. L'écorce d'un arbre dans son dos, une pierre. Les souvenirs étaient flous et revenaient par flash. Ils n'étaient pas précis, mais elle savait pertinement que c'était exactement ce qu'elle avait vu et vécu. A moins d'avoir été drogué, elle ne pouvait pas s'être trouvé dans une telle situation. La dernière chose dont elle se souvenait, c'était de cette émotion : la colère. Une colère fort et sans limites. C'était la colère de cet homme, celle qui ne le quittait sans doute jamais.
 
Elle fut d'abord choqué par ce trop pleins d'émotions impossibles à gérer, puis soulagé. La veille, elle avait espéré de tout son coeur que quelqu'un viendrait l'aider. Et elle s'était réveillé dans un lit tout à fait confortable, dans la chambre de l'homme qui avait sans aucun doute fait regretté le garçon de la veille. Il avait pensé à prendre son t-shirt, l'avait ramené ici sans appeler la police, ce qui lui avait évité un retour certain à l'hopital. Et plus encore, il n'avait pas dormit à ses côtés.
 
Elle lui devait des excuses, elle lui devait des remerciements. Car sans lui, elle serait sans doute nue dans un parc à l'heure qu'il était, ou au comissariat. Elle était saine et sauve. En sécurité.
 
Elle ne pu s'empêcher de rougir et relacha tous ses muscles pour faire comprendre à l'homme qu'elle ne frapperait plus. Elle baissa la tête le temps que ses joues cessent de s'enflammer ainsi, puis elle leva les yeux vers lui. Il était plus grand qu'elle, mais ne l'était pas excessivement. Son t-shirt qui faisait ressortir des muscles saillants, lui allait à merveille. Il n'avait pas dû avoir beaucoup de mal à la sortir du pétrin dans lequel elle s'était fourré la veille. Un drole de tatouage ornait son coude. Il avait une crète rouge et des cheveux rasés de chaque côté. Son visage pâle faisait ressortir ses yeux bleus. Il était beau, dans son genre. La mère de Rose n'avait jamais cessé de lui répéter, tout au long de son enfance :
 
"Tu peux trouver un beau garçon très attirant. Mais tu ne tombera jamais amoureuse de quelqu'un qui te parait parfait. Parce que la perfection n'a jamais ce petit défaut absolument craquant qui te permettra d'aimer une personne tout au long de ta vie."
 
Et elle comprit, à cet instant précis que Kate avait raison. Ce côté bad boy, malgré le dégout de Rose pour la violence, était absolument craquant. Son piercing à la lèvre, ses cicatrices, ses cernes... Elle fronça légèrement les sourcils, se forçant à sourire.
 
- Désolé. Enfin... De t'avoir réveillé.. Euh comme je l'ai fait. C'était pas correct. Alors je crois que je devrais plutôt te dire merci. Donc Merci... Beaucoup. Je... J'aurais vraiment dû faire attention à mon verre, mais tu sais, j'aurais très bien pû me débrouiller toute seule hein.
 
"Menteuse", elle pensa. Mais devant un garçon aussi intimidant, elle n'avait aucune envie de passer pour une fille faible. Alors pour ne pas qu'il puisse cerner son doute, elle lacha rapidement et de façon maladroite :
 
- Je m'appelle Sam. Merci pour ta veste et aussi pour mon t-shirt. Et pour le lit, et pour la bassine. Enfin bref, pour tout quoi.
 
Elle aurait voulu lui demander s'il était possible d'aller prendre une douche, mais elle ne le fit pas. Après tout ce qu'elle venait de vivre, elle préférait ne pas trop tenter le diable. De toute manière, dès qu'il sentirait cette horrible odeur de vomit, il lui demanderait sans doute d'aller laver la bassine, mais alors qu'elle l'observait, elle se dit qu'elle aurait préféré qu'il ne la sente pas. Après tout, il était joli garçon et... Il n'y avait pas plus tue l'amour qu'une sale odeur d'alcool de de vomit dès la première rencontre ! Sa pensée la fit sourire intérieurement. Décidement, elle avait vraiment tout de sa mère adoptive.

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Joke-Alan Varlek
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Mar 25 Juin - 10:48

Je la laisse réfléchir, être seule avec ses pensées. D'un côté je me dis que je n'aurai pas dû être aussi direct. Mais bon, je suis comme cela, je ne peux pas me changer. Je la sens se relâcher entre mes mains, comme une poupée de chiffon. D'accord, le message est passé. Lentement, mon étreinte disparait mais je ne la lâche pas du regard. On ne sait jamais. D'ailleurs elle aussi le me quitte pas des yeux. Pourquoi? Je souris à la vue des rougeurs qui viennent lui colorer ses joues. Oui c'est mieux cela que la haine qui l'habitait quelques instants plutôt. Si elle voulait vraiment s'énerver que quelqu'un j'aurai ramener l'autre...    
Je quitte mes pensées pour écouter ses paroles. Que je préfère à son cri qui m'a sorti de mon sommeil:

- Désolé. Enfin... De t'avoir réveillé.. Euh comme je l'ai fait. C'était pas correct. Alors je crois que je devrais plutôt te dire merci. Donc Merci... Beaucoup. Je... J'aurais vraiment dû faire attention à mon verre, mais tu sais, j'aurais très bien pû me débrouiller toute seule hein. Je m'appelle Sam. Merci pour ta veste et aussi pour mon t-shirt. Et pour le lit, et pour la bassine. Enfin bref, pour tout quoi.

Ah merci je ne suis plus détester! Car vraiment au début j'ai vraiment cru qu'elle y croirait pas. Pas que je lui est menti, mais juste du faite que quand on a un vide dans la tête, et ben.. On a tendance à croire que ce qu'on voit. 

 -Ben de rien, c'est normal. Pour le verre si cela peut te rassurer , n'importe qui serait tomber dans le panneau. Tu peux pas prévoir. Et je ne doute absolument pas que tu aurai pu te débarrasser de cet homme. C'est pour cela que j'ai hésiter à venir t'aider..

Un peu d'ironie ne fait pas de mal. J'espère du moins qu'elle ne le prendra pas mal. Je me mets à l'observer, puis un sourire en coin vient étirer mes lèvres alors que je vais croiser mes bras sur mon torse. Je reprends, presque sérieux.

-Et tu sais pas que je te trouve lourde ou pas jolie  Sam mais si tu veux tu peux aller prendre une douche. La dernière porte dans le seul couloir. Personnellement j'aime bien en  prendre une pour m'éclaircir les idées après une soirée arrosée. Pendant ce temps je préparerai le petit-déj', si tu as faim. Et moi tu peux m'appeler Joke. Ou Alan.

J'avais hésité pour mon prénom. Depuis peu je me posai des questions sur le gang. Il y avait eu trop de complications lors de mes livraisons ces derniers temps...
Tout le monde avait souvent cette envie en sortant du lit. Surtout que je doute pas que une nausée la secouée quand elle s'est réveillée. C'es bien d'un côté car le reste de la drogue est partie. J'aurai peut être dû faire ça hier soir... on avait toujours pas bouger depuis que je l'avais stoppé. Cela veut dire que elle n'a pas enfiler son t-shirt, et on est a seulement quelques centimètres de l'un de l'autre. Comment allait-elle réagir?
 
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Rose Samuels
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Mer 26 Juin - 2:33

Sensibilité
 

 
En temps normal, Rose aurait sans doute pensé que son humour était à revoir, pourtant cette fois ci, elle ne pu s'empêcher de sourire. Non pas parce qu'il était amusant, mais parce qu'elle se rendait compte qu'il l'aurait aidé, même si ça avait été une situation bien plus délicate. Son ironie, son sourire en coin... Derrière ses cicatrices et ses réactions de "bad boy", il avait plutôt l'air de toujours prendre le parti des minorités. Et c'était sans doute ce qui plaisait à la jeune fille. Ce côté protecteur, tout en ayant l'air d'attirer les ennuis.
 
Il avait peut-être raison, elle n'avait pas pu empêché le garçon de mettre quelque chose dans son verre, toutefois elle savait pertinemment qu'elle n'avait pas été prudente. Elle savait très bien que le monde dans lequel elle se trouvait était pratiquement inconnu. La seule chose dont elle était sûre, c'était que le danger se trouvait partout, à chaque coin de rue. Elle en avait eu la preuve la veille et heureusement, elle était sauvé. Mais elle n'oubliait pas qu'il n'y aurait pas toujours des personnes sensés pour venir à son secour.
 
Rose regarda le jeune homme croiser les bras sur son torse. Elle avait toujours été très observatrice et elle avait conscience que ça ne plaisait pas à tout le monde d'être sans cesse épié, alors elle faisait attention... En général. Mais lui, il l'intriguait. Son sourire en coin, ses yeux... Il la perçait à jours sans problèmes et elle aurait voulu qu'il comprenne qu'elle lisait en lui bien plus facilement que lui en elle. C'était son seul atout : elle comprenait ses intention rien qu'en écoutant ses émotions jaillir hors de lui.
 
Elle avait l'impression de percevoir les émotions du jeune homme de façon bien plus claire que celles qu'elle avait entendus jusqu'à aujourd'hui. Toutes ses sensations lui étaient familières et elle savait que malgré ses airs de gros dur, il n'était pas si différent d'elle. Parce que si elle le cernait si facilement, c'était parce que les émotions qu'il ressentait, elle les connaissait par coeur : c'était les siennes.
 
-Et tu sais pas que je te trouve lourde ou pas jolie  Sam mais si tu veux tu peux aller prendre une douche. La dernière porte dans le seul couloir. Personnellement j'aime bien en  prendre une pour m'éclaircir les idées après une soirée arrosée. Pendant ce temps je préparerai le petit-déj', si tu as faim. Et moi tu peux m'appeler Joke. Ou Alan.
 
Elle sourit. Il avait l'air de lire dans ses pensées, il avait deux noms... Elle fut tenter de donner son premier nom aussi, voulu se retenir et en un instant c'était trop tard, elle l'avait dit :
 
- Tu peux m'appeller Rose si tu préfère.
 
Elle aurait vraiment dû garder le silence. Mais après tout, il lui avait sauvé la vie. Il n'avait pas l'air de se douter qu'elle était recherché. Après quelques secondes d'anxiété intense, elle se détendit et continua :
 
- Euh oui, j'ai faim. Merci. Et pour la douche aussi.
 
Elle ne comptait plus le nombre de fois ou elle l'avait remercié, mais après tout ce qu'il avait fait et faisait encore pour elle, elle lui devait bien cela. Son regard glissa sur elle un court instant, elle guetta ses émotions et comprit sans difficulté qu'il pensait au t-shirt qu'elle avait encore dans la main. Elle le porta rapidement à sa poitrine, lui jeta un dernier regard, puis contourna le lit. Elle ramassa la bassine, repassa devant lui sans oser le regarder.
 
La jeune fille s'engouffra dans le couloir, entra dans la salle de bain et s'enferma. Elle lava rapidement la bassine.
 
Depuis qu'elle détenait le pouvoir d'entendre les émotions des hommes, depuis que l'Autre le lui avait offert, elle avait apprit à gérer ses émotions. C'était quelque chose de difficile, mais elle s'en sortait de mieux en mieux. Cette fois ci, elle avait réussit un exploit...
 
Elle se deshabilla rapidement, entra dans la douche et alluma l'eau. Puis, elle se laissa aller, elle pleura sans se retenir jusqu'à ce qu'elle parvienne à sa calmer. Gérer à la fois ses émotions et celles des autres était parfois impossible. Elle finissait toujours par les exterioriser et elle n'aimait pas qu'on l'observe lorsqu'elle était à bout de nerfs.
 
L'eau, bouillante, la purifia rapidement. Elle empreinta le gel douche qui trainait sur le côté. Quand elle eu finit, elle se demanda quelle serviette elle pouvait empreinter et n'osant pas en prendre une neuve dans le placard, elle se servit de celle qui semblait avoir été déjà utilisée. Elle se rhabilla rapidement. Puis, elle essuya la buée du miroir et s'observa longuement. Elle avait l'air épuisé. Son visage était excessivement blanc, son maquillage de la veille avait coulé. Elle s'essuya rapidement, puis décida qu'elle ne devait plus s'attarder. Plus elle s'observait, plus elle se demandait comment elle oserait ressortir sans avoir honte de se montrer. Mais cette pensée la fit sourire : la, elle avait l'air d'une fille tout à fait normale ! Elle se sourit dans le miroir, vérifia une dernière fois que ses yeux n'étaient plus humides et sortit.
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Joke-Alan Varlek
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Mer 26 Juin - 10:00

Elle hésite à dire quelque chose, mais pas longtemps.

- Tu peux m'appeler Rose si tu préfère. Euh oui, j'ai faim. Merci. Et pour la douche aussi.

Je souris en réponse. Vu ma vie, autant aider un minimum. Je ne la quitte pas du regard, jusqu'à ce qu'elle quitte la pièce. Pourquoi? Je ne sais pas moi même. Je renverse la tête en arrière, restant encore un moment allongé.
Rose... Elle a tant hésité avant de me le dire, cela se lisait dans ses yeux. Mais pourquoi? Ce que je suis sur c'est que cela doit être son vrai nom. Un peu comme moi.. Mais pourquoi elle? En fugue? Surement. D'autres questions viennent envahirent mon cerveau mais je les repousse en me levant. Le petit déjeuner ne va pas se préparer tout seul. Et cela me permettra de tenir mon esprit occupé.

Je farfouille dans les étagères, alors que le murmure de la douche me parvient. Maintenant je pense savoir pourquoi cette fille aux yeux de charbons ne me parait pas comme les autres. Pas que je considère mes connaissances comme fades, mais juste que Rose a un truc qui me touche. Cette force qui la fait bouger, qui la soutient. Mais en même temps, quand je la regarde c'est comme si j'avais l'impression qu'elle allait s'écrouler.
Rose.. Cela lui allait bien. Un fleur c'est fragile, dépendant du soleil, de la pluie. En danger à cause de ce qui l'entoure. Mais une rose a aussi des épines. Lui procurant une protection en plus. Même si ce n'est pas des plus efficace.

Je regarde globalement la table. Je pense qu'il y a tous. Je tends de nouveau l'oreille vers la douche. Elle ne semble pas avoir fini. Donc fouillant dans la poche de mon blouson, j'y sors mon paquet de friandise. Posant le paquet dans un coin, j'allume la cigarette que tiennent mes lèvres. Sauf que du coin de l'œil, alors que la flamme va pour lécher le tabac, je vois Rose se tenir dans le début de la cuisine.
Dans un claquement, j'éteints la flamme et pose le tout vers le paquet.

-Assis toi, et prends ce qu'il te plait.

Ceci dit, je m'assois attendant qu'elle se soit installer. Alors qu'elle s'assoit, je l'observe. Elle a meilleur mine. La douche: rien de mieux! Mais la fragilité est toujours là..

Spoiler:
 
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Rose Samuels
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Jeu 27 Juin - 0:48

Rose entra dans la cuisine. L'odeur, familière, lui parvint et ses yeux tombèrent sur la cigarette que l'homme tenait entre les doigts. Elle le regarda, intriguée. Elle s'était toujours demandé pourquoi certaines personnes fumaient et pas d'autres. C'était l'une des questions qu'elle n'avait jamais posé malgré le nombre incalculable de fois ou elle y avait pensé.
 
L'homme se rendit compte qu'elle était la, se redressa aussitôt et eteignit sa cigarette. Il avait peut-être peur de ne pas paraitre présentable, pourtant Rose ne percevait pas ce sentiment. Et il était très présentable. C'était le genre de personne à la fois inquiétante et mystérieuse. Mais après tout, tous les mystérieux étaient inquiétants.
 
-Assis toi, et prends ce qu'il te plait.
 
Elle se força à sourire, tira la chaise et s'assit. Son regard sur elle était pesant. Elle garda les yeux rivés sur la table et ne pu s'empêcher de se jeter sur le nutella. Elle n'était pas le genre de fille à manger de la salade verte à partir du moment ou un garçon s'asseyait à la table. En réalité, elle n'avait pas eu le temps de saisir tous les codes qu'une jeune fille découvrait de ses 13 ans à ses 16 ans. Elle n'avait pas pour habitude de vouloir être quelqu'un d'autre, ni même de paraitre autrement que comme elle était vraiment. Ses parents avaient insisté tout au long de son enfance pour qu'elle ait confiance en elle et qu'elle fasse les choses à sa manière. Ils disaient souvent que quand il ne nous restait plus rien, on avait toujours la possibilité de nous accrocher à notre identité afin de rester fier. Intérieurement, la jeune fille était donc toujours resté Rose Samuels. Ce nom la était très souvent associé à la folie pour les médecins. Pour elle, il était encore le nom de la gamine, petit prodige et orpheline. Certes, ajourd'hui, elle était presque une femme. Mais elle n'avait pas l'impression d'avoir changé.
 
Elle tenta vainement d'oublier le garçon qui l'observait sans bruit, alors qu'elle coupait un morceau de brioche. Finalement, trop gêné...
 
- Euh... Tu mange pas ? Ben parce que si tu vas rester la à me regarder j'vais surement pas tarder à préférer aller manger dans la salle de bain...
 
Sa réplique n'avait rien de blessante, ni de méchante. Elle avait seulement souhaité faire remarquer que son attention paraissait plutôt bizarre. Mais pour ne pas le laisser sur un malentendu, elle releva les yeux et lui sourit. Le genre de sourire franc et communicatif qui dit "je t'apprécie alors sache que ma réplique n'a rien de blessante".
 
Elle croisa son regard et alors elle comprit ce qui lui plaisait tant chez lui.
 
 
¤ ¤ ¤
 
 
Le vieil homme s'était approché doucement et avait demandé à Rose ce qu'elle attendait et lui dit qu'il pouvait la ramener chez elle si elle voulait. Rose avait presque 7 ans et "le vieil homme" n'avait en fait que la quarantaine. Will était alors sortit en trombe de la mairie et avait crié :
 
- Rose ! Je t'avais dit de ne pas sortir ! Tu m'as fait une peur bleue.
 
Rose voulu se justifier, mais elle n'en eu pas le temps, déjà les yeux de son père s'étaient posé sur l'homme. Menaçant. Le vieil homme se tourna et voulu partir, mais la main de Will s'était déjà posé sur son épaule. Et il murmurait à son oreille :
 
- Je te conseil pas de t'approcher encore une fois de ma fille. Tu as déjà la chance qu'elle me regarde et que je sois obligé de donner l'exemple.
 
Will se tourna vers sa fille. Rose lui prit la main. L'homme s'éloigna.
 
- Tu le connais le monsieur papa ?
 
- Non, Rose.
 
La petite fille leva les yeux vers son père et le vit. LE regard. Celui qu'elle aimait tant.
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Joke-Alan Varlek
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Mar 30 Juil - 23:16

- Euh... Tu mange pas ? Ben parce que si tu vas rester la à me regarder j'vais surement pas tarder à préférer aller manger dans la salle de bain...

Je me passe un instant les mains sur le visage. Pourquoi je suis comme cela. Elle va me prendre pour un taré, ou du moins se poser des questions. Je n'ai pas pu m’empêcher de l'observer, cherchant à en savoir plus sur elle. Car malgré les premières apparences, on ne sait jamais. Mais le naturel qu'elle a, l’absence de faux-semblant me charme tout de suite. Aujourd'hui c'est si rare de rencontrer des gens qui n'offre pas une image. Différente de la véritable. Je sens me corps se détendre alors que je tire la chaise se trouvant vers un mur. Habitude que j'ai prise. La partie de cette personnalité est le seul facteur de cette tranquillité. Je suis tellement à cran en ce moment, j'espère que ce n'est pas une des  tueurs qui fleurissent de partout ces derniers temps. Depuis ma rencontre avec Avi'.

-Oui oui, et puis de toute façon si tu te sauve je te ramènerai de force. J'ai n'est que rarement des rencontre aussi agréable et calme..

Du moins cette partie. J'ai parlé avec le sourire, tout en me servant dans une tasse du lait chaud. Puis je me mets plusieurs cuillerées de cacao en poudre. Maintenant que j'y pense je suis vraiment un gamin par moment... J'aime mettre pas mal de chocolat dans mon lait. Peut être trop pour certain.. Après avoir pris une gorgée je lève de nouveau les yeux vers Rose. Dans ses yeux, je vois qu'elle vient de loin. Du pays de souvenirs.. Mais elle a repris contact avec la réalité.

-Alors? Tu habite ici?
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Mer 31 Juil - 2:12


Mystère
 
 
 
Rose se raidit. Elle leva les yeux vers lui et croisa son regard le temps d'une seconde. Elle préféra se tourner vers sa tartine de nutella plutôt que d'affronter son visage qui lui semblait si dur... Qu'avait-il vécu pour avoir l'air à ce point torturé ? A ce point méfiant ? A ce point... Mauvais ? "Si tu te sauve je te ramènerai de force." La phrase du garçon raisonna en elle, lui tirant un violent frisson qui remonta le long de son échine. Elle fronça les sourcils et alors qu'elle se mettait réellement à le croire, son regard s'attarda sur la tartine, parcouru la table rapidement et s'arrêta sur les lèvres du jeune homme. Le léger sourire qu'il avait au coin des lèvres était des plus sincère. Puis, pour se rassurer, elle laissa les sentiments du garçon la submerger. Elle n'aimait pas spécialement "espionner" l'esprit des gens qui l'entourraient. Les premières semaines qu'elles avaient dû passer avec son don, elle aurait tout fait pour que tout s'éteigne et qu'il ne reste que ses propres émotions. Quand il y en avait trop, elle oubliait ce qu'elle même ressentait et se laisser aller à la tristesse des autres. Mais la, il n'y avait que les émotions du jeune homme. Elle ressentit sa curiosité, une curiosité qui la consernait, ce qui la bouleversa un temps soit peu... Sachant qu'elle ne pouvait pas empêcher les émotions qu'elle lisait de se peindre sur son visage, elle rejeta les sentiments du garçons de son esprit.


Il avait bel et bien l'air amusé par sa tirade. Rose laissa échapper un soupire de soulagement. L'ironie ne lui était pas inconnue. Elle avait croisé cette expression plus d'une fois dans sa vie, mais parfois, les apparences étaient trompeuses. Rose prit alors la peine de s'attarder sur la dernière phrase qu'il avait prononcé et alors, lui offrit son plus beau sourire. Une partie d'elle même se demandait s'il n'essayait pas de la rouler dans la farine. Mais cette partie la était étouffée par l'attirance qu'il exerçait sur elle. Elle ne devait pas être la première fille à tomber sous son charme. Son côté mystérieux attisait sa curiosité et lui donnait envie de lever les yeux vers lui et de deviner qui il était vraiment.
 
Elle ne le comprenait pas. Elle n'arrivait pas à le cerner et c'était sans aucun doute ce qui le rendait aussi interessant. Il n'avait pas l'air net, pourtant Rose avait enfin comprit qu'il ne fallait pas se fier à son apparence. Parce qu'il l'avait sortit d'un sal pétrin. Parce qu'il avait ce regard, le regard d'un homme qui savait ce qu'il faisait. Il avait le regard de William.
 
Elle le regarda mettre du chocolat dans son lait et prendre place doucement, puis se souvint de sa propre réaction un peu plus tôt. Elle cessa alors de l'observer comme s'il était une bête de foire...
 
-Alors? Tu habite ici?
 
Elle aurait dû manger sa tartine plus tôt, au lieu de prendre son temps et de la regarder... Parce qu'elle la laissa échapper et le morceau de pain tomba à plat sur la table, du côté ou elle avait prit le temps de tartiner une couche assez impressionnante de nutella. Elle ne dit rien, elle se contenta de porter une tremblante à sa tempe en cherchant desesperement quelque chose à répondre. Elle aurait pu mentir et lui dire oui. Elle aurait pu lui mentir et lui dire non. Elle aurait dû s'inventer une nouvelle vie, une nouvelle adresse. Mais les yeux du type qui la sondait et son envie d'en savoir plus à propos de lui la poussa à dire la vérité. Elle aurait été déçue qu'il lui mente. Et elle n'était pas une bonne menteuse. Il aurait comprit et même s'il n'aurait sans doute pas insisté, elle se serait sentit coupable après ce qu'il avait fait pour elle...
 
- Je... Je vis un peu partout et un peu nul part à la fois. J'aime pas rester toujours au même endroit. Euh... J'suis désolé pour la tartine, j'vais nettoyer. Et... Toi, alors ? Pourquoi t'es la ? 
 
La vérité, la vraie, c'était qu'elle aurait tant aimer arrêter de fuir. Se poser quelques part et pouvoir dormir, se reposer, et pourquoi pas s'ennuyer de temps en temps. Mais voilà... Elle ne pouvait pas lui donner l'entière vérité. Après tout ce qu'elle lui avait dit, elle serait sans doute obligé de partir au plus vite, car il en savait déjà trop sur elle.
 
Rose se leva, ramassa sa tartine et le reposa sur la table, du côté ou il n'y avait pas de nutella et se dirigea vers l'évier afin de prendre une éponge. Elle eu beau scruter lévier du regard et les alentours, elle fut incapable de trouver la moindre éponge. Elle sentit le rouge lui monter aux joues. Trop enrobé dans sa timidité, elle n'osa pas demander...
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Joke-Alan Varlek
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Ven 2 Aoû - 19:36

Le bord du bol toujours posé sur mes lèvres je regarde sa réaction. Et elle me fait mal au cœur. La tartine lui échappe des doigts. Et la main qu'elle porte vers son visage tremble, et ses yeux s'assombrissent cherchant autour d'elle comme pour trouver une réponse? Là j'aimerai bien lui dire que ce n'est pas grave, elle n'est pas obligée de me répondre, car chacun on leur secret. Mais j'aimerai bien savoir, et puis cette question pourra peut être me permettre de la la cerner plus.

- Je... Je vis un peu partout et un peu nul part à la fois. J'aime pas rester toujours au même endroit. Euh... J'suis désolé pour la tartine, j'vais nettoyer. Et... Toi, alors ? Pourquoi t'es la ?

Je pose le bol sur la table, coulant aller réparer la bêtise, mais déjà elle a remis sa tartine du côté qui ne tachera plus le bois et se lève. Mais arrivée devant l'évier, elle reste sans bouger. Je jette un discret coup d'oeil. Ah oui, l'éponge est rangée.

Et bien, je suis là pour une course. C'est mon boss qui m'a envoyé ici. De l'argent à recupérer...

Je ne sais pas si elle va comprendre toute seule, mais j'ai déjà donné un piste. A voir si elle va prendre peur. Je repousse la chaise et m'approche de Rose, avec des mouvements lents je la pousse doucement et m'accroupis devant les placards. Je les ouvre et y sort l'éponge que je dépose dans sa main. Avant de lui laisser un peu plus de place je murmure:

-Je suis désolé si je t'ai posé une mauvaise question. Mais merci pour ta franchise.
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Sam 3 Aoû - 1:19

Franchise


Le garçon se leva et posa une main sur son épaule pour l'écarter de devant le placard. Son geste était doux, mais tout de même surprenant, si bien que Rose sursauta légèrement. Elle se demanda un instant depuis combien de temps elle n'avait pas eu ce genre de contact physique simple et rassurant. Ses souvenirs revinrent sur la soirée de la veille, mais elle ne pu se rappeler de rien de semblable à une main posé sur une épaule. Puis, elle pensa à Kane. Aussitôt, elle balaya la vague de souvenirs agréable qui lui venait et baissa les yeux vers le jeune homme accroupit près de son placard.

- Et bien, je suis là pour une course. C'est mon boss qui m'a envoyé ici. De l'argent à recupérer...

Rose ouvrit la bouche mais ne pu prononcer le moindre mot. Le garçon devait avoir on ne sait quel Job illicite, et elle ne pouvait se permettre de s'attirer à nouveau des ennuis. Il se leva, lui remit l'éponge qu'elle observa un instant, ne sachant plus quoi dire ou quoi penser.

-Je suis désolé si je t'ai posé une mauvaise question. Mais merci pour ta franchise.

Rose entendit à peine le garçon. Déjà, elle levait les yeux vers lui et sondait ses émotions. Une vague de vérité l'enveloppa, une vague de franchise dévastatrice qu'elle ne pu arrêter. Cette fois ci, elle se laissa happer par les sentiments de ce drôle de jeune homme et sentit petit à petit leur différences se dissiper. Il disait la vérité, malgré le danger. Malgré les ennuis. Malgré tout, il était sincère. Et elle ne pouvait pas lui mentir plus longtemps. C'était contraire à ses valeurs... Elle serra l'éponge pour calmer ses tremblements qui lui venaient de son passé de folle, et plongea de nouveau son regard dans les yeux du garçon.

- Officiellement, mon nom, c'est Rose Samuels. Et moi aussi je suis ici pour une course, mais pas le même genre de course que toi. Moi, c'est une course contre la montre et jusqu'à maintenant, j'ai été plus maligne que ceux qui me cherchent. Tu as sans doute entendu parler de moi, mais quoi qu'on en dise... Je suis pas aussi folle que tout le monde le dit. Maintenant, je sais que je peux avoir confiance, parce que quoi que tu dise, tu te feras attraper par les autorités autant que moi si tu les préviens. Ils auront deux hors la loi pour le prix d'un.

Rose avait chuchoté. Avant même de lire la réaction du garçon dans ses yeux, elle se tourna et essuya la table. Elle sentait ses joues virer au rouge, et elle ne voulait pas qu'il la voit aussi gênée. Elle ne voulait pas qu'il la juge, encore moins qu'il s'imagine qu'elle était dangereuse, puisqu'elle ne l'était pas. Son seul crime était d'avoir fuit sa seule maison : un hôpital dans lequel elle était restée prisonnière durant des années. Son seul crime, était d'avoir voulu crier vengeance. Bien sûr, ce crime la n'avait rien de sage, mais jusqu'à présent, elle était tombée amoureuse de sa vengeance. Amoureuse d'un métamorphe qu'elle avait eu pour mission de tuer. Elle savait qu'elle devait se reprendre, pourtant elle n'était jamais plus tomber sur un autre membre des familles. Elle était trop occupé à fuir pour les chercher. Et surtout, elle était trop humaine pour tuer...

Et soudain, elle les sentit. Les émotions du jeune homme.
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Dim 4 Aoû - 0:22

Sa main se referme autour de l'éponge, mais je vois quand même les tremblements qui secoue son bras. Puis elle chuchote, ses yeux plongés dans les miens:

-Officiellement, mon nom, c'est Rose Samuels. Et moi aussi je suis ici pour une course, mais pas le même genre de course que toi. Moi, c'est une course contre la montre et jusqu'à maintenant, j'ai été plus maligne que ceux qui me cherchent. Tu as sans doute entendu parler de moi, mais quoi qu'on en dise... Je suis pas aussi folle que tout le monde le dit. Maintenant, je sais que je peux avoir confiance, parce que quoi que tu dise, tu te feras attraper par les autorités autant que moi si tu les préviens. Ils auront deux hors la loi pour le prix d'un.

Je n'ai pas le temps de répliquer que elle a déjà détourner le regard, se mettant à nettoyer la table. Je l'observe un moment s'activer, puis soupir. Presque inconsciemment ma main attrape le paquet de cigarette, où j'en sort une. Un claquement plus tard, la voilà qui brûle à mes lèvres. J'esquisse un sourire d'excuse à la jeune fille, puis va m'installer dans un canapé, le salon pas trop éloigné de la cuisine. J'avais besoin de mettre en place mes idées avant de répondre à la jeune fille.

Personnellement il ne me semble même pas que j'ai entendu parlé d'une folle se balader en liberté dans la ville. Mon regard retourne malgré moi vers Rose. Elle n'a pas l'air d'une échappée d'asile. Bon d'accord, une lumière inhabituelle brille au fond de ses yeux, mais pour moi c'est ceci qui la rend si particulière.
Puis une bouffée de colère me prend. Je n'étais jamais rentré dans un asile, mais je ne doute pas que les rumeurs qui courent dessus sont toutes fausses. Je trouve ceci totalement anormal d'enfermer les gens comme des animaux juste parce que ils ne répondent pas aux attentes demandées par les gens dit "normaux". Qu'on les bourre de médicaments pour qu'ils se tiennent tranquille.

Mon regard retourne vers le mur devant moi, simple espace blanc cassé. Anonyme. Du bout des lèvres je laisse la fumée s'échapper paresseusement de mes lèvres. Puis dit:

-Tu sais je viens de la fin fond de la Russie. Et lorsque je suis arrivé ici j'ai peu être entendu parlé d'une folle qui s'est sauvée.. Mais franchement ça ne m'a pas marqué. Hier tout ce que j'ai vu c'est une fille droguée qui était en difficulté. Un fille qui m'a semblé normale. Après tout, qu'est ce que c'est la normalité? Et ce que enfermer les gens et les bourrer de médoc' est ce que c'est humain?

Je prends une nouvelle bouffée de nicotine.
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Dim 4 Aoû - 4:17


Compréhension




Rose ne leva pas les yeux. Elle écouta les frottements de vêtements du jeune homme qui se rendait au salon, l'observa s'assoir sur le canapé, du coin des yeux. Il avait allumé une cigarette, mais n'avait pas l'air de prendre les choses à la légère. Ses sourcils étaient froncés et il semblait méditer, comme s'il réfléchissait à la meilleure réponse à donner à Rose.

La jeune fille resta un moment debout, penchée au dessus de la table, le regard perdu dans le vague. Elle la sentait... Cette incompréhension. Non pas de sa situation, mais des hommes en général. C'était une incompréhension globale du fonctionnement du monde. Un sentiment qu'elle sentait sans arrêt en elle, et qu'elle était rassurée de ressentir chez une autre personne.

Rose se dirigea vers l'évier et rinça l'éponge, avant de la reposer sur le bord. Alors, elle sentit que l'homme avait la réponse, alors elle se tourna vers lui. Il ne tarda pas...

-Tu sais je viens du fin fond de la Russie. Et lorsque je suis arrivé ici j'ai peut être entendu parler d'une folle qui s'est sauvée.. Mais franchement ça ne m'a pas marqué. Hier tout ce que j'ai vu c'est une fille droguée qui était en difficulté. Un fille qui m'a semblé normale. Après tout, qu'est ce que c'est la normalité? Et enfermer les gens et les bourrer de médoc' est ce que c'est humain?

Elle hocha la tête doucement et lui offrit un sourire. Mais elle était touchée et elle ne parvenait pas à le masquer. Une boule s'était formée dans sa gorge. Ses paupières étaient devenues roses et une veine traversait son front, bien visible. Elle se retenait tant bien que mal d'exploser en sanglot. Pourtant, elle n'était pas triste, loin de la. Juste touchée par la compassion de l'homme, touchée par l'attention et la compréhension dont il faisait preuve. Par ses mots et ses sentiments.

Elle s'approcha et alla s'appuyer contre le mur, à l'entrée du salon, croisant les bras sur sa poitrine.

-La normalité, c'est qu'un mot. Mais c'est un mot humain. On dit que c'est la capacité à avoir de la compassion. Si on se fit à cette définition, t'es bien le seul à être humain.

Elle inspira profondément. Elle n'avait pas finit. Elle s'était trop longtemps tut. Aujourd'hui, elle devait parler...

- Je crois que les hommes ont peur d'avoir peur. Alors ils enferment les gens peureux, les gens comme moi. Les médicaments qu'ils nous donnent nous rendent moins conscient et nous cessons d'avoir peur. Le garçon de hier soir... Celui qui...


Rose regarda le sol, elle sentait le sang lui monter aux joues. Se sentant terriblement mal, elle préféra ne pas continuer sa phrase.

- Euh... Le garçon, il m'a drogué pour les mêmes raisons que les infirmières : pour que je réagisse moins à la réalité. Elle doit vraiment pas être belle la réalité pour que tout le monde essaient de me la cacher...

Sa voix se brisa sur les derniers mots et elle refoula la larmes qui lui montaient aux yeux et l'empêchaient de voir nettement le jeune homme.
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Dim 4 Aoû - 17:44

Je décide de me tourner vers Rose, pour voir sa réaction. Un sourire vient étirer ses lèvres. Malgré ses efforts, je vois bien que ses mots ont touché juste. Je n'en tire pas un sentiment de victoire, juste le contentement de voir que je lui offre des mots qu'elle n'avait pas entendu depuis longtemps. Ou qu'elle attendait. Sans faire de bruit, elle s’approche. Restant debout, elle s'appuie sur le mur proche su début du salon. Les bras croisés sur sa poitrine, sa voix s'élève de nouveau:

-La normalité, c'est qu'un mot. Mais c'est un mot humain. On dit que c'est la capacité à avoir de la compassion. Si on se fit à cette définition, t'es bien le seul à être humain. Une profonde inspiration, Je crois que les hommes ont peur d'avoir peur. Alors ils enferment les gens peureux, les gens comme moi. Les médicaments qu'ils nous donnent nous rendent moins conscient et nous cessons d'avoir peur. Le garçon de hier soir... Celui qui...

Elle ne peut pas aller plus loin. Ses mots se bloquent dans sa gorge, alors que ses yeux viennent contempler le sol. J'espère qu'elle ne va pas se laisser ralentir à cause de ce qu'il s'est passer hier soir. Ce serait dommage, je n'ai pas envie de voir dans ses yeux une peur en plus.. Finalement elle reprend, prenant d'autres mots.

- Euh... Le garçon, il m'a drogué pour les mêmes raisons que les infirmières : pour que je réagisse moins à la réalité. Elle doit vraiment pas être belle la réalité pour que tout le monde essaient de me la cacher...

La réalité.. Chose que j'ai été confronté trop tôt. Trop jeune, à un âge où j'aurai dû croire encore au Père Noël ou à d'autres futilités qui forment les joie de l'enfance... En quoi certains ont le droit à ces joies et d'autres non? Et depuis plusieurs semaines, les choses se sont précipitées me rappelant sans cesse que je suis différent..

-Il y a aussi que les hommes font des choses horribles lorsqu'ils ont peur.. Peur de ce qui est différent. Une nouvelle bouffée de cigarette, celle-ci me brûle le bout des doigts signifiant que c'est bientôt la fin. Je lève après avoir déposé dans un cendrier le reste. Je m'avance vers Rose, qui a encore la tête baissée. Délicatement, je me penche vers son oreille et murmure: Mais qu'est ce la réalité Rose? Pour certains des événements heureux, en continue. D'autres des enchaînements de malchances. Oui, la vie est bien dure, inégale. Je n'ai pas profité profiter longtemps de l'illusion de l'enfance. Mais malgré tout ce qui m'est arrivé je suis content, je n'ai aucun regret. Car cette malchance te fais aimer encore plus les personnes ou les événements que tu rencontres dans ta vie font office de lumière dans ta mémoire...

Je me redresse et commence à m'éloigner.

-Je vais me doucher. Fais comme chez toi.
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Rose Samuels
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Mar 6 Aoû - 23:06

Bonheur



Peur de ce qui est différent... Rose n'eut pas à réfléchir, car sa phrase sonnait juste. Elle n'arrivait pas à comprendre ce qu'il ressentait. Il éteignit sa cigarette, se leva et la regarda. Il avait l'air bouleversé, attendrit. Il semblait faire attention à chacune de ses paroles, comme s'il craignait de briser la jeune fille en milles morceaux, au moindre faux pas. Et Rose comprit enfin qu'il ne voulait que son bien et que jamais cet homme ne lui ferait le moindre mal.

Il avait la clé du bonheur et il lui offrait sur un plateau la capacité d'être heureuse. Pour certaines personnes, il était facile de savoir comment faire. Pour Rose, c'était plus dur car elle avait été heureuse et s'était contenté de ce qu'elle avait durant toute son enfance. Et puis un jour, tout était partit en fumé. Et elle se demandait si la vengeance était vraiment ce qui lui permettrait de s'en sortir. Et alors qu'elle se mettait à douter, elle repensa à la scène. Aux membres déchiquetés de ses parents, à l'odeur de sang et de poussière, de bois. A l'odeur de transpiration et à l'odeur de... Fauve. Et très vite, le désir de vengeance revint à la surface. Elle haïssait les familles au plus profond de son être et elle était bien décidé à leur montrer à tous qu'elle existait et qu'elle était très en colère.

Quand elle reprit pieds avec la réalité, il était la, tout près. Si près que Rose retint sa respiration et le rythme des battements de son cœur s’accéléra alors qu'elle aurait tant aimé le faire taire. Et puis le jeune homme murmura. Sa voix était un flot continue de paroles rassurantes, bienveillantes et sensibles. Il avait mit le doigt sur la faiblesse de Rose et doucement, il insistait.

Elle leva les yeux vers lui et son visage à quelques centimètres du sien, elle plongea son regard dans un univers bleu. Et puis avant qu'elle ait eu le temps de reprendre sa respiration, il s'écarta et dit :

- Je vais me doucher. Fais comme chez toi.

Elle le regarda sortir de la pièce, et écouta ses pas traverser le couloir et entrer dans la salle de bain. La porte se ferma et l'instant fut finit. Elle ferma les yeux, écouta ses émotions le temps de quelques secondes, puis les éteignit d'un clignement des yeux. Ses parents lui avaient toujours dit qu'espionner était aussi mal que mentir à quelqu'un qui avait confiance en nous. Parce que c'était entrer dans l'intimité des gens concerné et que cela pouvait faire beaucoup de mal.

Elle scruta la pièce du regard et ne trouvant rien d’intéressant à faire, elle attrapa la télécommande de la télévision qu'elle alluma. Les informations du matin affichèrent les visages de plusieurs personnes "disparues"  et Rose aperçut un visage qui lui était familier. Un regard qu'elle apercevait tous les matins au réveil, dans les vitres de chaque magasin et dans chaque miroir. Elle se dépêcha d'éteindre et essuya rageusement une larme qui lui avait échappé. Bien sur, ils avaient choisit une photo d'elle qui semblait la plus approprié pour représenter une folle. Elle devait absolument faire en sorte de ne pas ressembler à la photo. Elle se dirigea vers la fenêtre et se regarda rapidement. Elle rassembla ses cheveux en une longue couette et les attacha avec l'élastique qu'elle gardait toujours autour de son poignet. Ses cheveux ainsi noué laissaient apparaitre de petites oreilles légèrement décollés qui ne se voyaient pas sur la photo. Elle avait l'air moins jolie, mais plus amusante. Elle avait l'air différente...

Elle sortit de la pièce, traversa le couloir et ouvrit la porte d'entrée. Elle avait besoin d'air. Elle referma doucement derrière elle et dévala les escaliers jusqu'au rez de chaussé. En arrivant à l'entrée, le réceptionniste lui offrit le speech habituel qu'il devait dire à chaque fois qu'un client sortait. "Au revoir et à bientôt madame, passez une bonne journée." Elle se tourna vers le comptoir et lui offrit son plus beau sourire avant de dire "Je ne devrais pas tarder à remonter, mais merci !"

L'air fraichement matinal lui mordit les joues. Elle s'était attendue à ce que le village soit minuscule et dénué de tout magasin, mais il était bien plus grand qu'elle ne l'avait pensé. La rue principale accueillait un magasin de vêtements et de chaussures, une boulangerie et une charcuterie. La jeune fille mit les mains dans ses poches et en sortit quelques billets. Il ne lui restait quasiment rien. La femme qui était venue la sortir de l’hôpital et qui l'avait amenée jusqu'à l'Autre lui avait confié une carte de crédit et lui avait dit qu'elle l'alimenterait chaque mois, mais elle n'avait rien reçue ce mois-ci et attendait désespérément que l'argent apparaisse miraculeusement sur son compte. Bref, elle n'avait même pas de quoi se payer une nuit à l’hôtel. Joke était décidément devenu sa bouée de sauvetage, mais elle savait pertinemment qu'elle ne le connaissait pas assez pour abuser de son temps et de son argent.

Elle croisa la route d'une bande de jeune qui devaient tous avoir son age et quand elle leva les yeux vers eux, elle tomba sur un visage connu. C'était l'un de ceux qui était avec le garçon de la veille quand elle était sortie du train le matin même. Ils étaient nombreux, mais elle se souvenait de celui la car il restait légèrement en retrait, comme s'il était timide. Rose s'arrêta net. Elle se demanda ou étaient les autres, mais n'eut pas le courage de regarder les filles qui se trouvaient la.

Peu rassurée, elle fit demi tour. Dans son dos, une fille lacha :

- Regardez, cette folle elle fait demi tour comme si elle avait vu un fantôme.

Rose s'arrêta à nouveau. Elle sentait la colère monter à une vitesse hallucinante et elle ne parvenait pas à l'arrêter. Ils étaient trop nombreux pour qu'elle s'en prenne à qui que ce soit. Et il n'y aurait sans doute personne pour la tirer du pétrin si elle décidait de répondre. Elle avala difficilement sa salive et quand la colère se mit à bouillir en elle, elle explosa.

- Tes jugements, on s'en passera.

Elle s'était retournée et elle faisait à présent face à la fille. Celle-ci était excessivement maquillée et avait cet air de dédain sur le visage. Cette méchanceté gratuite, Rose ne la supportait plus. Peut-être que la fille avait peur d'elle, peut-être qu'elle voyait Rose comme quelqu'un capable de rivaliser avec elle. Et bien malheureusement pour elle, la jeune fille n'avait aucunement peur d'elle, ni de sa réplique. La seule chose dont elle avait peur à présent, c'était des garçons de la veille. Toutefois, la colère aveuglait et cette peur la devenait insignifiante à côté. Les émotions de la fille jaillissait hors d'elle. L'incompréhension, la surprise... Mais aucunes ne s'affichait sur son visage. Elle continuait de mépriser Rose du regard, comme si elle parviendrait à la faire changer d'avis de cette façon la.

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Joke-Alan Varlek
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Mer 7 Aoû - 6:19

Lorsque je suis rentré dans la douche, le brouhaha m'a indiqué que Rose a finalement décidé d'allumer la télé. Je lève la tête vers la pomme, celle-ci se déverse. Glaciale. J'en ai besoin pour me changer les idées. M'appuyant sur le mur face à moi, je laisse mes pensées dérivées. Qu'est-ce qui va se passer maintenant? Va t-elle disparaître, s'évanouissant dans la nature? D'un côté je la comprends, qui voudrez se retrouver enfermer? Mais si elle trouvait un lieu sûr. Un rictus vient étirer mes lèvres. Avec un bon gars, mais pas avec un dealer en tout cas. Je secoue ma tête, qu'est-ce qui me prends de m'attacher comme cela? Franchement...
Le bruit de l'eau emplit mes oreilles me coupant presque du reste de la réalité. Je chasse de mon crâne les questions, sans réponses qui me viennent depuis plusieurs jours. Je coupe l'eau et sors de la douche. Après avoir enfiler une chemise, remontant les manches jusqu'aux coudes, je m'observe dans le miroir. Mon regard est attiré par mon tatouage au coude. Dessin qui est comme un collier pour moi. Me reliant à Crow.

C'est le silence qui a envahit l'appartement lorsque je suis sorti de la salle de bain. Et le salon est vide. Il n'y a nul trace de Rose. Je fronce des sourcils. Où est-ce qu'elle est passé? Est-ce que ce que j'imaginais s'est vraiment passé? Mes poings se resserrent un bref instant. Mais lorsque je passe devant la fenêtre un attroupement attire mon attention. Mon instinct me souffle de descendre. Après avoir enfiler ma vieille paire de rangers, je ferme la porte derrière moi. Dehors, le froid me semble même pas existant. Après j'ai connu pire.
En m'approchant, je reconnais Rose. Elle vient de tenter de ce défendre, car les mots qu'elle prononce son chargé de colère. Qu'est ce qu'ils lui veule cette bande de hyènes? Sans rien dire, je me poste derrière Rose, dévisageant le petit groupe. Le mépris brille dans leurs prunelles. Je baisse le regard vers la jeune fille, lui demandant gentiment:

-Rose, est-ce que sa va?
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Mer 7 Aoû - 9:28

Colère

La fille se détacha du groupe et s'avança vers Rose d'un pas nonchalant. Elle ne bougea pas d'un pouce.

- C'est pas à toi que je parlais.

Sa voix était froide, désagréable.

- Arrête de te faire remarquer, la seule chose qu'on voit en te regardant c'est la peinture que t'as sur le visage. T'es même pas foutue de t'assumer.

Plus elle parlait, plus la colère grandissait en elle. Elle ne comprenait pas la manie qu'avaient certaines personnes de toujours vouloir avoir le dernier mot. Cette fille commençait sérieusement à l'agaçer.

La fille leva les mains, s’apprêtant à la pousser, mais un mouvement derrière Rose stoppa net son geste. La jeune femme sentit Son corps à quelques centimètres du sien. Elle frissonna doucement. Il se pencha légèrement vers elle et demanda :

- Rose, est-ce que ça va ?

Elle fit la grimace en entendant prononçer son prénom. Le garçon qui se trouvait dans la bande de la veille devait se souvenir qu'elle ne s'appelait pas Rose, mais Sam. Il y avait de grandes chances pour qu'il ait également vu sa photo dans le journal. Le groupe s'était rapproché de la fille qui faisait face à Rose quand Joke était arrivé. Aussi, elle les regarda rapidement, ses pupilles encore chargé de colère et dit :

- Très bien. Y'a aucun problème.

Elle sentit la fille et la plupart de ses amis se détendre un peu. Elle fut soulager de constaté qu'aucun d'eux avaient souhaité en arriver aux mains. Ils ne s'en prendraient pas à elle. Rose se tourna vers Joke et d'une pression de la main sur son torse, elle lui indiqua de faire demi tour.

Trop doucement pour que les autres entendent, elle murmura d'une voix chargé d'une panique nouvelle :

- Sam, je m'appelle Sam.

Joke sentait le savon et il était vraiment beau, encore humide comme il l'était. Ca lui faisait mal au cœur de savoir qu'elle allait devoir partir... En y repensant, elle se souvint qu'elle était fauchée. La peur la submergea aussitôt. Elle n'avait pas de quoi se payer le train ou le taxi. Elle n'avait ni voiture, ni deux roues.

Elle leva les yeux vers Joke. Elle l'aimait beaucoup, mais c'était lui qui l'avait mit dans cette situation, même si en lui donnant son vrai nom, elle aurait dû s'y attendre. Encore une fois, il allait devoir l'aider.

Et malgré tous les ennuis que Rose s'attirait, malgré le fait qu'elle allait devoir partir parce qu'il n'avait pas réfléchit avant de parler, il était venu. Il était la pour elle et s'il l'avait fallu il l'aurait sans doute sortit à nouveau de ses ennuis. Pourtant, elle ne le connaissait pas. Elle savait le strict minimum de lui. Elle l'avait vu la première fois le matin même en se levant et elle lui avait peut-être même laissé quelques bleus. Il avait prononcé quelques paroles et elle avait comprit en un rien de temps qu'elle avait affaire à l'un des rares êtres humains vraiment humain...

Bref, elle n'avait aucune envie de partir. Pas sans lui.
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Jeu 8 Aoû - 20:57

La colère qui habite ses yeux semble m'envahir à mon tour, tel un virus. Même si elle ne me jette q'un rapide coup d’œil.

-Très bien. Y'a aucun problème.

Non, elle n'a pas l'air d'aller totalement bien. Mais je ne suis pas bête. Ce serai bête d’attirer un peu plus l'attention sur elle. Je regarde les autres. Ils ont l'air plus rassurés, retrouvant leur place de départ. Ils ont de la chance aussi. Beaucoup, il faudra que je fasse descendre quand même l'adrénaline qui m'envahit.
Rose me prit au dépourvu lorsqu'elle se tourne vers moi, et me fais une pression sur le torse. On va pas tarder à rentrer. Enfin je pense. Puis elle me murmure, une lueur de panique dans les yeux.

-Sam, je m'appelle Sam.

Merde la bourde! J'ai envie de me prendre la tête entre les mains, mais je me retiens. Soudain, une idée me vient en tête. Il faut juste que la jeune femme ne le prenne pas, ou m'en veuille. Je construis sur mon visage un sourire. Tendre, et dit:

-Je sais. C'est que tu es Sam, ma rose.

Non, je n'ai pas envie qu'elle parte, et j'ai envie de la protéger et d'empêcher que ses médecins mettent les mains sur elle.


Dernière édition par Joke-Alan Varlek le Ven 9 Aoû - 0:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Jeu 8 Aoû - 23:08

Espoir


Son regard devint si doux tout à coup que la colère de Rose s'envola en un éclair et elle resta la, pantelante, à le regarder parler et rattraper sa faute. Tout avait l'air si vrai, que quand Rose se rendit compte que ça n'était qu'une pirouette de rattrapage, elle perdit aussitôt son sourire. C'était ridicule, car elle ne le connaissait que depuis une heure ou deux. Mais bien sûr, s'ils s'étaient connu depuis des années et qu'ils n'avaient pas vécu ce qui était arrivé la veille ensemble, ça n'aurait pas été la même chose. Ils se seraient bien entendus et ça aurait été tout.

Mais ce soir la, Rose avait espéré de tout son cœur, de tout son corps que quelqu'un viendrait l'aider. Elle avait espéré si fort et malgré tout elle avait su, à la minute ou le garçon l'avait emporté à sa suite à l'extérieur du restaurant, qu'elle ne s'en sortirait pas. Bien sûr, elle n'était pas du genre à se laisser faire. Quoi que lui apporterait la vie, elle se battrait toujours pour son bonheur. A son profit. Alors elle s'était défendu, avait cherché le moindre détail  auquel elle aurait pu s'accrocher. Et elle avait abandonné sa bataille acharné pour la liberté quand elle avait entendu son émotion.

La colère. Une colère sans nom. Une colère protectrice. Une colère qui durait depuis des années et qui pouvait rendre n'importe qui violent. C'était une enveloppe corporelle qui devait le protéger des agressions extérieurs depuis des années. Le genre de colère qu'un garçon des rues pouvait ressentir, à même titre qu'une gamine que le monde entier avait prit pour folle.

Voilà pourquoi ce qu'ils avaient vécu la veille les liait tous les deux, inlassablement. Parce que leurs émotions étaient la chaine qui les avait projeté dans la tornade de l'attirance. Parce que pour Rose, il avait été la petite flamme qui s'était allumé au moment ou l'espoir n'était plus.

Rose avait toujours considéré sa mère comme un modèle et son père comme son héros. Quand ils avaient disparus, elle n'avait eu plus rien à quoi se raccrocher. Tout avait disparut, tout ce qui aurait pu résumer sa vie. Sa maison, ses parents... Sa vie... Et la veille, un nouveau héros était apparut. Un nouveau modèle qui avait soufflé une vague d'espoir en elle. Et ce sentiment, c'était la seule chose qui accrochait Rose à la vie.

La jeune fille ne devait plus penser à tout ça. Elle devait absolument aider Joke à la sortir du pétrin, et plus vite ils seraient partit, mieux se serait. Elle devait être le plus naturelle possible. Elle posa le plus tendrement possible sa main sur l'épaule du garçon et la fit glisser le long se son bras jusqu'à ce qu'elle rencontre ses doigts. Elle savoura malgré elle leur contact chaud et rassurant et elle n'eut pas à faire beaucoup d'effort pour avoir l'air spontanée. Ses doigts s'entortillèrent autour des siens et sa deuxième main se posa naturellement sur son bras. Ainsi accroché, elle avait l'air d'une enfant avec son père, mais l'aspect protecteur de l'image ressortait bien plus ainsi. Rose se tourna et les doigts toujours entrelacés à ceux de Joke, l'entraina à sa suite.

Ils se rapprochaient de la porte d'entrée de l'immeuble et Rose allait pouvoir lâcher Joke et elle se rendait compte qu'elle n'en avait absolument pas envie. Derrière eux, le groupe de jeunes s'éloignait et la jeune fille avait oublié pour quelle raison elle avait répondu à la provocation de cette fille. Elle trouvait cela ridicule à présent, mais elle ne regrettait pas. Parce qu'elle avait la preuve, à présent, que Joke était une bonne personne. Et surtout, pour la chance d'avoir vu la tendresse sur son visage, et d'avoir pu sentir ses doigts. La chance d'avoir pu constater que la main du jeune homme était comme la pièce manquante au puzzle compliqué de sa vie. Sa main coïncidait parfaitement avec celle de Rose, mais plus important encore, son contact réchauffait Rose de l'intérieur. Pour la première fois depuis qu'elle avait vu ses parents la dernière fois, elle se sentait en sécurité. A sa place.

La porte était beaucoup trop proche... Sans s'en rendre compte, elle s’accrocha plus fort à ses doigts.
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Ven 9 Aoû - 7:07

Je trésaille imperceptiblement en sentant sa main se poser sur mon épaule, puis elle descend le long de mon bras. Mais au moment, où ses doigts touchent les miens tout s'efface autour de moi. Naturellement, nos doigts entremêlement, et une bouffée de tendresse me prend au cœur lorsque Rose s'accroche de sa deuxième main. Mais je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit, que la jeune femme m’entraîne à sa suite. Et puis, qu'est-ce que j'aurai pu dire? Dans ces moments là, les mots sont inutiles.
Alors que nous marchons, je coule un regard vers Rose, puis vers nos mains accrochées. Puis un sourire tranquille vient étirer mes lèvres. Cette petite main qui me semble si pur, dans la mienne déjà pleine de cale, semble avoir été taillée seulement pour l’accueillir. Je vois l'immeuble au loin, s'approchant toujours plus. Cela signifie que je vais pouvoir bientôt lâcher prise. Mais je n'en ai pas envie.. Arrivé devant la porte, je sens la prise de Rose se resserrer sur mes doigts. Mais délicatement, à l'aide de mon autre main je démêlé nos mains. Puis je sors d'une poche, les clefs pour nous permettre de rentrer. Mais avant de m'engouffrer à l'intérieur, je tends mon bras à Rose, espérant qu'elle s'y accroche.

***

Nous arrivons à l'appartement. Après avoir enlevé mes rangers, je lui demande:

Un café?
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Ven 9 Aoû - 10:15

Joke détacha les doigts de Rose pour prendre ses clés. La jeune fille n'osa pas le regarder. Elle se sentait mal. Pourtant, en sondant les émotions du jeune homme, elle se rendit compte que sa réaction ne l'amusait pas. Au contraire. Il avait l'air de regretter aussi. Il avait l'air attendrit. Elle leva les yeux vers lui et fut frappée par le contraste impressionnant entre son visage et son expression. Il était le genre de personne qui avait été endurcit par la vie et ses épreuves. Le genre de personne qui n'avait jamais eu l'impression d'avoir une vie parfaite. Son visage était anguleux, il avait une cicatrice à l'arcade, sans doute provoqué par une bagarre qui avait mal tournée. Il avait un anneau autour de la lèvre et un pique argenté à l'oreille. Il n'était pas puissamment bâtit, mais il était imposant. Non pas par sa stature, mais par la dureté de ses traits et par la couleur de ses yeux qui aurait pu le faire paraitre froid. Pourtant, ce visage était éclairée par une expression tendre et amicale. Rose ne doutait pas qu'il pouvait faire peur à plus d'un. Mais en sa présence, il ne semblait pas dangereux, au contraire, il avait l'air plein de vie et d'entrain.

Rose ne pu détacher ses yeux du garçon, alors qu'il plaçait la clé dans la serrure d'un geste sur et tournait une fois. Il avait l'air d'avoir confiance en lui. Il n'était pas timide, il ne se sentait pas mal, au contraire. Physiquement, Rose n'avait rien à voir avec lui. Elle n'avait pas de tatouage, elle n'avait pas de piercing, elle n'allait que très rarement chez le coiffeur et préférait rester naturelle et éviter de se faire remarquer. Bien sûr, moralement, ils étaient aussi différents. Pourtant, ils se sentaient bien ensemble et c'était tout ce dont Rose avait besoin. Elle ne s'était pas sentit bien avec quelqu'un depuis longtemps.

Oui, il y avait eu Kane. Il l'avait mit dans le pétrin et l'en avait sortit également. Kane avait été vraiment... Parfait. Mais peut-être un peu trop. Elle n'avait rien eu à découvrir avec lui. Rien de mystérieux à apprendre à connaitre. En réalité, elle s'était accroché à lui comme une huitre à son rocher pour ne plus se sentir seule. Joke la rendait curieuse. Tous les deux n'avaient rien à voir.

Sa main tendue vers Rose la fit tressaillir. C'était une invitation. Elle hésita. Elle faillit faire comme si elle n'avait pas vu. Elle abaissa le mur qui séparait les émotions de Joke des siennes et ressentit aussitôt le même désir de contact qu'elle connaissait. Alors, elle n'hésita plus. Elle lui offrit un sourire gêné et enroula son bras autour du sien. Sa peau était douce et chaude. Son bras n'était pas épais, mais bel et bien musclé.

Leur proximité mit très vite Rose mal à l'aise. Elle ressentait beaucoup plus de choses que lui et elle savait que s'il en prenait conscience, il risquait de se mettre en colère et de ne plus accepter qu'elle s'approche ainsi de lui. Bien sûr, elle ne pouvait pas prévoir. Mais elle ressentait ses émotions si fort qu'en réfléchissant bien, elle aurait pu savoir ce qu'il pensait. C'était une atteinte à son intimité, surtout sachant que maintenant qu'elle contrôlait son pouvoir, elle ne cessait de s'en servir à ses fins. Elle était responsable de la réaction plus ou moins excessive qu'il aurait en apprenant. Ou peut-être qu'elle ne le lui dirait pas...
De plus, la première fois qu'il l'avait vu, elle ne s'était pas trouvé très habillé. Il l'avait porté jusque la et en y pensant, Rose fut prise d'un violent frisson. Malgré tout, elle avait parfois des pensées de jeune adolescente peu mature et en ce moment même, elle se disait *si seulement j'avais pu être éveillé à ce moment la...*.

En entrant dans le hall d'entrée, Rose baissa les yeux et rougit. Parfois, elle oubliait que les autres ne pouvait pas connaitre ses émotions.

¤ ¤ ¤

Il enleva rapidement ses chaussures alors que Rose baissait les yeux vers ses pieds. Elle était en fuite depuis un bout de temps et n'avait pas vraiment prit le temps de prendre ses baskets. Elle gardait donc aux pieds des sandales simples. C'était plutôt des tongues en fait, mais d'autres sangles attachaient ses pieds à l'arrière pour éviter qu'ils ne décollent de ses semelles usés. Ca ne la gênait pas plus que ça, elle avait prit l'habitude d'avoir sans cesse froid aux pieds. Elle les quitta toute fois et répondit distraitement à la proposition du jeune homme :

- Euh, ben j'aime pas le café, mais si t'as du jus d'orange, ca m'ira très bien.

Elle se dirigea vers le salon et s'assit dans le canapé, sans oublier d'y mettre également les pieds pour être plus à son aise. Rose avait toujours tout prit au pieds de la lettre. Or, Joke lui avait demandé de faire comme chez elle, ce qu'elle n'avait pas fait depuis 4 longues années. Et l'une des choses agréables dont elle se souvenait, c'était de ce canapé si confortable sur lequel sa mère lui autorisait à mettre les pieds quand ils étaient déchaussés et propres. Sur ce canapé, il y avait en plus un plaid qu'elle dépliait sur ses jambes le soir, quand il commençait à faire frais.

Alors qu'elle détachait ses cheveux et remettait son élastique à son poignet, elle pensa qu'il était temps de dire quelque chose à son ami. Quelque chose qu'il méritait amplement. Elle inspira, dressant à nouveau le mur entre les émotions du garçon et les siennes et dit :

- Joke ? Merci. Tu sais, pour être la, pour faire attention à moi et pour... Me protéger comme tu le fais. C'est peut-être habituel pour toi, mais j'te jure qu'à moi, ça m'arrive pas souvent. Enfin plus maintenant en tout cas. Mais avant, je m'attirais moins d'ennuis aussi... Et puis, j'étais moins bizarre. Euh, donc, merci ! Je sais vraiment pas pourquoi tu en as quelque chose à faire de moi, j'dois vraiment avoir l'air cruche à toujours me mettre dans le pétrin.

Sa voix tremblait légèrement et le malaise s'entendait nettement, mais elle était toujours partie du principe que c'était l'intention qui comptait le plus. Elle leva les yeux vers le garçon qui se tenait dans la cuisine et lui offrit un sourire reconnaissant. Elle sentait son visage virer au rouge, mais elle était soulagée de l'avoir dit. Ses parents lui avaient toujours dit que dire merci à quelqu'un qui avait de petites attentions envers elle était important, voir essentiel. Or, Joke faisait vraiment très attention à elle. Elle aurait voulu lui offrir plus qu'un simple merci, mais elle ne trouvait pas quoi lui donner de plus. Et puis surtout, elle n'avait rien à lui offrir, mise à part son amitié. Ou son cœur.
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Sam 10 Aoû - 1:31

- Euh, ben j'aime pas le café, mais si t'as du jus d'orange, ca m'ira très bien.
-Je dois avoir ça.

J'ouvre le frigo, alors que le ronronnement de la cafetière m'indique qu'elle s'est mise en route. Après quelques instant, une bouteille de jus d'orange attire mon attention. Je l'attrape et referme la porte du coude. Après avoir versé le liquide orange dans un verre, je vais vers la cafetière qui n'a pas tout à fais fini. Alors que je vais pour emmener la boisson à Rose, sa voix me parviens du salon.  

- Joke ? Merci. Tu sais, pour être la, pour faire attention à moi et pour... Me protéger comme tu le fais. C'est peut-être habituel pour toi, mais j'te jure qu'à moi, ça m'arrive pas souvent. Enfin plus maintenant en tout cas. Mais avant, je m'attirais moins d'ennuis aussi... Et puis, j'étais moins bizarre. Euh, donc, merci ! Je sais vraiment pas pourquoi tu en as quelque chose à faire de moi, j'dois vraiment avoir l'air cruche à toujours me mettre dans le pétrin.

Je me tourne vers elle. Sa voix a tremblé durant sa tirade. C'est dur de toute façon de dire se qu'on pense, avec des mots justes et l'oser. Le sourire qui éclaire son visage me fais sourire. Je me dis que plus les minutes passent, plus il m'est difficile d'imaginer qu'elle va disparaitre. Tel un mirage.
Finalement je décide d'aller vers la jeune fille. Je lui donne son verre et m'assois à côté d'elle, étendant mes jambes devant moi. Puis je réfléchis. Est-ce que je mets une partie de mon cœur à nu? Où me contente de une phrase simple pour lui dire que elle a pas à se faire d'idée sur le faite qu'elle paraisse cruche. Car elle ne peut pas contrôler ce genre de chose. Puis finalement je décide d'être sincère, car le lien qui nous relie n'est plus ordinaire. Pas pour moi en tout cas.

-Tu n'es pas bizarre, ni cruche. Tu es unique... Il y aura une seule fille comme toi dans ce monde et... Au début je te l'avoue que c'est par pure instinct que je t'ai aidé hier. Mais maintenant c'est.. Les mots ne vinrent pas. Je soupire, et après une gorgée du café amer je me tourne vers elle. M'accrochant à son visage, pour lui prouver que ce n'est pas des paroles en l'air. J'aimerai que tu puisse ressentir une impression de sécurité. Et pas seulement hier ou aujourd'hui..
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Rose Samuels
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MessageSujet: Re: De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK] Dim 11 Aoû - 0:31

Le jeune homme entra dans le salon et se dirigea vers Rose qui se recula dans le canapé. Il prit place à ses côtés, lui donnant un verre de jus d'orange. La jeune fille percevait chacun de ses mouvements et se demandait comment un seul homme pouvait paraître si sûr de lui. Et quand il parla elle comprit que ça n'était qu'une apparence.

-Tu n'es pas bizarre, ni cruche. Tu es unique... Il y aura une seule fille comme toi dans ce monde et... Au début je te l'avoue que c'est par pure instinct que je t'ai aidé hier. Mais maintenant c'est..

Sa voix resta en suspend, il eu l'air de chercher les mots et ses émotions explosèrent en Rose, détruisant le mur qu'elle avait dressé entre elle et lui et elles surprirent tellement la jeune fille qu'elle eut un hoquet violent qui la rendit rouge de honte. Une fois la surprise passé, elle se concentra sur les émotions, reflet parfait des paroles qu'il prononçait. La sincérité était toujours difficile à exprimer, surtout quand il s'agissait de sentiments. Et alors que sa voix s'éteignait, ses émotions parlaient pour lui et elles paraissaient bien plus réelles que quelques paroles. Pourtant, il se donnait la peine de dire ce qu'il pensait pour compléter le tout et avec ses émotions et ses pensées, sans le savoir il se dévoilait entier à Rose.

Le jeune homme prit une gorgée de café, soupirant. Cherchant des mots qu'il avait déjà, mais qu'il lui fallait le courage de prononçer. Et puis ce fut dit...

- J'aimerai que tu puisse ressentir une impression de sécurité. Et pas seulement hier ou aujourd'hui..

Rose baissa les yeux vers son verre de jus d'orange, le regardant sans pouvoir y poser les lèvres, tant sa gorge lui paraissait serré. Et comme pour lui prouver qu'il ne parlait pas pour rien, il s'accrocha à son visage. Insistant, ses yeux sondaient les prunelles de la jeune fille, comme s'il essayait de comprendre ce qu'elle pensait. Le coeur de Rose menaça d'exploser. Il semblait faire la course avec sa respiration saccadée qui cherchait l'air tant elle ne savait plus ou se mettre.

Que voulait dire la dernière phrase du garçon ? Il ne voulait pas qu'elle parte. Et elle ne voulait pas partir. Elle n'arrivait pas à comprendre ce qu'elle ressentait et ses émotions lui paraissaient floues du fait qu'elle ressentait également celles du garçon. Pourquoi ne parvenait-elle plus à maintenir les sentiments à leur place ? Alors, elle comprit que le secret qu'elle gardait était trop important pour qu'elle le cache plus longtemps au garçon. Sa mère lui avait sans cesse répété que la chose la plus importante dans une relation qui se faisait rien qu'un tout petit peu plus qu'amicale, c'était la sincérité.

- Je... Joke, je peux ressentir toutes tes émotions. Je peux ressentir ce que le monde entier ressent et sans le savoir tu partage avec moi bien plus que tu pense partager et bien plus que ce que tu souhaite partager avec moi. Je sais que c'est comme une atteinte à ton intimité, et ça doit te paraitre fou. Donc si tu me crois folle maintenant ou si tu veux pas qu'on rentre dans ta tête, alors je crois que tu devrais chercher une autre fille à prendre sous ton aile.

Elle le regarda à son tour dans les yeux et sans pouvoir l'en empêcher, une toute petite larme lui échappa. Petit diamant, éclat de ses sentiments qu'elle mettait à nu pour lui, pour qu'il l'accepte.

- Mais si tu veux toujours que je reste...

S'il voulait toujours, elle resterait. Malgré les dangers, malgré les ennuis, malgré le fait qu'elle devait fuir. Elle resterait même si cela impliquait qu'elle aurait plus de chance qu'on la retrouve et qu'on l'interne à nouveau. Une vie enfermée lui paraissait supportable si en échange elle avait droit à une journée avec lui. Elle se sentait si bien avec lui.

Et elle savait que s'il voulait bien la garder, il ferait également en sorte que personne ne la retrouve. Car il était protecteur, plus que lui même ne l'imaginais. Ce côté ci de sa personnalité se faisait ressentir dans chacune de ses émotions.

A taton, gardant les yeux fixés sur le garçon, elle posa son verre de jus d'orange plein sur la petite table sur laquelle il avait posé ses pieds et s'approcha, laissant seulement une dizaine de centimètres entre leur deux visages. Elle pouvait sentir l'odeur de son savon et voir l'anneau qui entourait sa lèvre suivre leur courbe en fonction de l'expression qu'il prenait. Elle n'aurait jamais cru éprouver tout ça pour un homme comme lui. Ça n'était pas de l'amour, non. Ou pas encore. Mais ça n'était pas non plus de l'amitié. C'était le désir. Le désir d'en savoir plus sur lui et celui de sentir sa peau contre la sienne. Elle retint sa respiration.
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De tout pour faire un monde [PV J.A. VARLEK]

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