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De la Musique pendant que tu Ecris ?
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Premiers pas dans l'inconnu...

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Alianore Pérénaée
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Famille/Clan: Guérisseuse; Scholiaste et Cogiste
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MessageSujet: Premiers pas dans l'inconnu... Sam 12 Oct - 23:20

Aux portes de Central Park, Alianore prit une inspiration avant de s’engouffrer à nouveau dans le torrent tumultueux de la foule américaine. Elle sentait autour d’elle les corps se presser et s’espacer au rythme d’un cœur invisible et se sentait mal à l’aise. Habituée aux grands espaces et à la liberté de mouvement qu’apportait le parkour, elle se sentait oppressée par ce banc d’humains qui l’entouraient et guidait chacun de ses gestes : un pied ici, un coude là, elle se sentait dériver de son objectif à savoir la bouche de métro toute proche pourtant et elle du batiller ferme pour rejoindre la file des passagers. Elle hésita un instant à jouer des coudes elle aussi mais, après s’être fait masser les cotes par un impertinent, elle n’hésita plus et utilisa sans vergogne sa force physique peu commune pour se planter avec assurance devant le plan de la ville. Beaucoup se laissaient abuser par sa petite taille et ne soupçonnaient pas la fantastique énergie qu’elle pouvait déployer, en partie due à son entrainement… en partie seulement ! Car si elle-même ignorait la valeur du sang qui coulait dans ses veines, ou du moins n’en avait-elle eut qu’un très vague aperçu, il était indéniable qu’il renfermait le sang de plusieurs Familles…
Après quelques instants de réflexion durant lesquels un homme tenta sans succès de lui voler ses biens, elle décida de rejoindre l’office de tourisme le plus proche et de poser la question à un être pensant plutôt qu’à une carte obscure. Et puis, se dit-elle en rejoignant le flot de passagers du Subway qui s’engouffraient dans la gueule vorace du vers souterrain. Elle frissonna quand les lumières crues des néons remplacèrent la douce chaleur de l’astre solaire et l’image d’une boite à sardine lui traversa vaguement l’esprit. Elle suffoquait dans les rames de métro qui, bien que régulières, ne parvenaient pas à désengorger les sous-sols de la ville.
Elle était prête à déclarer forfait et sortir pour continuer son trajet à pied quand sa station fut annoncée et qu’elle se précipita à l’air libre sous le regard mi-agacé mi-indifférent des américains qu’elle ignora superbement afin de se diriger à grandes enjambées vers l’office de tourisme. Elle se présenta avec la simplicité et le naturel de ceux qui n’ont rien à cacher, préférant se dire qu’elle était en vacances ici plutôt qu’elle avait fuit l’Europe à travers une maison surréaliste dont les portes se jouaient des lois spatio-temporelles.
Elle avait souvent remarqué la déconcertante facilité avec laquelle elle avait appris les langues des différents pays où elle avait séjournés et parmi eux, l’Angleterre avait été un de ses préférés. Elle n’avait découvert que ponctuellement les bâtiments les plus connus de la capitale mais ce qui l’avait surtout intéressé à l’époque étaient les kilomètres de landes parcourues de petits hameaux où elle avait passé de mémorables heures à galoper sur ses deux courtes jambes. Quelques mois de bonheur et d’innocence durant lesquels elle avait autant appris sur les animaux des fermes voisines que n’importe quel enfant du pays. Malgré les souvenirs qui revenaient par vagues successives, contrecoups du stress engendré par les derniers événements, elle prit garde à ce que sa voix ne tremble pas et afficha une mine attentive aux propos de l’employée.
Elle affecta une petite grimace quand l’employée lui expliqua que la majorité des transports en commun ne dessertissait pas son quartier afin de ne pas dévoiler son sourire intérieur. Un quartier calme, verdoyant, à l’abri de l’agitation de Manhattan et en bord de mer : tout ce dont elle avait besoin. Un sourire indulgent quand elle lui annonçait l’originalité des habitants, un hochement de tête appuyé à ses recommandations, Stella affichait tous les signes de la plus sérieuse approbation alors qu’elle exultait et regrettait presque l’étroitesse d’esprit de la jeune new yorkaise. Elle vivait dans une ville riche qui offrait une diversité exceptionnelle et elle ne trouvait pas la beauté de sa situation, ne voyant pas plus loin que les bâtiments de verre et d’acier qui étaient son quotidien. Elle avait une morgue teintée de lassitude qui se dévoilait au fur et à mesure que les réactions encourageantes et compréhensive de sa cliente qui, d’un sourire, mit fin à la conversation. Un sourire, un simple sourire à peine crispé sur les bords et le silence se faisait, un court silence de surprise ou d’indignation qui lui permettait de se retirer sans trop de heurts.  
Elle fuyait plus qu’elle ne sortit de l’office de tourisme, accueillant presque avec soulagement la foule anonyme qui l’entourait et la changeait agréablement du regard vorace de l’américaine. Elle n’osait se retourner et s’aventura dans la foule sans un regard par-dessus son épaule, ne songeant qu’à fuir cet endroit qui lui paraissait tout à coup malsain pour rejoindre son nouveau logis. Il lui importait peu que ses voisins soient excentriques ou même qu’ils repeignent sa maison dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel comme l’avait menacée la jeune femme du moment qu’ils étaient accueillants et qu’ils ne soient pas indiscrets. Comme disait le proverbe : l’ennemi de mon ennemi est mon allié et elle sentait qu’elle allait avoir besoin d’alliés pour poursuivre sa route maintenant que les ponts étaient brutalement coupés avec sa famille.
Jusqu’ici, elle avait strictement refusé d’y songer mais, ballotée par le courant humain, dérivant à travers la foule compacte et impitoyable des corps en mouvement, elle laissa ses pensées divaguer, guidée par son instinct et par sa mémoire, se fiant parfaitement à son sens de l’orientation ce qui était fort peu prudent dans une ville inconnue aussi grande que New York. Néanmoins, elle avait appris à se fier à ses capacités au fil du temps, surtout quand celles-ci se manifestaient de leur propre chef et avait suffisamment traversé de contrées inconnues pour ne pas être démunie, même dans un quartier aussi agité que Manhattan. Elle s’empressa de rejoindre Brooklyn et sa future demeure, surprenant dans son dos un petit frisson d’aventure qu’elle avait appris à apprécier au fil des déménagements successifs. Dans la demeure de ses pensées se pressaient mille questions auxquelles elle n’avait toujours pas de réponse : qui avait mis ses nouveaux papiers dans son sac ? Pourquoi l’avait-il aidé alors qu’elle ne le connaissait vraisemblablement pas ? Savait-il quelque chose au sujet de l’attaque dont elle avait été la victime ?
Autant de mystères qu’elle espérait et redoutait de percer.
Après quelques changements, elle descendit enfin à la station la plus proche de sa nouvelle habitation et ouvrit grand les yeux et les oreilles. Une nouvelle arrivante attirait toujours l’attention et elle ne désirait pas faire mauvaise impression, aussi s’abstint-elle de sortir sa carte malgré l’envie qui la démangeait, craignant de faire mauvaise impression sur ces futurs voisins en se montrant aussi ignorante de la géographie de son quartier. Que lui avait-on dit déjà ? Red Hook Recreational Area lui semblait-il… Ou du moins c’était ce qui était indiqué sur le panneau indicateur qu’elle déchiffrait du coin de l’œil avant de prendre une rapide décision. C’était pour l’instant sa seule piste et, au pire, elle pourrait toujours improviser une fois arrivée là-bas : un petit coup d’œil discret sur sa carte à l’abri d’un arbre et le tour était joué. Elle s’avança avec curiosité dans les rues colorées où bâtiments rénovés et friches industrielles se côtoyaient avec calme autour des touches de verdures qui ponctuaient le paysage. Elle marchait d’un pas léger, enfin libre de ses mouvements car la foule, ici, était bien moindre, laissant le vent jouer avec ses longs cheveux noirs et caresser sa peau hâlée par les heures passées au grand air. Il y avait dans l’air une note salée qui annonçait la proximité de la mer et elle sourit en passant sa langue sur ses lèvres quelque peu desséchées, heureuse de retrouver ce parfum qui l’avait accompagné la majorité de sa vie. Sa mère avait toujours aimé la mer et insisté auprès de son père pour que, où qu’ils aillent, ils se baignent au moins une fois par semaine. Cette habitude leur avait permis d’observer régulièrement les créatures marines qui peuplaient les abords de leur lieu de vie et d’apprendre à respecter la faune et la flore marine. Parmi ces animaux, ses préférés étaient sans aucun doute les baleines et, si elle n’en avait vu que de loin, leur majesté et leur grâce si étonnantes pour une créature aussi grande l’avait émue et s’était gravée dans sa mémoire l’image de ce gigantesque cétacé. Y avait-il des baleines près d’ici ? Elle l’espérait secrètement bien que ce soit hautement improbable : un élément qui la raccrocherait à son ancienne vie était toujours le bienvenu…
Une fois arrivée au parc, elle hésita sur la conduite à tenir avant de se diriger vers la mer qu’elle apercevait vaguement entre les maisons. Sa guide lui avait bien précisé que c’était une petite maison à proximité du port alors autant suivre son instinct. Son pas se faisait plus souple au fur et à mesure qu’elle s’approchait de la rive et un petit sourire étirait ses lèvres : ses sourires les plus sincères n’étaient ni éclatant ni rieurs, mais simples et réservés, ne se montrant que dans ses yeux verts feuille. C’était là un sourire rare qu’elle n’adressait presque jamais aux êtres qui l’entouraient… Prudence était mère de sûreté et, si elle aidait volontiers, elle avait plus de doutes sur la sincérité des autres. Surtout à présent.
Bryan Street. Ce nom la tira de sa rêverie en un éclair : c’était le nom de sa rue, il ne lui manquait que le numéro. Elle ne se débrouillait pas si mal pour une débutante. Son pas se fit plus lent et son regard plus acéré et, quand elle arriva devant le portail qu’elle recherchait, elle avait retrouvé une concentration sans faille d’où perçait seulement les battements accélérés de son cœur. Après une grande inspiration et une tentative ratée de lire le nom sur la sonnette, elle appuya sur le bouton, déclenchant un carillon classique dans la maison aux dimensions modestes qui lui faisait face. Une demeure simple, bien moins colorée que ce qu’elle avait vu jusqu’à présent mais sans paraître triste : une façade honnête et propre qui, si elle manquait de fantaisie, n’était pas pour autant un signe de décrépitude. Voilà qui était quelque peu rassurant, même si cela ne lui offrait aucun indice sur le propriétaire. Après un petit temps d’attente, elle hésita à se servir de la clé qu’on lui avait remise mais un bruit avait retenti à l’intérieur de la maisonnette…  

[désolée du retard ^^" ]


Dernière édition par Alianore Pérénaée le Dim 30 Mar - 8:42, édité 1 fois
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Joke-Alan Varlek
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MessageSujet: Re: Premiers pas dans l'inconnu... Lun 21 Oct - 7:00

Combien de temps je ne suis pas retourné dans ma ville natale? Un mois? Je ne sais même plus, j'ai arrêté de compter les jours. L'appel de mon nom me fais tourner la tête. Les deux gars qui m'accompagnent pour ce voyage m'attendent à l'entrée du métro. Dans soupir, j'écrase ma cigarette sur le mur sur ma gauche et m'avance vers eux. Robb, un gars qui fait bien une tête de plus que moi. Mais son allure de gentleman avec ses cheveux bruns coupés courts, ses yeux bleus francs et sa chemise bon marché le rend pas si menaçant. Et Kô, un asiatique avec un perpétuel sourire sur le visage. Bref, vu que de nous trois c'est plutôt moi qui attire l'attention, on a dû faire quelques modifications. Mais je ne veux m'attarder là dessus. Les mains dans les poches, je les rejoins et nous nous engouffrons dans la terre.

Les portes du métro se ferment dans un bruit feutré. J'appuie mon corps dans un des coin, ayant ainsi une vue d'ensemble sur la foule qui se tient dans cette coque métallique. Un grande famille, quelques couples, des petits vieux et des jeunes de notre âge avec des écouteurs visés sur les oreilles. Bref, il y a de tout. J'esquisse un sourire en écoutant les remarques des gars sur chaque fille qui rentre dans le bus. Ils ne sont jamais d'accord. Et lorsqu'ils me demandent mon avis, je ne réponds que vaguement. Depuis presque toujours je n'ai pas trop voulu m'attacher à quelqu'un. On ne sait jamais. Si je suis avec une fille, ce n'est pas pour longtemps, juste l'histoire de quelques soirs...

Je suis le mouvement, lorsque Robb sort du métro. Est ce que c'est vraiment là qu'on doit descendre? J'en sais rien. Tout ces arrêts me semblent pareils. Même les gens autour de moi... Un fille blonde à ma gauche, un père de famille à ma droite. Puis une brune aux longs cheveux.. De nouveau je retrouve l'air libre et je préfère cela.
Alors que nous marchons, se créant facilement un chemin dans la foule je repense à ce qui nous a menés à être ici. Je suis arrivé le premier, puis cela a été le tour de Robb. Kô était déjà là. Il habite en Amérique la plus part du temps.. Et nous devons nous occupé d'un gars qui a cherché des embrouilles avec notre sorte de petite famille. Et il les a trouvé.. Tant pis pour lui. Sauf que j'ai l'impression qu'on a pas tout prévu..

La nuit est tombée. Mes pas se répercutent sur le bitume, alors que une de mes mains est posée sur le revolver passé à ma ceinture. Même si je suis douée avec mes poings et mes matraques, rien ne vaut une bonne arme à feux. Je m'arrête au niveau d'une porte métallique, celle s'ouvre dans un bruit menaçant après que la chaine soit tombé sur le sol. Derrière, une série d'escalier. Je descends, plus je m'enfonce, plus le silence envahit les lieux. C'est étrange. Dans un bruit feutré, j'arme le révolver que je lève devant moi. A la fin de l'escalier, il n'y a qu'une porte que légèrement entre ouverte. Je la pousse du bout du pied. Les lieux sont sombres, mais on dirait qu'il n'y a personne. Hors il aurait dû y avoir quelqu'un.. Quelque chose se plante dans mes côtés, un souffle effleure ma peau mais je n'attends pas qu'il dise quoi que ce soit. D'un main, j'empoigne son poignet, l'obligeant à aller vers le bas, le coup de feu part. Faisant l'effet d'une explosion. De mon coude je lui éclate le visage. Il n'a pas eu le temps de réagir. Mais je ne cherche pas à aller plus loin, je sais que à partir cet instant j'ai aucune chance. Je me rue vers l'escalier, derrière moi des coups de feu, des ordres. J'escalade les marches deux par deux, de nouveau la nuit m'ouvre ses bras. Dans la poche de mon jean je sens mon portable vibrer, mais je répondrai plus tard. D'abord me planquer, et la balle qui fait éclater le mur sur ma droite me conforte dans cette idée.

Un corps tombe sans un bruit, et je l'enjambe sans me poser de question. Cet homme a cru me surprendre, et il est mort. Trop sur de lui. Je décroche mon téléphone, et la voix de Robb s'engouffre dans mon oreille.

-Joke?
-Oui. On s'est fait avoir.
-Je sais. Mais on verra ça plus tard. Kô dit que c'est une mauvaise idée de retourner à l'appart'. Qu'est ce qu'on fait?

Je réfléchis quelques instants avant de répondre.

-T'es avec Kô c'est ça?
-Yep.
-Et ben on se retrouve à la station de métro.

Je n'attends pas sa réponse et raccroche.

Nous marchons dans ce petit quartier. Puis une maison attire mon attention. Pas de voiture, pas de lumière.. Les gars m'observent sachant que pour survivre j'ai peu être plus de connaissance qu'eux. Je tente de pousser la grille. Fermée, mais cela ne m'arrête pas. Je l'escalade. Rien ne bouge dans la maison, alors je fais le tour du petit jardin. Je fouille parmi les pots, le paillasson... Et acadabra, le double d'une clé est dans ma main. J'ouvre la petite porte de derrière. Je ne prête pas attention à la décoration de la maison, mais je remarque quand même qu'elle est claire, agréable... Après ouvert aux gars, puis refermés derrière eux, nous nous installons dans la maison. Tout de suite, Kô se rue dans la cuisine pour trouver de quoi manger. Robb quand à lui s'assoit dans un fauteuil. Et moi.. Même si la fatigue est présente dans la moindre parcelle de mon corps, contre coup de l'adrénaline qui m'a permis de rester en vie, je demande:

-Personne n'est blesser?

J'entends un grognement dans la cuisine, Robb réplique, fidèle à lui même qu'il peut se débrouiller. Bon, alors je peux dormir. Je monte à l'étage, et trouve une chambre. Pas particulièrement grande, un clic-clac pour lit et une armoire remplie de bric à brac. Bon, je pense que ce n'est pas une chambre, mais bon. C'est surtout que je suis un peu à l'écart. Je me débarrasse de mes habits, fuyant l'image que me renvoie le miroir à pied qui se trouve dans un coin de la pièce. Mes cheveux qui tombent au niveau de ma mâchoire, et teinté de bruns. Beurk.. Je garde le caleçon, puis après avoir déplié le lit je m'écroule. Et enfin le noir, accompagné du repos..

La sonnette me sors un peu de mon sommeil, mais je reste quand même allongé. Les murs sont pas des plus épais, donc je peux suivre un peu ce qui se passe en bas. Robb est le premier à réagir, je l'entends qui bouge en bas. Etant le plus prudent de nous trois, il a surement préféré dormir en bas. Kô lui sort d'une des chambres de l'étage. Quelques mots sont chuchotés, puis un porte s'ouvre. Bon, il faut que quand même je me bouge. Faisant craqué quelques articulations, je me lève et marche jusqu'aux escaliers. Je ne prête pas attention à la croute qui se trouve maintenant au niveau de mon épaule. Une égratignure. Là, j'appuie mes bras croisés sur la barrière qui me sépare du vide, donnant sur l'entrée.
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Alianore Pérénaée
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MessageSujet: Re: Premiers pas dans l'inconnu... Jeu 24 Oct - 10:28

Une petite pointe d’appréhension fouillait ses tripes alors qu’elle patientait, indécise de la conduite à tenir, et se renforça quand un bruit de porte et de pas retentit. L’isolation de cette demeure ne semble pas des plus efficaces, remarque-t-elle avant de sourire en comprenant la portée de ses pensées. Néanmoins, elle est satisfaite de la marque que les multiples déménagements qu’elle a effectué lors de son enfance puis de son adolescence, la rendant attentive et plus ouverte aux autres cultures et manières de penser que bien des philosophes dont aucun n’avait la curiosité de regarder derrière sa porte… Aussi ne sourcilla-t-elle même pas quand la porte s’ouvrit sur une caricature de gentleman tiré du lit, les cheveux indubitablement coiffés à la va-vite, et qui la détailla avec suspicion avant de lui demander ce qu’elle venait chercher ici.

Son ton n’était nullement agressif et elle le trouva plutôt courtois pour un homme qu’elle venait manifestement de tirer du lit, aussi indiqua-t-elle avec la plus extrême politesse que cette adresse était tout ce qu’elle avait comme indice pour rejoindre quelqu’un qui devait vraisemblablement l’attendre aux USA. Elle passa sous silence son étonnant moyen de transport, consciente que c’était là un secret qu’elle était une des rares à avoir percé, et se montra très évasive sur son identité. Elle n’avait pas eu le temps de se fondre dans son nouveau personnage et son hésitation du se sentir car la tension monta entre eux. L’échange restait poli mais elle pu apercevoir des mouvements derrière elle et un éclat métallique lui fit dresser les cheveux sur la tête. Elle sentait qu’elle perdait pied, ce qui ne lui augurait rien de bon, jusqu’à ce qu’une voiture l’aveugle de ses phares en déboulant en trombe dans la rue, lui coupant la parole aussi sûrement que la porte qui avait claqué devant elle sans lui permettre de se reprendre. Le cri de l’asphalte envahit ses tympans tandis qu’un réflexe bienvenu la faisait sauter par-dessus la barrière pour se réfugier dans le jardin des inconnus. Elle laissa une profonde marque dans l’herbe mais se rétablit sans mal, habituée aux exercices de voltige, avant de se mettre en posture de combat. C’était une habitude aussi stupide qu’inutile mais qui lui permis de faire un point sur la situation.

Après avoir pilé devant le portillon, deux hommes masqués sortirent de la porte arrière pour se placer qui derrière le véhicule et qui dans l’axe entre elle et une des fenêtres du rez-de-chaussée. Alianore, paralysée par la stupéfaction, se baissa vivement par un réflexe purement instinctif qui lui sauva la vie : une balle éclata la vitre après l’éclat feutré d’un silencieux. Elle se cacha derrière un buisson et se fit la plus petite possible, abasourdie de la tournure que prenaient les événements. Elle se pinça pour vérifier qu’elle ne rêvait pas mais ce ne fut pas nécessaire : après un second coup de feu, la douleur qui envahit son abdomen suffit à confirmer qu’elle était bien éveillée. Elle se roula en boule en étouffant un gémissement, serrant les poings en attendant que la douleur passe. Dès son plus jeune âge, elle avait fait preuve de capacités de guérison spectaculaire et, même si elle n’avait jamais eu à faire à une balle, elle ne doutait pas que la brûlure qui la dévorait de l’intérieur finirait par se dissiper. Si elle y croyait assez fort, ça allait se calmer. Allons donc ! Elle avait traversé une maison hors de l’espace et du temps, ce n’était pas une petite balle qui allait l’arrêter ! Elle commençait à douter de ce qu’elle avançait au fur et à mesure que la douleur s’intensifiait et qu’un voile sombre troublait sa vue quand ses doigts rencontrèrent un petit objet dur et froid. Ses muscles tremblants se détendirent et la terre froide caressa son visage soulagé le temps qu’elle se reprenne.

Essoufflée et en sueur, elle tourna le regard vers le lieu de l’affrontement semi-silencieux des deux parties. Aucune des deux ne semblait vouloir céder, d’autant que le faible éclairage de la ville ne facilitait pas la visée et nombre de balles se perdaient et venaient éclater ici une brique, là un pot, semant à tout venant des débris qui alertaient les voisins dont certains ignoraient l’appel de Morphée ; néanmoins, aucun ne semblait vouloir intervenir…
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Joke-Alan Varlek
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MessageSujet: Re: Premiers pas dans l'inconnu... Mer 30 Oct - 12:14

Donc Robb est devant la porte, interdisant toute entrée à la personne dehors. Qui est-elle? Peut être une petite grand mère du voisinage, enfin j'espère. Parce que ce n'est pas le moment pour que les problème nous tombe dessus. Un voix douce résonne dans la tranquillité du soir. Une fille? Alors l'idée des petits vieux est écartée. Mais alors, qu'est-ce qu'elle vient faire ici? En plus cela à l'air de s'éterniser un peu.. Mais alors que je voyais Kô commencer à s'approcher de l'entrée, un sourire charmeur aux lèvres, un bruit de voiture attire mon attention. Pas qu'elle va particulièrement vite, mais c'est juste qu'elle ralentit en s'approchant de la maison. A peine, ai-je le temps d'ouvrir la bouche? que Robb qui déboule dans la maison, claquant la porte derrière lui. Puis le premier coup de feu éclate, d'abord silencieuse, mais elle éclate une des vitres dans un fracas de verre brisé. Mais cette balle est suivie de toutes ces petites copines!

Plié en deux, je me dirige vers les gars, empoignant Robb par le bras. Il est obligé de s'arrêter, alors qu'il se dirigeait vers l'arrière de la maison.

-Qu'est-ce qui ce passe dehors?  
-Ils nous ont retrouvés, et ils ont l'air pas d'accord pour nous lâcher si tu veux mon idée.


Mon cerveau se met à tourner rapidement. On a pas le choix, il faut qu'on se barre de là. Et les gars l'ont déjà compris car ils m'entrainent derrière. Sauf que le juron de Kô, me ramène à la réalité alors que je commençais à chercher toutes nos options. Il n'y avait pas de deuxième voiture, la seule que le proprio' possède est en ce moment avec lui.. L'asiatique demande, avec une pointe d'ironie dans la voix.

-Et on fait quoi maintenant?
-Ben, je crois qu'on a pas le choix..


On doit se débarrasser des gars dehors, récupérer leur caisse et nous barrer. En gros, une sort de mission suicide...

Les tirs se sont quelques peu calmés, mais cela veut donc dire que ceux qui nous attendent dehors vont se mettre en mouvement. Cela peut paraitre étrange, mais c'est le calme qui habite la moindre parcelle de mon corps. Mon esprit est complètement vide. Je tends l'oreille, écoutant l'extérieur. Puis j'arme le révolver d'un geste sur avant de me diriger de nouveau vers l'arrière de la maison. Je marche en silence dans l'herbe, les jambes légèrement fléchies. Je marque un temps d'arrêt derrière le mur, prenant une bouffée d'oxygène. Et là, tout est clair, je sais parfaitement quoi faire. dés quand sortant de ma cachette, je vois le premier homme je presse la détente. La balle part pour se ficher dans ma cible qui s'écroule dans un gargouillement.
On ne savait pas combien ils étaient. Là, je peux dire qu'ils sont trois. Les ordres claquent, les balles fusent de nouveau. Mais je ne démords pas, et une seconde personne vient s'écraser sur l'herbe. J'échange quelques tires avec les deux derniers survivants. Je remercie mon don plusieurs fois, car je pense que sans lui je serai mort plusieurs fois.. Mais heureusement, que l'un de mes adversaires commet une erreur. Celui de marquer un temps d'arrêt quand ma balle vient se loger dans son épaule.
Je fonce sur lui, et mon poing s'écrase dans son visage. Il s'écrase sans un bruit. Mais la voix dans mon dos, me laisse pas le temps de faire quoi que ce soit.

-Plus un geste, ou je bute la fille.

La première question qui me traverse l'esprit est: Quelle fille? Puis je me rappel des quelques minutes de tranquillité avant l'attaque. Ah oui... Celle là.. Elle se trouve devant l'homme, une arme sur sa tempe. Je la détaille un instant, puis fixe l'homme. Et lentement je croise les bras sur mon torse, un air blasé sur le visage. L'homme ne l’accueille pas très bien en resserrant sa prise sur la fille.

-Quoi, tu crois que je ne suis pas sérieux?
-Si si, je te crois tout à fait capable de la tuer. Mais qu'est-ce qui te dis que j'en ai à faire quelque chose de cette fille?

L'homme me regarde, légèrement déstabilisé. Bon, je l'avoue que je ne suis pas trop chaud pour laisser cette fille mourir dans une histoire qui ne la concerne pas. Je garde mon masque alors que mon cerveau à tout allure. Cherchant une solution, alors que des mots sortent de nouveau de mes lèvres.

-Ben alors? Va-y, éclate toi à répandre la cervelle de cette jeune femme sur le sol. Après, on a chacun ses trips.. Personnellement, je trouve pas ça très propre...  

Au même moment, Kô toujours fidèle à sa discrétion dans les moments tendus, apparait derrière l'homme. Et sans une hésitation, il plante son couteau dans le cou de sa proie. Le coup de feu ne part pas et je retiens de justesse mon soupir de soulagement. Je m'avance vers la voiture tout en souriant à l'asiatique.

-Super Kô, franchement tu es toujours aussi doué... Qu'est-ce que tu fous Robb?!

Je viens de voir ce dernier attraper la fille et la trainer derrière lui. Puis sans un mot, il la fait assoir sur la banquette arrière.

-On la prend avec nous. Elle a vu nos têtes un peu trop clairement à mon goût...

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Alianore Pérénaée
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MessageSujet: Re: Premiers pas dans l'inconnu... Lun 18 Nov - 9:16

Une question tourne en boucle dans son esprit, ne semblant pas se rendre compte de son inutilité en cette situation critique : pourquoi elle ?
Elle avait certes quelques réticences pour les hommes – et les femmes – qui échangeaient des balles à tout bout de champ mais cela encore elle l’aurait pu accepter si cela ne s’était déroulé sous son nez – et, accessoirement, dans son ventre. Elle était arrivée depuis moins d’une journée et elle se trouvait déjà dans les ennuis jusqu’au cou – ennuis qu’elle avait tout fait, même traverser la moitié de la planète, pour fuir. Seule consolation : les deux parties qui s’affrontaient ici ne semblaient pas intéressées par sa petite personne, la pensant morte ou sur le point de l’être, aussi entreprit-elle une manœuvre d’esquive pour s’éloigner du champ de bataille où les premiers cris fusaient : les balles trouvaient enfin leurs cibles mais tant que ce n’était pas elle, elle n’en avait cure. Les pierres dissimulées dans l’herbe lui écorchaient les genoux et les mains alors qu’elle recule à quatre pattes, presque couchée à même le gazon, avant de buter contre un obstacle.

Elle se fige, laisse passer un instant avant de tourner la tête vers un homme qui me fixe d’un regard gris froid et pointe vers moi un révolver, ce qui achève mon mouvement. Ses muscles se tendent tandis que son cerveau fonctionne à toute allure pour tenter de trouver une échappatoire, ce qui semble amuser son ravisseur qui plisse les yeux avant de lui ordonner, d’un geste sans équivoque, de se redresser, ce qu’elle fit lentement de manière à ne laisser aucun doute quand à ses intentions. Dos à l’homme en arme, elle leva les mains à auteur de sa tête et ignora se qui se passait devant elle pour ne plus se concentrer que sur ce qui se déroulait dans son angle mort. Elle se détendit – ou du moins tenta-t-elle de le faire, ce qui n’était pas évident mais elle fut plutôt satisfaite du résultat – et chercha en elle les réserves de la formidable énergie qui affluait dans ses veines quand elle le désirait. Sa proche guérison allait sans doute altérer ses gestes mais elle se sentait suffisamment remise – ou désespérée – pour tenter de l’avoir par surprise.
Oh, cela avait pourtant bien commencé : elle avait attendu le moment où elle avait senti le métal froid déformer sa tunique pour se mettre de profil et laisser le canon pointer dans le vide tandis que sa jambe, elle, ne manqua pas sa cible et son talon vint cueillir l’homme au niveau des côtes flottantes, ce qui eut pour effet de couper la respiration à son agresseur. Mais cela ne le déconcerta que quelques instants, assez pour accuser le choc de la douleur qui avait surgit dans son estomac mais insuffisant pour lui permettre de le mettre définitivement à terre. Il se reprend avec la vitesse de celui pour qui se genre de coup est monnaie courante et pointe à nouveau son arme vers elle après avoir mis fin à toute future résistance en lui tirant une balle dans le pied qui était toujours à terre, ce qui la fait tomber lourdement. Cette fois-ci, c’est lui qui la relève de force et pointe sans merci son arme vers sa boite crânienne. Il la traine sur quelques pas afin de se trouver dans une zone plus éclairée et stoppe la manœuvre de tous les protagonistes d’un « -Plus un geste, ou je bute la fille. » plus que convainquant.

Seul le froid de l’arme qui se diffuse sur sa peau couverte de sueur et l’adrénaline qui court dans son corps sous l’effet de la peur l’empêche de sombrer dans l’inconscience qui tente de l’étouffer sous un filet de douleur. Au fur et à mesure que la discussion – qu’elle n’écoutait nullement – se déroulait, elle se calma pour ne plus être qu’une gêne et elle rouvrit ses sens à son environnement. Un bruit dans son dos la fit se raidir, ce que son ravisseur sentit bien entendu et lui occupa l’esprit le temps de se faire assassiner par derrière par un des hommes qui l’avait accueilli. Elle ne se rendit compte de la chance qu’elle avait eu que le coup de feu ne lui fasse pas exploser la cervelle que lorsqu’un homme – visiblement dans le groupe de son « sauveur » - lui prit le poignet pour la mener de force jusqu’à la voiture et la faire entrer sans qu’elle oppose la moindre résistance : ses dernières mésaventures avaient achevés de la vider de ses forces et elle ne se voyait vraiment pas rester dans ce jardin, entourée de cadavres, pour expliquer calmement aux policiers qui n’allaient sans doute pas tarder à arriver qu’elle s’était trouvée au mauvais endroit au mauvais moment.

Elle revint partiellement à elle quand son nouveau ravisseur – mais pouvait-on réellement appeler ainsi un homme qui venait de lui sauver la vie et de lui éviter une fâcheuse nuit en garde-à-vue – expliqua les raisons de son enlè… comportement d’un laconique : « -On la prend avec nous. Elle a vu nos têtes un peu trop clairement à mon goût... ». Elle failli lancer que c’était fort aimable à eux de l’emmener plutôt que de la tuer elle aussi et que, de toute façon, elle n’avait pas vraiment suivi le déroulement précis de ces dernières heures mais, étrangement, se tut et ne proféra pas un mot tout le long de leur voyage. Elle évitait de dévisager les gens qui l’entouraient, de peur qu’ils se disent que, finalement, elle serait aussi bien morte. Pour la même raison, elle évita de regarder par la voiture et si fit le plus petite possible – ce qui était facile vu sa taille réduite. Tout en griffant sauvagement son index avec la pouce de l’autre main – une mauvaise habitude dont elle n’arrivait pas à se défaire -, elle portait une attention discrète aux propos qui s’échangeaient autour d’elle : visiblement, la décision de la garder avec eux ne faisait pas l’unanimité et les remarques, souvent cinglantes, fusaient dans toutes les langues imaginables. Ils en changeaient toutes les deux ou trois interventions, reprenant parfois les mêmes sans donner de signes avant coureurs, juste dans le but de la perdre. Malheureusement pour eux, elle connaissait la majorité des langues de l’hémisphère Nord et suivre leur dialogue ne fut pas un problème majeur : la seule difficulté qui s’imposa à elle fut de rester neutre alors qu’elle détestait laisser ainsi sa vie entre les mains – et surtout les mots – de quelqu’un d’autre. Elle sentit la voiture accélérer et prendre un virage serré qui la plaqua contre la porte de gauche à travers la vitre de laquelle elle put confirmer son pressentiment : ils s’étaient engagés sur l’autoroute et se fondaient à présent dans le flot continu des voitures qui arpentaient continuellement les voies d’accès à New York. Visiblement, le petit groupe ne comptait pas faire long feu dans les environs – et pour une fois, elle les approuvait – mais la présence à ses côtés de véhicules les dépassant l’informa qu’au moins ils avaient l’intelligence de ne pas se faire remarquer et de respecter les grandes lignes du code de la route. Après ces quelques utiles constatations – décidemment, son esprit avait du mal à faire le tri entre les informations utiles et les autres mais elles avaient au moins le mérite de détourner son attention d’une discussion qui l’angoissait terriblement : les voix haussaient d’un ton et chacun des protagonistes refusait de revenir sur ses positions. Celui qui l’avait accueillie – et paraissait si calme quand elle lui avait parlé – était le premier à réclamer sa mort et savait appuyer sur les bons boutons puisque son voisin qui l’avait fait entré dans la voiture finit par sortir son révolver et le pointer vers elle en demandant d’une voix étrangement calme et pragmatique qu’un vote à main levé décide de son sort et qu’il appliquerait la sentence immédiatement.

Après un silence pesant, le conducteur finit par grommeler que l’abattre en pleine rue était le meilleur moyen d’attirer l’attention sur eux mais insista sur le fait que ce n’était que partie remise. Avec un soulagement nettement perceptible par tous, Alianore le vit du coin de l’œil ranger son arme ; néanmoins, aucune expression ne transparaissait sur ses traits et elle ignorait si elle avait gagné le droit de vivre dans une lutte silencieuse qu’elle n’avait pas saisie ou si ce n’était là qu’un sursis. Son cœur avait évidement une nette préférence pour la première solution mais on ne lui avait malheureusement pas donné voix au chapitre.

Un second silence – à peine plus détendu – succéda à la scène et la jeune femme se remit doucement à respirer, sentant l’adrénaline refluer après la bataille et ce moment de stress intense et la fatigue la gagner, muscle après muscle et malgré les protestations de sa raison : ce n’était pas vraiment le moment optimal pour piquer un somme. Son organisme resta sourd à ces vaines protestations et elle finit par se rendre, grommelant mentalement qu’après tout, elle ne pouvait rien changer à la situation : sauter en marche d’une voiture à une telle vitesse pour se faire écraser immédiatement après n’était pas une option et tenter de prendre les commandes de la voiture était hors de sa portée. Qu’elle le veuille ou non, son droit à vivre ne lui appartenait plus et il était préférable pour elle que, une fois un moment propice à une intervention venue, elle ne s’effondre pas pour ne pas avoir pris un sommeil qu’elle trouvait avoir amplement mérité. C’était tout de même la deuxième fois en une journée qu’elle se faisait attaquer et, avec le décalage horaire, presque un journée qu’elle n’avait pas rechargé ses batteries dans lesquelles elle avait puisées sans vergogne, autant pour se soigner que pour se maintenir en alerte. Seulement trois petites heures fut l’argument qui balaya définitivement sa résistance et la fit plonger dans les bras de Morphée sans plus attendre.

[à toi ! Tu es sur la place avant côté passager, Kô est au volant et Robb derrière toi à côté de moi Smile ]
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Joke-Alan Varlek
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MessageSujet: Re: Premiers pas dans l'inconnu... Mar 26 Nov - 10:06

Vu qu'il ne faut pas qu'on s'attarde pas ici, je ne dis rien de plus. Alors que Robb s'installe à l'arrière à côté de sa prisonnière, je m'assis au côté de Kô. Je m'installe de façon à avoir la portière dans mon dos. Pas très confortable j'en conviens mais au moins j'ai tout le monde dans mon champs de vision. La fille s'était recroquevillée dans un coin de la voiture. Bon, elle ne nous posera pas de problème je pense. La fatigue, et la peur se lit dans toute sa personne. Et puis Robb ne la quitte pas des yeux. Ce gars n'est pas méchant, il est juste capricieux. Et ceci avec tout le monde. Bref, il a un caractère de gosse, doublé d'un énorme alter égo. Voilà pourquoi beaucoup de filles se sont plaintes de lui, ou le trouve trop sur de lui. Je souris intérieurement, gardant mon visage froid. C'est pour cela, que on se prend quelques fois le chou Robb et moi. Bon, jusqu'à maintenant c'est pas aller bien loin. Kô me sors de mes pensées.

-Bon, on fait quoi maintenant?

Nous roulons sur l'autoroute, les voitures passent à côté de nous dans un bruit feutré. Voilà pourquoi notre conducteur a préféré poser la question maintenant. Là au moins, nous pouvons parler sans qu'il fasse beaucoup attention à la route.

-Il nous reste quoi comme option?

Il y a un bref silence pendant lequel Robb fait la liste de nos planque en silence. Puis il déclare.

-Ben, je crois qu'il ne reste plus grand chose. Il y a cette petite maison abandonné au fin fond du coin paumé. Le meilleur endroit pour se faire oublié...
-Pour moi ça me va.


Je ne prends même pas la peine de répondre, sachant qu'on a pas le choix. On s'est peut être débarrasser des gars tout à l'heure mais ce n'est pas pour ça qu'on est tiré d'affaire. Il faut qu'on ne donne plus de trace de vie, et reprendre notre affaire plus tard.

-Et la fille?

Kô vient de jeter un regard dans le rétroviseur. Je fais une légère grimace. Cette question était obligatoire, mais bon... Elle fait monter  la tension d'un cran. Robb répond, sans une hésitation.

-La question ne se pose pas trop..
-Ce qui veut dire?


Je sais très bien ce qu'il veut dire. Mais je veux en être sur. Et puis peut être que la fille derrière va réagir, essayant de sauver sa peau. Ce qui va peut être l'aider.

-Joke, me dis pas que tu n'as pas compris! On s'en débarrasse tout simplement.
-Et pourquoi?


Robb s'énerve facilement, et c'est pour cela que le ton monte d'un coup. D'ailleurs un joli juron résonne dans l'habitacle. Je ne connais pas la langue maternelle de Robb, mais je ne doute pas que s'en soit un...

-Joke! Elle connait nos visages. Elle a vu ce qui c'est passé! Et en plus elle a faillit se faire tuer! Si elle parle, on est foutu!

Pas de réaction du côté de la fille. Je me concentre sur Robb.

-Regarde la. Franchement tu crois qu'elle va parler?
-Rien à faire. Tu crois que la chance sera toujours là pour te sauver? Moi je ne crois pas.
-Mais je te parle pas de chance! Mais de bon sens! Elle n'a pas été la seule à nous voir. Donc si les autorités ne la retrouve pas, on sera encore plus dans la merde!


Je grommelle quelques mots sur les idiots qui habitent ce monde en russe. Je ne trouve pas cela bien logique de mettre fin au jour d'une fille pour une histoire comme ça. Surtout que si elle ne serait pas venu avec nous, elle aurait vu nos têtes en coups de vents. Et puis si elle est intelligente, elle aurait compris que parler lui aurait attirer des problèmes. Voici l'une des raisons pour laquelle je ne veux pas tuer cette fille. Mais en plus il y a sa façon d'être qui ne me donne pas envie de la faire disparaitre de ce monde. Mais ce n'est pas une raison suffisante pour les gars.
Je me raidis quand je vois Robb sortir son révolver et l'agiter dans tout les sens. Il se met à parler de nouveau dans langue maternelle, et Kô lui répond d'un ton calme. Finalement je passe ma main dans les cheveux, esquissant un sourire moqueur.

-Et ben tu sais quoi Robb, je vais te dire comme à l'autre gars qui a fini la gorge grande ouverte. Fais comme tu veux. Après si tu veux repeindre cette voiture et nous avec de son sang, ça ne me pose pas de problème. Mais en tout cas, viens pas pleurer si les poulets nous choppent dans les heures à venir.

Mais Kô ne lui laisse pas le temps de décider.

-Robb, si on tue la gamine en pleine autoroute, ça va pas être discret.

Ben voilà. Robb repose lentement le révolver sur ses cuisses. Je me calle plus confortablement dans le fauteuil, on a de la route qui nous attend.

***

-Désolé les gars mais il faut vraiment que je m'arrête.

La voiture se stoppe devant un petit hôtel miteux. Les portes claquent et nous voilà dehors. Robb ouvre celle de la fille, et grommelle quelques mots.

-Qu'est-ce que tu fais?
-Je la réveille.
-Il vaut mieux pas. Il y aura moins de risque qu'elle fasse tout rater. Donc on la laisse dormir. Avant qu'il fasse le moindre geste, je le pousse de l'épaule. Très mauvaise idée si il la touche. Et je m'en occupe.


Je la prend dans mes bras et suis les gars à l'intérieur. Les banalités sont échangées avec l'accueil et nous voilà avec une chambre. Ombrageux Robb se laisse tomber dans un fauteuil allumant la télé. Celle ci remplit le silence, tout en projetant des lueurs qui crées des ombres sinistres. Kô lui s'allonge de tout son long sur le lit, me faisant bien comprendre que je me débrouille. Poussant un soupir, je dépose la fille endormie sur le dernier truc restant. Un genre de canapé, qui semble avoir eu des jours meilleurs.
Mon pactage déposé, je prends mon sac contenant quelques affaires et prévient les gars:

-Je suis dans la salle de bain, garder la fille quand même à l'oeil.
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Alianore Pérénaée
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MessageSujet: Re: Premiers pas dans l'inconnu... Mer 27 Nov - 4:58

Les cahots de la route ballotaient son corps flasque alors qu’elle arpentait innocemment le domaine des songes, semblant avoir oublié que sa vie s’était jouée à peu de choses il y a quelques instants et qu’elle était loin d’être tirée d’affaire. Mais la fatigue avait effacé toutes ces préoccupations de son esprits les quelques heures dont elle fit bon usage pour recharger ses batteries. Une fois cela chose faite, elle ouvrit un demi-œil sur les fugitifs qui peuplaient l’habitacle de la voiture, fit taire sa mémoire qui commençait à lui rappeler de mauvais souvenirs et invita Morphée à faire une petite partie de cartes pendant qu’elle pouvait encore garder cette couverture de torpeur qui couvrait son esprit était toujours en place.
Autour de la voiture noire les véhicules se faisaient plus rares au fur et à mesure qu’ils s’éloignaient de New York et le voyage se faisait plus uniforme, plus calme, chacun laissant l’adrénaline partir pour être remplacée par une douce léthargie qu’une phrase fit exploser.

-Désolé les gars mais il faut vraiment que je m'arrête.

Malgré le faible volume de la voix et le ton harassé qui la privait d’entrain, il n’en fallut pas plus pour tirer définitivement Alianore du sommeil. Elle se retint in extremis de s’étirer mais, heureusement occupés à sortir de la voiture, aucun de ses ravisseurs n’avait perçu son mouvement et elle s’appliqua à ne plus bouger le petit doigt et à détendre ses muscles. Néanmoins, elle ne put empêcher son souffle de s’emballer quand sa portière s’ouvrit et que la voix de l’homme qui avait failli lui faire sauter la cervelle lui parvint. Ils n’allaient pas l’abandonner en pleine nature tout de même ! Avant qu’elle ait pu exprimer son désaccord à grands coups de pieds et de poings, une seconde voix fit son irruption, la dissuadant de bouger.

-Qu'est-ce que tu fais?
-Je la réveille.

Le soulagement acheva de la détendre et elle se laissa faire, assurée pour de bon que ces messieurs n’allaient pas simplement la laisser pourrir – au sens propre comme au sens figuré – au milieu d’un bois glacé.


-Il vaut mieux pas. Il y aura moins de risque qu'elle fasse tout rater. Donc on la laisse dormir.


Tout à fait rassurée sur son sort, elle se laissa porter et savoura comme il se devait la chaleur qui se dégageait des bras solides de son ravisseur en résistant du mieux qu’elle pouvait à l’envie d’entrouvrir les yeux pour déterminer vers quelle sorte de coupe-gorges ils se dirigeaient. La voix faussement enjouée de la femme de l’accueil lui fournis le peu de renseignements qu’il lui manquait et elle se conforta dans son rôle de belle endormie jusqu’à sentir sous elle un tissu rêche et une surface qui avait dû être souple dans une autre vie mais qui, là, lui donnait une furieuse envie de bouger. Malheureusement pour elle, si le conducteur était de toute évidence celui qui – avec un grand soupir de contentement – avait fait jouer les ressorts bruyants de ce qui devait être le lit, ses amis avaient l’œil sur elle.

-Je suis dans la salle de bain, garder la fille quand même à l'oeil.

Enfin, au moins un des deux.
C’était le moment idéal pour une évasion et elle en avait bien conscience, mais quelque chose en elle la retint. Ils ne l’avaient pas tuée – ce qui était plutôt sympa – et lui avaient même sauvé la vie – ce qui était encore mieux – et elle était lui-même poursuivie – mais pas par eux, c’était déjà ça – alors au final, rester avec eux n’était pas une si mauvaise solution, surtout qu’ils avaient l’air d’avoir de la ressource. Et puis, c’étaient eux qui avaient les clés de la voiture et elle ne s’y connaissait pas suffisamment pour en prendre le contrôle avant que tout le monde ne la rattrape, sûrement à grands coups de feu. Mieux valait donc se tenir tranquille, pour l’instant du moins…
Après de longues minutes de réflexions pour déterminer quelle serait la suite des évènements, elle finit par rendre les armes et remuer pour tenter de trouver une meilleure position tout en ouvrant un œil qu’elle tentait de rendre ensommeillé sur le visage d’un de ses ravisseurs qui, dès son premier geste, avait braqué sur elle un regard de glace. Elle se figea quelques instants, surprise, avant de tester les limites de sa permission à bouger en s’étirant avec délice : ce canapé était vraiment des plus inconfortables ! D’une phrase laconique qui la fit se raidir, le jeune homme indiqua à son compagnon qu’elle était éveillée sans la lâcher du regard ou répondre à sa salutation faussement sympathique. Elle chercha des yeux ses affaires mais ils en semblaient pas s’en être chargés et elles devaient être restées dans la voiture mais elle ne songea même pas à leur demander la permission d’aller les chercher, se contentant simplement de se lever, d’ignorer l’arme qu’il avait saisie et de placer une chaise à côté du fauteuil sur lequel il était assis pour suivre les informations qu’il avait allumées.

Absolument consciente du canon de l’arme qui devait être pointée sur elle en ce moment, elle garda un visage impassible et ne se donna pas la peine de trembler, tout aussi assurée que, s’il décidait de faire feu dans un hôtel qui, pour peu luxueux qu’il soit, devait tout de même être occupé, ils n’auraient pas le temps de s’assurer de sa mort – ni de sa guérison qui était plus que probable maintenant qu’elle avait récupéré des forces. Elle ne lui accorda pas un regard avant que le conducteur n’intervienne et explique gentiment à son petit camarade ce qui ne lui avait demandé que quelques secondes de réflexion pour comprendre et de lui tendre un couteau large, tranchant et infiniment plus silencieux qu’une arme à feu. Ils restèrent donc côtes à côtes, dans une coexistence tendue qui menaçait à tout moment de se rompre sans jamais le faire, qu’ils se tinrent au courant des dernières nouvelles, chacun constatant avec soulagement qu’on ne faisait mention de leur disparition ni de la fusillade qui avait éclaté dans un quartier qui, pourtant, était réputé comment clame ; tout en sachant pertinemment que cela n’allait pas durer et, qu’avant le lendemain soir, les médias locaux auraient été alertés et la police seraient à leurs trousses. Mais il est des choses qui ne se disent pas, aussi n’échangeaient-ils pas un mot – et n’allez surtout pas croire que c’était simplement pour respecter le sommeil que le conducteur avait en retard et qu’il rattrapait allègrement à grands coups de ronflements enthousiastes.  
C’est donc ainsi placés, l’un menaçant, l’autre affamée – mais n’ayant point trouvé ni réfrigérateur ni sac à dos, figée dans l’attente – que celui qui l’avait portée les trouva une fois ressorti de la salle de bain.

[ça ne fait pas avancer grand-chose mais il fallait bien que tu sortes un jour ou l’autre ^^’’]
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MessageSujet: Re: Premiers pas dans l'inconnu... Mar 3 Déc - 19:41

Je referme presque avec bonheur la porte derrière moi. Une sorte de silence m'entoure, même si j'entends la rumeur de la télé et les rares voitures qui passent dehors. Ce qui me tranquilise c'est d'être enfin seul, n'ayant personne à mes côtés.
Je m'assois au bord de la baignoire, et ouvre le sac. Je le vide dans un coin, c'est dans un bruit métallique qu'il se déverse sur le sol. J'attrape le ciseau et me devant le miroir. Le claquement régulier vient peu à peu emplir mes oreilles. Les mèches de cheveux brunes tombent autour de moi. Au premier abord, on pourrait croire qu'il ne faut pas me laisser un ciseau entre les mains, vu dans quel état sont mes cheveux quand j'ai fini. Les mèches de ma chevelure grossièrement taillée partent dans tout les sens. Révélant de nouveau mon visage gravé de cicatrices. Et franchement je préfère cela. Je ne suis pas de ces gens qui aiment cachés leur physique derrière des vêtements trop grands ou des mèches de cheveux.

Je me penche de nouveau vers le sol, laissant le ciseau dans l'évier. J'empoigne la couleur que j'ai acheté il y a quelques jours. Pendant les instants qui suivent, j'applique la couleur avec des gestes qui me sont maintenant habituels. Cela fait un petit bout de temps que j'ai décidé d'adopter ce style on pourrait dire. Et je ne pense pas en changer. Profitant de ces gestes habituels, je me laisse envahir par mes pensées.

Même si on ne la pas dit clairement, je sais exactement où nous allons. Dans une planque en plein milieu d'un genre de désert. Pas bien grand, mais le faite que les gens en général ne s'y interesse pas, nous arrange grandement. Mais je sais que c'est là que tout va se jouer. Car là bas, Robb saura qu'on peut tuer la fille en toute discrètion, et utiliser les coyotes pour planquer le cadavre. Un sourire me vient, il y aura une bagarre je pense.. Je me fais craquer la nuque, et cette perspective ne m'effraie pas du tout. Au contraire, je vais pouvoir montrer à Robb que je suis à la hauteur de la réputation qui me suis.

Je me débarasse de mes vêtements et entre dans la douche. Alors que l'eau vient frapper mon corps dans un faible jet, je regarde le surplus de couleur s'écouler à mes pieds. Lorsque le rouge arrête de s'écouler je sors de la douche. Après m'avoir séché, j'allume la tondeuse électrique. Son vombrissement emplit mes oreilles, me coupant encore un peu plus du reste du monde. De nouveau des mèches de cheveux volent dans les airs.
La tondeuse s'est tut, elle est maintenant rangée avec le reste dans mon sac. La salle de bain a retrouvé son apparence de départ. Je passe ma main sur mon crâne. Mes cheveux rasés rapent le bout de mes doigts, alors que la crête de quelques centimètres vient chatouiller le creux de ma paume. J'attrape mon sac et décide de sortir.

Tout le monde semble tranquille. Kô s'est endormi sur le lit, ses ronflements emplissent la chambre. J'esquisse un petit sourire. Puis mes yeux tombent sur les deux personnes restantes. La fille et Robb sont assis côté à côte, regardant avec attention les infos. Cela aurait pu paraitre normal sauf que le couteau au creux du poing de l'homme lance des éclats menaçants. Je pousse un soupire, puis commence à fouiller dans les étagères. Rien. Bien sur j'aurai dû m'en douter. On doit payer pour manger en plus de dormir ici. Je me tourne vers la fille.

-Tu as faim?

Devant l'air de Robb je le rassure en sortant un couteau caché sous ma veste à capuche dans mon dos. Après à lui de voir si il décide de se fier à moi ou pas. Et si il veut qu'on se prenne encore une fois la tête.
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Alianore Pérénaée
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MessageSujet: Re: Premiers pas dans l'inconnu... Dim 15 Déc - 8:52

L’homme à sa droite était tendu comme un arc, guettant ses moindres faits et gestes qui n’étaient pas nombreux puisqu’elle se tenait sagement immobile, résistant à l’envie de le faire réagir en se disant qu’elle aurait sans doute bien d’autres occasions de l’embêter si elle arrivait à rester avec eux. La présence de la lame nue à côté d’elle ne la gênait pas, pas plus que le retour de celui qui l’avait portée et dont elle avait été avertie par l’arrêt de la douche mais elle n’avait pas daigné se retourner, se contentant d’attendre, un demi-sourire ironique sur les lèvres, sa réaction face à la situation. Son expression laissa plus transparaitre son amusement que sa surprise quand il s’adressa à elle : enfin un ravisseur poli ! Et prêt visiblement à sortir quelques feuilles de sa poche pour sa petite prisonnière... Peut-être avait-elle finalement plus de chance qu’elle ne le croyait de rester avec eux...
Cette attention ne doit pas leur être coutumière à l’expression méfiante et furieuse de mon gardien dont elle observait du coin de l’œil la réaction. Ce fut finalement elle qui la décida : une occasion se présentait de le contrarier et, après qu’il eut tout de même menacé de la tuer, elle s’en serait voulue de ne pas lui rendre la monnaie de sa pièce. Elle acquiesça tout haut et se leva avec une indolence mêlée d’effronterie et s’étira en prenant tout son temps, consciente d’être en position délicate et n’en tirant que plus de satisfaction en voyant les évènements tourner à son avantages. Par une chance mystérieuse, son voisin se contint même si elle ne doutait pas que cela lui demandait un effort colossal qu’il ne faisait sûrement pas pour se beaux yeux et elle finit par se détourner de lui pour se diriger vers celui pour qui la notion de galanterie n’était pas reléguée au rang d’insulte.

Tient ! Il semblerait qu’il se soit refait une beauté... Comme si c’était le moment de penser à ça ! Surtout que ce n’était pas vraiment discret de faire cela maintenant : ils étaient dans un hôtel, il y avait certainement des caméras de surveillances – au moins dans le hall – qui enregistreraient ce genre de changements... Après, il était certain qu’il paraissait beaucoup moins suspect maintenant qu’il n’avait plus l’air dépravé. Il avait même l’air plutôt frais pour quelqu’un qui venait de passer plusieurs heures dans une voiture après une fusillade, ce qui acheva de la convaincre qu’ils en avaient vues de plus belles que ce qui lui était arrivé.
Elle lui adressa un sourire de façade qui étirait mollement ses lèvres avant de le suivre d’une démarche un peu raidie mais qui s’affirmait à chaque pas et qui, malgré sa petite taille, lui permettait de ne pas être à la traine. Ils arpentèrent les couloirs dans un silence total seulement brisé de temps en temps par le bruit de leur pas sur le sol, elle faisant semblant d’admirer la tapisserie qui avait clairement besoin d’être refaite et lui faisant... ce qu’il avait envie de faire. Ils ne croisèrent personne – pas étonnant vu l’heure ! – mais de nombreuses clés étaient accrochées derrière la standardiste, à qui elle adressa un petit signe de tête quand elle les salua avec son sourire factice, ce qui montrait bien que cet hôtel n’était pas le plus prisé de la région.
Ils sortirent dans l’air froid de cette fin de soirée, et se dirigèrent vers un bâtiment proche dont l’enseigne leur paraissait propice à la vente d’un repas à peu près chaud à cette heure-ci.

« On leur prend aussi quelque chose ? »

L’air qui sortait de sa bouche se transformait immédiatement en buée et elle frissonnait, notant dans un coin de sa tête qu’elle devrait récupérer son sac au retour. Elle jeta un œil à son voisin, se demandant pensivement ce qui avait bien pu l’amener dans une telle situation... Mais elle ne se faisait pas d’illusion : les chances pour qu’elle l’apprenne étaient proches de zéro. Elle soupira, acquiesça à sa réponse [quelle qu’elle soit, elle ne va pas te contredire^^] et ouvrit la porte pour le laisser entrer. Elle espérait qu’il avait de l’argent sur lui car, de son côté, tout ce qu’elle avait était dans le coffre et elle imaginait mal braquer un fast-food...
Elle contempla avec envie les plats proposés, salivant presque devant un bon gros hamburger qui devait sûrement être plus gros sur l’image qu’en vrai mais bon... elle pouvait toujours espérer...

[désolée, je suis très occupée ces derniers temps >> J’espère que ça ira mieux avec les vacances ^^]
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Lylo Stain
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MessageSujet: Re: Premiers pas dans l'inconnu... Mar 9 Déc - 8:30

Lylo empoigna une poignée d'herbe entre ses doigts.
Tira.
Rien ne se passa. La fatigue de son corps rendait ses doigts tremblants et peu surs. Elle fronça les sourcils, se concentrant sur la manière dont elle tenait l'herbe pour assurer sa prise, et tira de plus belle. Un sourire de contentement apparut sur ses lèvres. Elle leva sa main à hauteur de ses yeux, l'ouvrit au vent.
Des fins brins d'herbe s'envolèrent.
Lylo respira un grand coup et se releva en prenant appui seulement sur ses jambes. Elle vacilla mais il était hors de question de s'avouer vaincue. Elle n'avait pas dormi depuis environ quarante huit heures, depuis qu'elle était arrivée à l’hôtel. Elle se trouvait actuellement dans un des plus grands parc de la ville, et l'animation qui régnait autour d'elle lui avait donné le tournis. Une infinité de rythmes se bousculaient sans aucune grâce. Un couple de personnes âgés qui avançaient lentement et bloquaient un chemin, un homme d'affaire qui s'empressait de bousculer des promeneurs pour aller dans un lieu obscur, une femme qui marchait d'un air déprimée le regard rivé sur le sol. Mais peu à peu ce rythme d'abord obscur s'était calé sur un tempo qu'elle avait commencé à percevoir, le tempo de la ville. Elle s'était arrêté au milieu d'une allée quand elle l'avait senti tout  d'un coup. Elle connaissait cette sensation, mais s'émerveillait à chaque fois de ce que cela engendrait. Elle comprenait la ville, cette fourmilière, ce désert. C'était un magnifique ballet, régi par une musique qui prenait sa source des paroles murmurées aux cris des enfants, des klaxons de voitures qui parvenaient de loin aux pépiements des oiseaux qui voletaient au dessus du parc. Elle avait secoué la tête en se moquant d'elle même : qu'elle avait été bête de ne pas comprendre plus tôt. Sa perception de la ville changeant, c'était Lylo elle même qui avait évoluée. Elle avait explosé de rire, et s'était a mise a se mouvoir en accord avec ce qu'elle ressentait. Quand le tempo accélérait, ses pas se faisaient plus rapides, elle pouvait courir, jusqu'à l’essoufflement. Puis elle ralentissait, valsait sur elle même sans porter attention aux regards curieux des passants qu'elle croisait. Elle s'était arrêtée observer en riant un cygne qui courait après un homme qui s'en était approché trop près. Puis elle avait entendu des rires quelques mètres et s'était retournée pour savoir ce qui les faisait naitre. Un grande femme fabriquait des bulles impressionnantes, et des enfants s'amusaient a les éclater quand elles étaient vraiment grande. Lylo semblait avoir retrouvé son âme d'enfant.
Elle avait fini par se remettre en route d'un pas calme, la fatigue la rattrapant peu à peu...
-Excusez moi ?
Lylo sortit de ses pensées.
-J'aimerais votre avis, un p'tit sondage qui concerne les jeunes de cette ville. Je représente l'association...
Lylo le coupa brusquement :
-Absolument aucune envie de... Oh et de toutes facons je suis pas de cette ville, ca règle la question.
Elle ne lui accorda plus aucune attention, et se remis a marcher. Elle maudit l'homme qui venait d'effacer le calme qu'elle s'était efforcée de conserver...
Peut être devrait elle dormir à présent. Le soleil qui tapait haut dans le ciel promettait encore quelques heures avant que la nuit ne tombe, elle pouvait se permettre de trouver un banc dans un endroit un peu plus calme pour se reposer. Elle pourrait une fois reposée mettre ses idées au clair, et décider de ce qu'elle allait faire...
Elle trouva son bonheur quelques minutes après, un banc à l'ombre d'un grand arbre. Elle s'allongea, et ferma les yeux directement. Elle espérait qu'elle n'allait pas encore être dérangée... Ce ne fut cependant pas quelqu'un d'autre qui l'importuna. Mais son estomac. Elle essaya d'abord de ne pas en tenir compte, elle referma les yeux... pour les ouvrir une nouvelle fois aussitôt. Elle comprit suite à une protestation particulièrement bruyante qu'elle ne s'endormirait pas le ventre vide.
Elle se releva les sourcils froncés, l'état de son corps l'ennuyant en la privant d'une certaine liberté de mouvement. Elle trouva vite la sortie du parc, et s'engouffra dans le centre ville en quête d'un endroit où calmer son ventre. Aucun restaurant du centre ville ne lui parut attirant. Trop bruyant, trop isolé, trop sombre, trop de monde... Elle marcha près d'une heure, d'une part pour se prouver qu'elle était encore plus forte que son estomac, et aussi le temps de trouver un fast food qui lui convenait. Celui qu'elle avait trouvé se trouvait assez éloigné du centre ville, dans un quartier qui ne semblait pas spécialement riche, à côté d'un hôtel qui lui semblait légèrement dépravé.
Elle ouvrit les portes, et sourit en entrant. Tout ce qu'elle aimait. L'ambiance de la salle du fast food était en équilibre entre intimité -personne ne se souciait des autres- mais pourtant il régnait une atmosphère qu'elle aurait qualifiée de conviviale. Il était rare de trouver ce genre d'ambiance pensa Lylo. Elle était vraiment bien tombée. Elle s'installa après un court instant de réflexion à une table au fond de la pièce. Convivial, mais il ne fallait pas abuser. Elle préférait regarder et s'imprégner plutôt que participer. Et là, elle avait faim. Elle demanda une pizza au serveur qui arriva, puis se ravisa avant d'en prendre deux. Puis son ventre émis un gargouillis qui lui fit comprendre qu'avec les forces dont elle avait, elle ferait mieux d'en prendre trois. Elle rigola devant l'air indigné du serveur. Beaucoup se trompaient sur sa fine taille, pourtant elle se savait capable d'engloutir des quantités impressionnantes de nourriture.
Le serveur arriva avec la première pizza qu'elle engloutit. Elle eut presque honte ensuite en se rendant compte qu'elle avait mangé tellement vite qu'elle serait incapable de dire de quoi était composée la pizza... Puis lorsque la deuxième arriva, Lylo se maudit.
Elle fouilla les poches de sa veste en cuir, celles de son jean, et retint un fou rire qu'elle ne laissa échapper que lorsque l'homme eut posé la pizza sur la table et qu'il soit parti.
Elle n'avait pas d'argent, et aucune idée quant à la façon de payer son repas.
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Alianore Pérénaée
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MessageSujet: Re: Premiers pas dans l'inconnu... Lun 15 Déc - 10:20

Si son voisin se chargeait de payer, elle n'allait pas se faire prier pour calmer son estomac qui semblait à tout prix vouloir faire entendre sa voix. Se contentant humblement de ce qui lui semblait être le plus calorique, elle fit son plus beau sourire au vendeur – celui qui voulait dire : ne lésinez pas sur les portions. Sa situation économique resterait précaire tant qu'elle n'aurait pas creusé son trou, alors autant que cet espèce de kidnapping serve à quelque chose. On nourrit bien les criminels, pourquoi devrait-elle se priver?
En attendant qu'arrive le paquet qu'elle devrait sans doute manger penchée par la fenêtre – n'en déplaise à monsieur de geôlier – au risque de gâcher la splendide moquette de la chambre, elle observa les clients qui profitaient du seul moment calme de leur journée. Sans doute était-ce du à l'heure tardive, mais elle trouvait que cet endroit était beaucoup plus calme que ses homologues de l'autre côté de l'océan. Toutes les places n'étaient certes pas occupées, et chacun laissait à son voisin cette petite distance qui vous fait vous sentir anonyme au milieu d'une foule. Un repas est un moment de partage, et à voir tous ces gens attablés sans même prêter la moindre attention à leurs voisins, il lui semblait voir plus de liens entre des inconnus qui partageraient un espace de restauration rapide le temps d'un soir qu'entre les amis des amis des amis que l'on croise à une fête et dont on a oublié le nom et le visage le lendemain.
Lentement, elle commença à se détendre, cessant de prêter attention aux commentaires qui s'échangeaient dans son dos, de l'autre côté du comptoir. Elle les enviait presque: si elle avait pu se trouver une petite heure pour souffler à cette époque bénie pas chacun où la nécessité de payer ses études et son loyer nous fait tenir encore un mois, voir deux, dans un établissement que l'on ne fréquentera plus jamais de sa vie.

Le bruit de la porte, bien qu'il fut discret, suffit à la tirer de ses pensées qui commençaient à dériver... un peu trop. Une jeune femme, seule celle-ci, entra. Chose étonnante, elle ne sembla pas perturber le rythme du lieu, se contentant de s'y ajouter avec un petit sourire satisfait. Sans doute s'agissait-il d'une habituée. Sa chevelure rousse attirait inévitablement les regards des personnes attablées face à la porte, mais ce flottement ne dura qu'une seconde... Sauf pour elle et son voisin, qui n'avait rien de mieux à faire – faute de se parler – que d'observer la nouvelle arrivante. Le très court moment de tension s'était substitué à une curiosité de façade, qui allait sans doute disparaître dès l'arrivée de leur commande. Ses yeux d'un vert plus transparent encore que celui qui illuminait les siens restaient calmes malgré le fait qu'une certaine obscurité arrivait à s'y cacher, laissant une petite distance entre elle et le reste. Comment pouvait-elle se frayer un passage aussi facilement entre l'atmosphère de la salle sans en faire partie?
Un serveur qui achevait de nettoyer une table prit sa commande en chemin, et elle ne put s'empêcher de la suivre des yeux, souriant en constatant qu'elle préférait une petite table au fond de la salle. Cela l'arrangeait, au fond, puisqu'elle pouvait garder un œil sur elle à travers les trous qui séparaient les piliers répandus un peu partout dans la salle. Elle avait un rire assez particulier. Une façon d'observer plus encore.

Une fois de plus, elle fut coupée en plein élan introspectif par l'intervention du serveur derrière le bar, qui finit par leur apporter deux sacs en plastique blancs, l'un et l'autre remplis de nourriture – ils avaient accompagné leur repas de ce soir par de quoi tenir la journée de demain, apparemment il était assez pressé. Toujours pas un mot d'échangé sur ma possible libération... mais il fallait bien dire qu'il ne s'agissait pas vraiment du meilleur lieu pour en discuter, et qu'il ne pouvait sans doute pas prendre la décision seul. Même si cela aurait sans doute mieux valu pour elle...
Ils sortirent, chacun un sac dans la main, frissonnant en retrouvant la caresse fraîche de l'air du soir après la chaleur douillette de l'intérieur, se dirigeant un silence vers l'hôtel. Elle avait espéré autre chose qu'un simple aller-retour, et allait s'y résigner lorsqu'elle entendit un bruit de choc et un cri en provenance du bâtiment. Elle se retourna, surprise, mais dû continuer à avancer à cause de la poigne de fer qui s'était refermée sur son bras, l'entrainant vers le bâtiment qui leur faisait face. Elle ne pouvait cependant s'empêcher de vouloir savoir ce qui causait cette agitation, malgré le risque de s'emmêler les pieds.

Elle se tordait le cou pour essayer de comprendre pourquoi les personnes sortaient, visiblement en courant, du bâtiment. Il y avait un problème mais... Des éclats rougeoyants achevèrent de la conforter dans son pressentiment: un feu s'était déclaré, sans doute dans l'arrière-cuisine, et se propageait lentement mais sûrement à travers tout le bâtiment. Heureusement pour les clients, plusieurs sorties de secours allaient leur permettre de sortir, mais le savoir ne l'empêchait pas de vouloir y retourner. Mais, étrangement, le dégager de la poigne de fer de cet homme lui était impossible. Elle ne pouvait que le suivre, monter les escaliers en évitant de se prendre les pieds dans le tapis, et ne pas se casser la figure dans la chambre. Quelle délicatesse, vraiment. Elle aurait compris s'ils allaient dans la direction opposée, mais être aussi empressé de rentrer au chaud lorsqu'un bâtiment brûle lui était peu coutumier. Elle aurait plutôt été du genre à rentrer dans le fast-food pour vérifier que tout le monde était dehors, ce genre de détails. Elle détestait attendre, observer de loin par la fenêtre que tout le monde était bien là, sans même pouvoir comprendre ce qui ce hurlait de l'autre côté du parking.
Ils n'étaient qu'au troisième étage, mais elle était sûre, rien qu'à voir la tête de ses voisins, qu'elle se ferait descendre si elle sautait, quelle que soit la vie en jeu. Ne pas attirer l'attention, n'est-ce pas?
Elle avait presque envie de les prendre au culot, juste pour voir s'ils auraient le cran de tirer.
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