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De la Musique pendant que tu Ecris ?
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Wesh, t'a pas deux minutes?

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Ema Satô
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Nationalité: Japonaise

MessageSujet: Wesh, t'a pas deux minutes? Sam 25 Jan - 6:53

    Abi ne savait pas quoi opter entre un sourire intéressé et une grimace, et elle finit par fermer le guide touristique en français qu'elle lisait.

    Elle était dans un bus brésilien, et si tout se passait pour le moment très bien, elle était actuellement en train de lire un guide sur le pays qui constituerait sa prochaine étape, à savoir le Mexique. Et ce qu'elle lisait en ce moment lui donnait à la fois encore plus envie d'y aller mais aussi envie de renoncer ou d'écourter son séjour aux lieux purement touristiques, chose qu'elle n'aimait généralement pas faire.

    Il fallait la comprendre aussi! Autant avant, elle n'avait entendu parler que des magnifiques bâtiments, parfois très anciens et en pleine nature, à visiter, autant ce jour là, depuis qu'elle avait ouvert son guide, elle n'y lisait que des éléments carrément négatifs! Par exemple, le guide lui conseillait d'être extrêmement prudente si elle se rendait dans la capitale, Mexico, car les enlèvements y étaient encore plus courants que les radars en France, et que nombre de faux taxis circulaient, les personnes étant tuées si aucune rançon n'était remise. Et l'autre élément peu encourageant était que les mexicains avaient la réputation d'avoir inventé le machisme, ils seraient sexistes comme pas deux et s'amuseraient à toucher des endroits intimes dans les bus et autres, encore pire qu'au Japon, qui avait pourtant des pervers qu'on ne trouvait nulle part ailleurs aussi!

    Abi fit la moue et, son optimisme et sa curiosité éternels refaisant surface, fini par opter pour un sourire. Des pervers? Elle aimerait bien voir ça! Elle en avait connu au Japon, et pas qu'un peu! Enfin, fort heureusement, elle les voyait à l'oeuvre plus qu'elle ne les subissait, ayant l'air particulièrement jeune, mais vu qu'elle ressemblait maintenant au mieux à une adolescente, elle avait parfois senti des mains se balader sur ses fesses, et le moins que l'on puisse dire, c'est que les coupables l'avaient à chaque fois regretté!

    C'est que, voyez vous, quand on s'en prend à une Scholiaste qui a, suite à la pression de parents inquiets pour sa sécurité, essayé tous les sports disponibles, on ne peut pas se sortir de ce type de situation sans une égratignure. Et Abi était particulièrement intolérante lorsqu'il s'agissait de pervers. Autant dire qu'elle n'avait jamais croisé deux fois le même... Alors des pervers, même mexicains, ne lui faisaient pas peur! Au contraire, se défouler ne lui ferait pas de mal, qui sait! Sauf que si elle y allait trop fort, elle pourrait avoir des problèmes, après tout ce n'était pas son pays d'origine.

    Et puis il y avait la question des kidnapping. Abi hocha les épaules. Ca l'avait vaguement inquiétée quand elle l'avait lu au début, mais finalement, elle ne se sentait pas tant concernée que ça. Après tout, elle n'avait pas l'intention de rester dans la capitale très longtemps, et elle pouvait même ne pas y passer, et surtout, elle aimerait bien les voir réussir à kidnapper un léopard en colère... Oui car, non contente d'être Scholiaste, Abi était également Métamorphe. Et même Guérisseuse, si vous voulez tout savoir. Alors à moins qu'ils aient une arme à feu, ils pouvaient s'amuser, même s'ils avaient des somnifères ça ne marcherait pas. Et puis elle doutait que la communauté laisse passer ça s'ils s'en prenaient à elle.

    Abi fit la grimace. Hum, finalement, elle se montrait peut-être un peu trop confiante. Si ils avaient une arme à feu, ça pourrait être dangereux, même pour elle. Et la communauté de Métis à laquelle elle appartenaient tenait plus que tout au secret, ils ne feraient pas forcément le déplacement pour expliquer deux trois leçons de vie à de possibles kidnappeurs. Et puis elle se surestimait trop en ce moment, cela la poussait à jouer avec le feu. Elle était Métis, d'accord, ses capacités étaient supérieures à celle des êtres humains et même à celles de la plupart des familles, néanmoins, elle avait très rarement utilisé ses capacités en situation réelle, à part contre quelques pervers. Ses parents l'avaient couvés petite, ne la laissant pas sortir seule, et cela ne faisait pas longtemps qu'elle voyageait ainsi, en solitaire, et elle n'avait pas été dans des pays qui craignaient trop jusqu'à maintenant.

    Abi hocha les épaules, rangea le guide dans son sac et décida d'oublier cela. Au pire, elle pouvait très bien se passer de visiter Mexico, ce n'était pas un problème, ce qui l'intéressait le plus ne s'y trouvait pas, et surtout, pour le moment, la question ne se posait pas puisqu'elle était au Brésil.

    La jeune fille bailla et se tourna vers la vitre pour observer le paysage. Comme à son habitude, elle avait prit le siège du côté de la vitre. Même si cela l'empêchait de se lever et de partir comme elle voulait si quelqu'un se mettait à côté d'elle, elle adorait trop observer le paysage. Et puis elle se savait capable de passer par dessus les sièges en un instant sans problème si besoin.

    Plutôt que le paysage, ce fut son propre reflet que la vitre lui renvoya.

    Abi avait 25 ans, mais en réalité, elle paraissait avoir beaucoup moins. Et les gens d'ici se trompaient d'autant plus qu'elle était clairement étrangère malgré son teint hâlé qui ressemblait à celui des gens d'ici, ils avaient donc plus de mal à lui donner un âge.

    Abi n'était pourtant pas si petite. Les japonais sont souvent plus petit que la moyenne, et quand Abi était allée étudier en France, la différence lui avait fait bizarre. Néanmoins, elle était plus grande que nombre de filles de son âge au Japon, si bien qu'en dehors, elle avait une taille à peu près normale, quoique légèrement plus petite, et surtout, elle avait l'air jeune.

    Oh, on est pas vieux à 25 ans, loin de là. sauf qu'Abi n'avait pas l'air d'avoir 25 ans, elle faisait beaucoup moins. Certains avaient été jusqu'à lui demander si elle avait 10 ans! Bon, c'était très rare, mais Abi les comprenait finalement, quand elle voyait à quel point certains enfants étaient grand malgré leur jeune âge. Et comme elle avait dans le pire des cas l'air d'une adolescente, la méprise était compréhensible. D'autant que son caractère curieux, joueur, frais et spontané allait dans ce sens.

    Abi se mordit la lèvre. Voilà aussi pourquoi elle se méfiant et que ces histoires sur le Mexique l'inquiétaient. Elle était d'autant plus susceptible de s'attirer des ennuis qu'elle avait l'air jeune et fragile et, qu'en plus, elle voyageait seule. C'était un coup à s'attirer l'attention des pires pervers du coin! Enfin, il ne fallait pas exagéré, si ça se trouve ils y avaient été un peu fort dans le guide, ça paraissait vraiment cliqué tout ça.

    Elle soupira. Elle était fatiguée, c'était le soir, la nuit tombait dehors, raison pour laquelle son regard avait d'abord été attiré par son reflet plutôt que par l'extérieur : bien qu'ils soient toujours en ville, les lampadaires de certains quartiers étaient cassés, accentuant encore l'obscurité.

    Abi quitta la fenêtre des yeux et s'étira. Elle pensait profiter du trajet du retour pour planifier la suite des événements et se renseigner d'avantage sur sa prochaine destination, mais elle le regrettait presque maintenant. Toute optimiste qu'elle soit, elle savait que ce n'était pas sûr de voyager seule, et puis elle avait plus tendance à être négative et avoir des idées noires quand elle était fatiguée. D'autant qu'elle avait eu une journée très chargée, ayant participé à un stage assez intensif de capoeira, un art martial brésilien, pendant plusieurs jours, et son cerveau n'avait pas l'air très enclin à réfléchir.

    Le bus ralentit à ce moment là et Abi ouvrit paresseusement un œil avant de sursauté. Eh, c'était son arrêt! Elle ne s'était pas rendue compte qu'elle approchait, perdue dans ses pensées comme elle l'était.

    Malgré le fait que les portes venaient à peine de s'ouvrir et donc qu'elle avait le temps, Abi se hâta d'attraper son sac et de sortir comme si le bus pouvait repartir à tout moment. Elle n'avait qu'une envie, rentrer chez le brésilien qui l'accueillait - elle adorait voyager par couchsurfing, et son porte monnaie l'appréciait sans doute même plus qu'elle - manger un peu et dormir! Le stage de capoeira était terminé, mais elle n'était pas pressée de trouver une nouvelle destination, elle pouvait encore rester un peu ici. Enfin, pour le moment, tout ce qu'elle voulait c'était un lit!

    Abi se mit à courir dans la bonne direction malgré sa fatigue. Plus vite elle serait arrivée, mieux se serait, et pas seulement parce qu'elle avait envie d'arriver vite retrouver son lit - et un bon repas brésilien, lui fit savoir un gargouillement de son ventre - mais aussi parce que la personne qui l'hébergeait habitait dans un quartier un peu à part et pas toujours très bien éclairé ni très bien famé, et Abi préférait éviter les mauvaises rencontres, c'était pas le moment de la chercher.

    Hélas, elle comprit très rapidement que son souhait n'allait pas être exaucé. Elle était toujours dans la rue où l'avait laissé le bus qu'elle entendait deux autres personnes en descendre et se mettre à courir après elle en criant dans un français approximatif et avec un fort accent :

    - Wesh, attendez mad'moiselle!

    Abi poussa un grognement exaspéré. Oh non, pitié, pas deux abrutis!

    Elle n'avait pas besoin de se retourner pour savoir à quoi ils ressemblaient. Ils étaient dans le bus avec elle, assez éloignés, et elle n'avait pas vraiment fait attention à eux sur le coup. Elle avait vaguement eu l'impression qu'ils parlaient d'elle à un moment pendant le voyage mais elle s'y était très vite désintéressée, fatiguée et perdue dans ses propres pensées, d'autant qu'ils parlaient alors brésilien et qu'elle ne comprenait pas grand chose. En tout cas, ils avaient en effet du l'observer, car s'ils l'avaient interpellée en français, c'est qu'ils avaient du la voir feuilleter un guide touristique en français.

    Sans se donner la peine de répondre, Abi continua sur le même rythme et tourna dans une ruelle. Elle n'avait pas envie d'accélérer, cela leur ferait croire qu'elle avait peur, mais elle n'avait pas non plus envie de s'arrêter pour les envoyer balader. La maison de son hôte n'était pas très loin, ils abandonneraient sans doute la course bien avant et dans le pire des cas, elle n'aurait qu'à accélérer juste avant d'arriver pour éviter qu'ils ne sachent où elle logeait.

    Néanmoins, intérieurement, elle pestait. C'était bien sa veine ça! Elle lisait des trucs sur des pervers et des kidnappings au Mexique, et c'était au Brésil que ça lui arrivait! Non mais sérieusement, qu'elle idiote, pourquoi n'avait-elle pas fait plus attention? Elle avait tellement l'habitude de la sécurité exemplaire du Japon et de la France, où elle s'était rarement baladée dans des zones à risque!

    Enfin, même si cela l'agaçait, Abi ne se sentait pas du tout en danger. Au mieux, c'étaient deux lourds qui voulaient juste lui faire une proposition malhonnête, au pire c'était plus compliqué que ça et elle pourrait les envoyer balader sans problème. Elle voulait justement éviter ce type de rencontre ce soir où elle était fatiguée mais tant pis...

    Abi continua de courir et finir par tomber sur une rue un peu plus large que celles qu'elle venait de traverser, les deux crétins toujours sur ses talons. C'est alors qu'elle aperçut le groupe qui se situait un peu plus loin, juste devant la rue qu'elle devait emprunter ensuite.

    Le groupe en question avait l'air du même acabit que les deux hommes qui la poursuivaient, et cela ne plaisait pas à Abi. Ce fut encore pire lorsqu'elle entendit un des hommes derrière elle leur crier quelque chose en brésilien.

    Kuso... Jura-t-elle en japonais en voyant le groupe se tourner vers eux, la voir et se positionner de façon à lui bloquer le passage.

    Bougonne, Abi envisagea de foncer dans le tas. Même s'ils se croyaient fort, elle savait être capable de les bousculer sans problème et de passer, et même s'ils le prenaient mal elle pourrait les distancer, mais elle était fatiguée et n'avait pas envie de cogner ce soir. Un autre jour, cela lui aurait plu, elle en aurait même profité pour voir ce qu'elle avait retenu de son stage de capoeira, mais pas aujourd'hui, aussi ralentit-elle avec un soupir énervé en espérant que ce ne serait pas long et qu'ils comprendraient vite qu'ils devaient lui foutre la paix.

    - Wesh, t'a pas deux minutes? Demanda un de ses poursuivants en s'arrêtant à son niveau.

    - Non, cracha Abi en guise de réponse. J'suis fatiguée et je suis pressée. Vous voulez quoi?

    Abi ne sut pas si ce fut son aplomb ou son ton de parole rapide qui déstabilisa le plus le groupe, mais ils se reprirent vite.

    - T'énerve pas, on veut juste vérifier un truc, lança le deuxième, qui parlait visiblement mieux français que son comparse. Tu veux pas venir avec nous? Ce s'ra pas long.

    Ca sentait vraiment pas bon cette histoire. Le premier type était en train de discuter en brésilien avec le reste du groupe et, de une, ils se connaissaient et étaient visiblement de mèche, et de deux, les rares mots que Abi comprenait ne lui plaisaient pas du tout, sans parler de la proposition carrément louche du type et de leur façon de faire tout autant douteuses.

    - J'ai pas le temps! Répliqua Abi sur le même ton que la 1ère fois. Maintenant dégagez, j'suis pressée!

    Elle s'avança pour passer entre la barrière compacte d'hommes, mais ils se resserrèrent à son approche et prirent l'air menaçants. Abi laissa échapper un grognement énervé qui commençait à rappeler dangereusement celui d'un léopard en colère, même si peu de ses assaillants s'en aperçurent.

    Elle commençait à en avoir sa claque, vraiment. Depuis sa rencontre avec Isly et Lily, Abi s'était décidée à utiliser le moins possible la violence, car elle avait l'impression depuis cette rencontre que c'était la meilleure façon de donner raison à son adversaire... Ou de s'abaisser à son niveau. Quand on rencontre un crétin ou un criminel qui en nécessite l'usage, le frapper ne le rendra pas plus intelligent ou ne lui fera pas comprendre que ce qu'il fait est mal. Cela ne l'empêchera pas de recommencer. Le sens de la justice et de l'éthique d'Abi lui commandait d'essayer de faire comprendre aux gens leurs erreurs, comme elle avait réussit à le faire avec Lily. Sauf qu'à ce moment là, elle avait l'aide d'une guise, Isly, et surtout, elle n'était pas fatiguée comme maintenant. Or, la fatigue amenuisait grandement sa patience et son sens de la diplomatie, déjà pas très développé, autant dire qu'elle avait de plus en plus envie de s'y prendre de la manière forte pour s'occuper de ces crétins.

    Sauf que non. De une elle n'en avait pas envie, d'autant qu'elle serait alors la première à attaquer, de deux cela reviendrait à la forcer à utiliser ses capacités surhumaines car, soyons sérieux deux minutes, comment une jeune fille seule, même adepte d'arts martiaux et autres sports de combat, pouvait-elle prétendre pouvoir vaincre autant d'adversaires facilement et sans se blesser? Abi n'était pas sûr qu'une jeune fille humaine normale, même ceinture noire de karaté y arriverait - quoique - et surtout, elle était fatiguée, ça amenuisait sa patience, certes, mais ça ne lui donnait pas non plus envie de s'occuper de la chose en cognant, se serait trop long et demanderait trop d'énergie. Bon sang, mais ils ne pouvaient pas juste la laisser passer?

    Elle leur répéta de se pousser, refit mine d'avancer mais cette fois, quelques uns des hommes qui lui faisaient face sortirent un couteau et le pointèrent vers elle.

    Aussitôt, Abi recula afin de maintenir une distance de sécurité entre elle et le gang, son regard devenu attentif et calculateur. Visiblement, elle ne pourrait pas espérer s'en tirer sans se battre, d'autant qu'avec ses faibles connaissances en brésilien, même si les deux autres clowns parlaient français, se serait impossible de leur faire entendre raison. Mais combattre autant d'ennemis, surtout armés, s'annonçait tendu. Enfin c'était mieux que de se laisser faire, car ils étaient clairement en train d'essayer de l'amener de force quelque part, et Abi préférait ne pas réfléchir à leur motif, même si les quelques mots qu'elle avait compris lui en donnaient un très bon indice et ne lui donnait pas envie d'en savoir plus...

    Alors qu'elle était en train de reconsidérer de les prendre par surprise et de foncer dans le tas pour forcer le passage, un bruit lui fit tourner la tête. Son ouïe de léopard avait repéré les pas d'une autre personne qui venait vers eux, et son odorat lui appris quelque chose lui la fit grimacer et qui se confirma quand la personne sortit de la rue qui se trouvait juste derrière Abi.

    Ce n'était pas parce que cette personne était un autre ennemi potentiel, non. Au contraire.

    Parce que cette personne était une jeune fille, d'une quinzaine d'années soit l'âge qu'on donnait le plus souvent à Abi, et qu'en la voyant les hommes eurent aussitôt l'air aussi intéressés qu'en Abi, et qu'une lueur perverse carrément flippante commençait à apparaître sur leurs yeux pendant qu'ils se mettaient à discuter le temps que la nouvelle venue se rende compte de où elle avait mit les pieds.

    Et re merde... Songea Abi.

    Elle était pas prête de se coucher!
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Amy Alferes
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MessageSujet: Re: Wesh, t'a pas deux minutes? Dim 26 Jan - 4:40

Couché sur la petite couette aux côtés de sa sœur, Amy écoutait les bruits du vent qui émanait de la rue. Sa fenêtre était ouverte, et les petits rideaux de tissus blancs virevoltaient dans la pièce en cette nuit d'été. Les rues étaient silencieuses, elle aimait cette sensation de se sentir seule face au noir et à l'immensité. Elle entendit le bruits des ailes d'un oiseau sur le toit qui s'envolait, la respiration saccadée de ses frères sur le lit d'en face et le froissement de la couverture sur elle lorsqu'elle bougeait. Tout semblait habituellement normal.

Amy se tourna vers sa petite sœur, la joue écrasée contre quelques habits sales, en-pillés en guise de coussin. Elle esquissa un sourire. Elle ressemblait à un ange envoyé du pays des rêves, et elle en ressentit une pointe de jalousie. Elle n'était pas consciente du danger qui la guettait chaque jour lorsqu'elle se rendait seule à ses cours, et quand elle rentrait seule le soir dans la nuit. C'était une petite fille innocente et sans défense, qui bientôt découvrira qu'elle à le monde à ses pieds. Car elle, faisait aussi partie des sept familles en tant que guide, elle aurait un rôle à jouer dans ce monde.

"Écoute..."

Amy arrêta de bouger. Et soudain perçu un bruit inhabituel, qu'elle n'entendait jamais pendant la nuit. Elle se releva sur ses avants bras, et tendit l'oreille plus loin afin d'annualiser d'où venait ce grincement de porte, et ses pas de loups sur le plancher de son appartement. Ces bruits ne semblait pas agiles, ils étaient lourds et maladroits. En dehors de cette chambre, Amy ne connaissait qu'une personne capable de marcher de cette façon.
Elle se leva le plus doucement possible, afin de ne réveiller personne. Elle attendit quelques secondes afin que cet individu sorte de son habitat, avant d'enfiler le plus rapidement possible ses vieilles baskets dans son placard, et agrippa au passage un petite sacoche avant de sortir de la pièce.

Elle ne reconnaissait plus rien dans le noir. Sa maison semblait être un endroit inconnu qu'elle n'avait jamais visité. Elle se laissa guider par son instinct, qui pouvait des fois, presque prendre possession entière de son corps. Elle ne savait jamais où il la guidait, mais lui, semblait le savoir.

Elle descendit les marches de la cage d'escaliers, et sortit à l'air libre. Personne dans les parages. Mince... Elle l'avait perdu il était allé trop vite pour elle.

"Cours..."

Son corps se mit en marche, ses gambes s'élancèrent et ses pieds martelèrent le sol à une vitesse foudroyante, le vent se glissa dans son coup, lui fouettant la peau. Elle continuait, sans se rendre compte du temps.

"Stop!"


Sous la surprise, elle s'arrêta et faillit valser en avant avec l'élan. Sous la lumière des lampadaires, un homme se tenait, le dos vouté, il semblait fatigué de tout ça, le visage creusé par l'inquiétude. "Papa..."

Elle commença à s'avancer lorsque son instinct lui cria de rester dans sa cachette.

Un autre homme apparut au coin de la rue, le pas élancé, il regarda autour de lui afin de s'assurer que personne ne le voyait,  et continua jusqu'à la hauteur du père d'Amy.
Il fit un geste de la main, regarda derrière lui pour la seconde fois, et lâcha quelques mots incompréhensible, avant de sortir une grosse liasse de billets verts de sa poche et les lui tendit. Amy soupira en voyant que son père les enfourcha sans aucune hésitations. Elle savait qu'il n'avait pas arrêté son trafique...Elle connaissais la suite part cœur, l'homme allait ensuite lui refiler une petite fille, de la drogue, une femme, un homme des fois même... Et il allait devoir les cacher en lieu sur pour que personne ne les trouves et demander une rançon. Elle ne voulait par voir ça. Elle rebroussa chemin.

"Non! Retourne là bas!"

La jeune fille sera les dents. Tout mais pas ça! Elle se fichait à présent de ces gens à qui son père pouvait faire du mal. Elle ne voulait tout simplement pas qu'il déteigne sur elle. Pourtant, en le laissant faire cela, elle ne valait pas mieux que quiconque. Amy réfléchis. "Te fout pas dans c'te merde..." Pensa-t-elle.
Elle pesta, fit demi-tour, et traversa la place où deux minutes plus tôt son père avait marchandé avec homme louche. Il n'était plus là.

"La rue en face..."

Elle se glissa dans la pénombre, et se dirigeât vers le bruits émit par des hommes. Elle entendit quelques mots brésiliens, qu'elle compris à merveille, et qui la dégouta... C'était bien des hommes pour dire des choses pareilles! Bientôt elle les aperçut, tous regroupés autour de quelque chose, ou quelqu'un. Son père, à l'écart, ne regardait pas la scène. Il l'ignorait, trop habitué par ce genre de situations. Ça faisait des années que ça durait, et sa femme ne voulait rien savoir.
L'un des hommes tenait un couteau dans sa main. Assez pour dégouter Amy.
Elle se glissa dans la lumière laissant apparaitre sa longue chevelure Brune. Les poings serrés contre ses hanches, les gambes légèrement écartées, la tête relevée, elle montra la seule facette d'elle même qu'elle ne montrait que pour de rares occasions comme celles-ci, elle articula d'un ton dégouté de façon à se que tout le monde l'entende bien:

-Bande de pervers, prenez vous plutôt à quelqu'un de votre taille!

Dans la nuit, elle vu cette homme qu'elle avait pourtant tant admiré pendant un certain temps, se retourner, une expression indéchiffrable sur le visage.
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Ema Satô
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MessageSujet: Re: Wesh, t'a pas deux minutes? Dim 26 Jan - 7:41

    Plusieurs pensées traversèrent rapidement l'esprit d'Abi. Certaines complètement stupides, d'autres moins innocentes.

    De une, elle se sentait presque vexée. Les crétins avaient l'air de violeurs ou encore de proxénètes, s'ils s'intéressaient à elle c'est qu'ils devaient la trouver un minimum assez bien fichue pour le boulot, or c'était en voyant la nouvelle arrivante qu'ils montraient clairement une envie de "tester la marchandise". Pour la nouvelle venue, pas pour Abi.

    Quoi, comment ça ce genre de réflexion était totalement stupide?

    Oui, parfaitement, c'était débile. Et Abi en avait parfaitement conscience, d'autant que logiquement, elle devrait presque en être heureuse. Sauf que non, ça la vexait et en plus s'ils étaient plus intéressés en l'autre fille qu'en elle, se serait plus compliqué de la protéger que de se contenter de s'occuper de sa pomme.

    -Bande de pervers, prenez vous plutôt à quelqu'un de votre taille!

    L'autre chose, ce fut quand la fille parla. Elle comprit alors à son attitude et à ses paroles : contrairement à ce qu'elle pensait, elle n'était pas ici par hasard, et elle savait très bien dans quoi elle venait de se fourrer. Son assurance et le "bande de pervers" le prouvaient, tout comme ils prouvaient les soupçons d'Abi sur l'identité et les intentions de ces hommes.

    Elle tourna la tête vers le groupe et, comme elle s'y attendait, vit qu'ils se mirent tous à ricaner, ne la prenant visiblement pas au sérieux.

    Tous, sauf un.

    Un homme ne ricanait pas devant l'audace touchant l'inconscience de l'adolescente. Au contraire, il affichait un visage indéchiffrable, et son odeur en disait long : il était mal à l'aise. Abi fronça les sourcils. Elle avait même l'impression de sentir... De la peur? De l'énervement? Les deux? Elle ne savait pas trop. Mais c'est seulement en analysant l'odeur de cette homme que l'évidence la frappa : l'odeur de cette homme ressemblait beaucoup trop à celle de la fille pour que se soit un hasard.

    A nouveau, Abi se tourna vers l'adolescente, surprise, et compris : cet homme était son père!

    Alors qu'elle était occupée à comprendre tout cela, les hommes commencèrent à s'approcher de façon menaçante mais le père de l'adolescente les arrêta et s'approcha de la fille en lui parlant à voix basse et trop vite pour qu'Abi comprenne, l'air en colère.

    Stupéfaite par la tournure que prenait la situation, Abi regardait la scène sans comprendre. L'arrivée de l'adolescente avait distrait le groupe d'Abi et elle envisagea d'en profiter pour partir. Sauf que même si cette adolescente était la fille de l'un d'entre eux, cela ne signifiait pas qu'elle s'en tirerait facilement. Il risquait d'être en colère après son acte. Peut-être de la frapper... Il avait l'air d'être un homme violent.

    Mais avant qu'elle ai pu se décider, un des hommes du groupe la désigna et ils l'entourèrent proprement, attendant néanmoins visiblement que leur comparse en ai terminé avec sa fille pour entreprendre quoi que se soit de plus. Abi les entoura du regard et jura à nouveau intérieurement : elle aurait du profiter de la distraction provoquée par l'arrivée de l'adolescente pour s'enfuir! Elle se serait peut-être faite un peu corrigée par son père, mais elle devait avoir l'habitude s'il était violent!

    Abi se gifla aussitôt mentalement. Comment pouvait-elle avoir des pensées aussi égoïstes? Bon sang, cette adolescente c'était mise en danger pour l'aider, même si son père participait à ce trafic cela ne lui permettait pas d'intervenir n'importe comment dans ses affaires comme elle venait de le faire.

    Elle ne savait pas vraiment quoi faire et en était réduite à attendre de voir comment la situation évoluerait lorsque soudain, elle vit le père lever la main sur sa fille, prêt à la gifler.

    Abi ne réfléchit même pas. Dès qu'elle le vit lever la main, elle se déplaça avec une rapidité surhumaine pour se placer entre l'adolescente et l'homme et arrêta sa main sans aucune difficulté.

    - On se calme. On ne t'a jamais appris que c'était pas bien de frapper ses enfants? Cracha Abi, toujours de trop mauvaise humeur pour faire un effort et adopter un ton moins agressif.
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Amy Alferes
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MessageSujet: Re: Wesh, t'a pas deux minutes? Sam 8 Fév - 3:59

Amy fut frappée par la taille de la jeune fille... Elle semblait bien plus forte qu'elle ne l'aurait laissé  croire, et l'assurance dans sa voie lorsqu'elle gronda légèrement son père n'eus pas le don d étonner que sa petite personne. « Et merde, tu t'es mis dans la merde... » pensa-elle.
Cette voie intérieure ne s'adressait pas qu'à  à Amy en personne, mais aussi à cette fille qui lui avait rendu la pareille en l'aillant défendu. Parce que c'était vrai, pourquoi, face aux problèmes devant nous, nous enfuir, ignorer et fermer les yeux à jamais. Faire comme si le monde était parfais, parce que c'était toujours mieux et plus beau comme ça. Tout le monde dans sa famille arrivait à faire ça, à  recouvrir la vérité d'un film de bonheur irréelle. Sauf elle. Elle en était totalement incapable.
Le grognement que son père émit la réveilla. Elle recula en voyant les éclairs étincelants dans les yeux de cet homme fatigué et la peur lui noua le ventre. Elle observa le visage de la femme, leurs yeux se croisèrent, et une étincelle de sauvagerie apparut dans ses grands yeux en amandes. Puis ses propres yeux revinrent sur le visage de cet homme qu'elle ne reconnaissais pas. Les homme derrière elle avancèrent encore d'un pas, il leur fit signe de ne pas bouger. Le temps semblait s'être arrêté, immobile. « Que peux tu me faire? M'enlever, enlever ta propre fille? Leur mentir, à ces hommes et à maman? »

-Papa?

Sa voie de petite fille trembla, secouée par la peur,  et la déception. Les yeux de son père se plissèrent en entendant sa voie, et ses immenses yeux bleus foncés se remplirent de tristesse.
Des millions de souvenirs refirent surface, faisant monter les larmes. Son père avait été quelqu'un de bien autrefois... L'image de son visage lui souriant lorsqu'elle sortait de son école, et elle courait dans ses bras, ses yeux rieurs lorsqu'il l'embêtait sa mère et elle. Puis il y eu sa petite sœur et ses frères. Et son sourire devenait de plus en plus faux, et il perdit son bouleau. Mais à la place, pour compenser, il avait ramener cette fille...

-Même aux plus grands, il y a des choses qui leurs échappent.

Ses homme en avaient marre d'attendre, un s'avança, de l'impatience dans les yeux, une lames à la main.

-Occupe toi de la chinoise ou je sais pas quoi... Aboya son père.

Le jeune Brésilien esquissa un sourire, lorsque son chef continua sa phrase:

-Tu peux prendre cette phrase dans tous les sens...

Le groupe entier fit un pas en avant vers la fille, la menaçant, ils ricanèrent, elle eu juste le temps de voir ce visage fin et beau qu'elle ne reverrait surement plus de sa vie d'humaine. Le père d'Amy, posa sa grosse main forte sur son bras et la tira or de cette rue, de ce cauchemar.

-Tu ne peux pas les laisser faire! Non!

Il la retenue de ses gros bras musclés, il posa sa seconde main sur sa bouche, afin d'étouffer ses hurlements.
Puis, cette intuition revint dans un immense soulagement, toute la confiance en elle revint, et ses points se serrèrent.

-Salopard! Vas te faire foutre!

Cette phrase sortie de sa bouche automatiquement alors que son genoux se plia et remonta avec un grand effort, elle le frappa dans le ventre de toute ses forces.

-Tu es tombé si bas que tu te fait même abattre par ta propre fille, c'est pathétique.

Son énergie était alimentée par sa colère, elle assena un deuxième coups fatal dans sa nuque, et il s'effondra sur le goudron. Elle ne vérifia  même pas si il respirait, elle s'en voudrais plus tard, elle le savais, mais si elle ne se rebellait pas aujourd'hui, elle s'en voudrais aussi dans quand elle sera morte, mais ici, tout le monde le savais bien,une vie de tuée en valait trente de sauvées.
Elle détalla en vitesse, vers la place où elle se trouvait dix secondes plus tôt.
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Ema Satô
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MessageSujet: Re: Wesh, t'a pas deux minutes? Sam 8 Fév - 11:01

♥♥♥♥♥♥♥♥:
 

Pendant une brève seconde, le regard d'Abi survola le groupe d'hommes qui semblait s'être figé devant l'action, laissant l'homme gérer. Un homme qui semblait vraiment de mauvais poil, ce qui se comprenant, cela devait être particulièrement humiliant pour lui.

Évaluant qu'il n'y avait pas de danger dans les secondes à venir, Abi se permis de jeter un coup d'oeil à la jeune fille et fut à moitié surprise en voyant toute la force dont ses yeux recelaient. La force de s'opposer à son père, de se battre contre quelque chose qu'elle considérait comme injuste, au diable les risques, et... Quelque chose d'autre. Cette force avait également l'air neuve, comme si c'était la première fois qu'elle agissait ainsi, cela se voyait dans sa façon d'être, de prendre les choses : elle savait visiblement déjà que son père se livrait à ce genre d'activités, mais sa façon de réagir montrait qu'elle n'avait pas l'habitude de s'interposer dans ce type de situation, et Abi pouvait voir qu'elle avait tout autant conscience qu'elle que leur situation à elles deux n'était pas géniale.

Leurs regards se quittèrent, et l'attention d'Abi revint aussitôt sur les hommes qui venaient de faire un pas en avant... Avant d'être stoppé net d'un geste de l'homme.

-Papa?

Cette voix chargée d'émotion parut pendant un instant briser la carapace du père, Abi pouvait voir et sentir sa tristesse. Même s'il n'avait pas l'air dégoûté parce qu'il faisait, il avait l'air de le regretter malgré tout, pour sa fille. Mais c'était sans doute également pour ça aussi qu'il aidait ces hommes. Et même sans la voir, Abi pouvait sentir l'émotion de l'adolescente dans son dos.

-Même aux plus grands, il y a des choses qui leurs échappent.

Un des hommes s'avança, une lame à la main, et Abi grimaça : visiblement, ils commençaient à perdre patience. Toute fille d'un de ces hommes qu'elle soit, cette adolescente ne pourrait pas les retenir plus longtemps.

-Occupe toi de la chinoise ou je sais pas quoi... Lança le père.

Cette fois, Abi entendit et compris parfaitement bien, et elle ne put s'empêcher de répondre sur un ton agressif :

- J'suis japonaise, 野郎 (yarou)!

Rien n'était mieux que de lancer une insulte en japonais dans une phrase, ça avait en général le don d'énerver les gens car la plupart du temps, ils avaient bien conscience qu'elle les insultait, mais ne pas comprendre avait tendance à les chauffer d'avantage. Bon, évidemment, ça ne valait pas au Japon, mais maintenant qu'Abi maîtrisait également les jurons français, ça pouvait s'arranger.

Le jeune à qui le père avait parlé ne semblait cependant pas avoir entendu, ou alors il s'en fichait complètement, car il esquissait un sourire qui empira de façon inquiétante lorsque le père rajouta :

-Tu peux prendre cette phrase dans tous les sens...

Le groupe entier fit un pas vers elle et Abi se décala pour mieux leur faire face, jurant mentalement à grand coup de 屎 (kuso) et de merde, ce qui revenait finalement au même bien que la langue soit différente.

Abi se rendit compte trop tard qu'ainsi, elle avait cessé de s'interposer entre le père et sa fille. Elle se retourna brusquement en entendant l'homme emmener de force l'adolescente tandis que celle-ci se débattait comme elle pouvait.

-Tu ne peux pas les laisser faire! Non!

Abi voulut aussitôt foncer pour l'aider, mais un des hommes lui coupa aussitôt la route. Elle faillit lui rentrer dedans et l'envoyer valser, mais elle se retint au dernier moment : ne pas attaquer la première. Jamais. Le karaté, l’aïkido, et nombre d'autres arts martiaux qu'elle avait appris, étaient destinés principalement à la défense, pas à l'attaque. Or, même si elle avait également étudié des sports de combat occidentaux, cette mentalité lui était restée, décision renforcée par son vécu récent.

D'accord, sauf que de toute façon, elle allait finir par cogner à un moment ou à un autre, la situation n'allait pas s'éterniser, et surtout l'un des deux camp finirait par perdre patience, que se soit elle ou eux...

Ah, c'était eux. Logique en même temps, l'homme leur avait clairement donner le feu vert avant de partir, ils n'avaient donc plus aucune raison de ne pas agir. Leurs expressions étaient devenues carrément perverse après la dernière phrase de leur père, et ils ricanaient, visiblement sûr d'eux et d'anticipation. Hélas pour eux, tout n'allait pas exactement se passer comme ils l'imaginaient.

Un premier homme s'approcha trop près et voulut l'attraper. Sans frapper pour l'instant, Abi se contenta d'éviter souplement sa main et le renvoya habilement au milieu de ses comparses. Cela sembla en énerver certains et en amuser d'autres, et tout d'un coup, la situation dégénéra en un véritable affrontement.

Abi réalisa alors à quel point ses parents avaient eu raison de la mettre sur des tatamis dès son plus jeune âge, et à quel point elle avait apprit ces derniers jours pendant le stage de capoeira auquel elle avait assisté. Un savant mélange de tous les arts martiaux dont elle s'était imprégnée, boosté par ses sens et ses réflexes félins, lui permettait d'esquiver, de parer, de faire se frapper les hommes entre eux et de mettre en application en situation réelle tout ce qu'elle avait apprit, pas seulement cette semaine mais depuis toute petite, et Abi fut heureuse de se rendre compte que c'était aussi facile, sinon plus, que sur un tatami : il suffisait de laisser son instinct la guider, en refrénant tout de même le léopard, sans quoi elle se transformerait totalement, ce qui n'était définitivement pas une bonne idée.

Néanmoins, Abi se surprit à adorer ce qu'elle était en train de faire : elle bondissait, virevoltait, jouait avec les hommes, réduisant leur force à néant et les faisant s'entrechoquer entre eux. Elle se... Elle se défoulait, il n'y avait pas d'autre mot, elle avait tellement eu envie de leur en coller une dès qu'elle avait compris qui ils étaient, et maintenant qu'elle pouvait le faire, elle ne se gênait pas, et elle laissa s'exprimer toutes ses capacités incroyables de Métis.

Néanmoins, face à tant d'ennemis, c'était certes un excellent atout, mais ce n'était pas suffisant. Abi n'avait pas assez l'expérience du combat, et autant le fouillis qui régna d'abord lui permettait de frapper à tout va, autant lorsque la foule s'éclaircit, les choses devinrent, étonnamment, plus compliquées. Il y avait trop de bruit entre les vaincus, ceux qui se remettaient d'un coup et ceux qui repartaient à l'assaut, elle avait du mal à entendre ceux qui arrivaient par derrière, et elle commençait à avoir du mal à se retenir de frapper plus fort, pas seulement pour assommer mais aussi pour blesser, voir tuer... Le léopard brûlait en elle, et même si une partie d'elle était bien d'accord avec lui, l'autre refusait totalement de se laisser aller et de s'abaisser à leur niveau.

Et soudain, cela finit par arriver : un homme arriva par derrière, sans qu'elle le voit arriver, et réussit à la poignarder par derrière. Abi hoqueta, tituba en se tenant le flanc et s'écroula en réussissant à peine à amortir sa chute.

Elle entendit les hommes se rassembler, ricaner, profiter de la voir affaiblie et blesser, s'apprêter à repasser à l'action... Lorsque des pas se firent entendre.

Abi leva aussitôt la tête vers la source du bruit, mais elle savait déjà qui arrivait, et ne fut pas surprise de voir arriver l'adolescente de tout à l'heure. Comment s'était-elle débarrassée de son père? Mystère. En tout cas Abi jura : il ne fallait pas qu'elle la voie comme ça, elle allait s'affoler, faire quelque chose de stupide, et surtout, il ne fallait pas qu'elle voit...

Trop tard. Abi sentit une douce chaleur au niveau de son flanc et enleva aussitôt sa main : la plaie se refermait, et même si son pouvoir de guérisseur de pouvait faire revenir en elle le sang qui avait coulé sur son vêtement déchiré, sa peau était désormais lisse et parfaitement guérie.

Merde, voilà autre chose, grimaça Abi en voyant la réaction des hommes en voyant sa soudaine guérison.

Elle ne leur laissa pas le temps de s'en remettre : alors que certains peinaient à réaliser ce qu'ils venaient de voir, alors que d'autres s'étaient mis à jurer sans savoir comment réagir, elle passa à l'attaque et, sans se retenir cette fois, frappa là où ça faisait mal, soit pour les incapaciter pendant plusieurs secondes, soit pour les mettre K.O, et très vite aucun homme ne tenait plus debout. Elle agrippa alors son sac qu'elle avait laissé tombé au début de l'affrontement, s'approcha de la fille et lui saisit le poignet.

- Viens, filons!

Et elle se mit aussitôt à courir dans les rues, loin de ces hommes, ne réalisant qu'après que c'était stupide d'entraîner cette fille avec elle, elle allait devoir affronter son père à un moment où à un autre de toute façon, quoi qu'elle ai fait, néanmoins toute fille d'un de ces types qu'elle soit, Abi ne lui souhaitait pas de se retrouver près des autres abrutis lorsqu'ils se remettraient debout, sans doute pas contents contents.

Abi courut un moment entre les rues, se rapprochant de la maison de la personne qui l'hébergeait, puis quand elle estima s'être assez éloignée, elle s'arrêta, hors d'haleine, et se tourna vers l'adolescente, inquiète.

- Ca va? Ton père ne t'a rien fait j'espère?
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Amy Alferes
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MessageSujet: Re: Wesh, t'a pas deux minutes? Dim 9 Fév - 4:12

Amy secoua la tête, et détourna les yeux. Qu'est ce que cette fille pouvait bien s'en ficher, c'était plutôt elle qui lui avait fait du mal, et son cœur menaçait d'exploser de colère. Elle s'en voulait. Elle se repassait des millions de fois cette scène horrible dans la tête à n'en pas finir, rien ni faisait, elle n'arrivait pas à se débarrasser de l'image de ce corps allongé sur le sol chaud. Demain quelqu'un le trouverait, à moins que ce ne sois ce soir. Elle ne dirais rien, même pas à cette fille qui s'était battue comme une déesse quelques minutes plus tôt, qui les avait tous mis par terre qui avait fait fuir ses pauvres fous, ces tueurs en série. Mais qui était elle? Elle aurait préféré la laisser se débrouiller, au lieu de tuer son père pour la sauver elle. Elle était trop perturbée pour pleurer, sa gorge était nouée.

-J'ignore comment tu as fait ça, à vrai dire, je ne veux pas le savoir, j'ignore aussi ce que tu foutais dehors dans cette ville à une heure pareille, mais je veux que tu me promettes une chose....

Amy hésita en regardant autour d'elle pour s'assurer que personne ne l'écoutait, ou ne pourrait répéter ce qu'elle allait dire. Elle voulait que s'assurer que ses mots ne seront destinés qu'à la japonaise en face d'elle.

-Tu me promettras au future que tu ne diras rien à qui que ce soit que mon père était là dedans? Je ne veux pas que les gens ai une mauvaise vision de lui alors qu'il est....

Amy n'osa pas dire le mot. Elle ne voulais pas qu'elle l'entende dire qu'elle avait tué son propre père, elle ne voulais pas l'entendre dire qu'il n'était surement pas mort, qu'elle avait du mal voir, qu'elle n'était pas assez forte pour le tuer.... Tous cela pour la rassurer.
Pourquoi était-elle avec elle? Des centaines de questions se bousculèrent dans sa tête. Elle cilla, inspira un bon coup, et osa pour la première fois, affronter son regard perçant. Un regard si sauvage et mystérieux... Elle avait déjà vu cela quelque part mais elle ne se souvenait plus où... Puis quelque chose bougea à l'intérieur de ses pupilles, et la fit reculer d'un pas.

« Regarde bien... »

C'est ce qu'elle fit. Elle plongea son regard dans le sien, dans ce noir intense, le sol se mit à tourbillonner autour d'elle, puis cette impression s'arrêta net deux secondes plus tard.  Elle avait envie de lui crier à la figure que c'était à cause d'elle que tous ça était arrivé, qu'elle la détestait, elle aurait voulu la frapper, se frapper elle même aussi parce qu'elle n'y était pour rien dans toute cette histoire en fin de compte... Elle ne pouvait pas lui en vouloir, c'était elle qui s'était interposée, qui avait tué son père, elle qui mettait des emmerdes partout! Puis ses yeux lui rappelèrent quelqu'un.
Sur une photo de sa mère, prise 10 ans avant sa naissance, Dessus, se trouvait un homme à côté de sa mère. Elle se rappelait parfaitement la première fois qu'elle l'avait vu, elle avait été fascinée par sa taille par rapport à celle de sa mère, mais aussi par ses yeux. Ces yeux d'un gris acier comme elle n'en avait jamais vu, ressemblaient beaucoup à ceux de la fille en face d'elle. Des yeux d'animaux qui donnait l'impression qu'ils allaient l'avaler tous cru. « Des yeux de métamorphe.... »
Sa voie résonna dans sa tête pendant qu'elle essayait d'élucider l'affaire.  

-Tu n'es pas d'ici, tu viens de l'autre bout du monde, tu sais te battre comme personne ne pourrais le faire, tes yeux.... Tu fais partie d'une des sept famille, pas vrai?
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Ema Satô
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MessageSujet: Re: Wesh, t'a pas deux minutes? Dim 9 Fév - 5:45

    Abi se rendit très vite compte que quelque chose clochait. Ses sens félins étaient toujours présents et l'adrénaline pulsait dans ses veines, si bien qu'elle su tout de suite que la jeune fille n'était pas blessée. Par contre il y avait autre chose, elle était visiblement en état de choc. Abi grimaça et se dit alors qu'elle aurait peut-être du se montrer moins violente tout à l'heure, c'était peut-être à cause de ça... Quoique non, si c'était ça, la jeune fille chercherait à s'écarter d'elle, or là elle n'avait pas l'air effrayée, juste choquée.

    -J'ignore comment tu as fait ça, à vrai dire, je ne veux pas le savoir, j'ignore aussi ce que tu foutais dehors dans cette ville à une heure pareille, mais je veux que tu me promettes une chose....

    Elle tourna la tête des deux côtés de la rue pour vérifier qu'elles étaient bien seules. Abi le vérifia également à l'aide de ses sens félins et attendit que l'adolescente ai terminé sans rien dire.

    -Tu me promettras au future que tu ne diras rien à qui que ce soit que mon père était là dedans? Je ne veux pas que les gens ai une mauvaise vision de lui alors qu'il est....

    C'est à ce moment là qu'Abi comprit enfin : ce n'était pas le combat auquel elle avait assisté qui l'avait choquée ainsi, c'était ce qui s'était passé avec son père. Et vu sa colère mêlée de tristesse et d'incertitude, il avait du arriver quelque chose de grave, mais quoi? Un accident? Si elle se sentait coupable c'est qu'elle avait du le pousser, peut-être avait-il glissé, c'était cogné la tête et en le voyant immobile, elle en avait profiter pour revenir sans vérifier s'il était en vie ou simplement assommé...

    Abi hocha la tête.

    - Ne t'inquiète pas, je ne dirais rien...

    De toute façon, elle n'avait aucune intention de porter plainte, au mieux d'appeler la police pour qu'elle aille les arrêter, mais elle ne viendrait sûrement pas témoigner. Hors de question de se retrouver face à ces hommes qui avaient vu son pouvoir de guérison à l'oeuvre dans un tribunal, ça lui attirerait l'attention de gens qu'elle voulait éviter...

    Elle allait continuer, rassurer la fille, lui dire qu'elle se faisait peut-être des idées et que son père n'était peut-être pas mort, néanmoins elle s'interrompit net lorsque leurs regards se croisèrent et que l'adolescente recula. Abi resta surprise pendant une seconde de trop et comprit que, sous le coup de l'émotion, ses yeux devaient avoir une allure trop féline, néanmoins c'était trop tard, cela avait semblé réveillé un souvenir chez elle. Abi se gifla mentalement tout en se demandant de quoi ses yeux avaient l'air. Elle s'était pourtant entraînée avec ses parents pour pouvoir utiliser ses yeux surdéveloppés de léopard sans qu'ils deviennent jaune, d'autant que le fait qu'ils soient noir empêchait aux gens de remarquer que sa pupille était devenue ovale comme celle des félins. Néanmoins elle se souvenait aussi d'autres personnes, pendant ses cours et stages d'arts martiaux, qui lui disaient souvent qu'elle avait un regard sauvage et même une allure plus féline après un combat. Ca devait être ça.

    -Tu n'es pas d'ici, tu viens de l'autre bout du monde, tu sais te battre comme personne ne pourrais le faire, tes yeux.... Tu fais partie d'une des sept famille, pas vrai?

    Abi accueillit la nouvelle comme un électrochoc, néanmoins elle ne bougea pas d'un poil.

    Pas possible... Cette fille faisait partie d'une des 7 Familles? Elle n'était pas métamorphe visiblement, sinon elle aurait tout de suite compris qu'elle en était une, et Abi l'aurait compris également à l'odeur, néanmoins elle devait en connaître un pour savoir qu'elle appartenait aux Familles. Mais qui était-elle pour ne pas l'avoir compris avant, en la voyant cicatriser? Peut-être ne s'en était-elle pas rendue compte? Tout c'était passé vite après tout... Instinctivement, Abi changea de position pour que le côté déchiré et ensanglanté de son vêtement soit moins visible.

    - Effectivement, mais comment tu le sais? Demanda Abi sans pouvoir masquer sa surprise.

    Elle ne s'étendit pas sur le sujet, elle n'avait aucune envie de révéler qu'en plus, elle faisait parti de plusieurs Familles, pas sans connaître cette adolescente un peu mieux. A quelle Famille appartenait-elle d'ailleurs? Car elle devait bien appartenir à l'une d'entre elles pour être au courant, Abi n'avait encore jamais rencontré d'humain normal au courant.

    Soudain, Abi secoua la tête.

    - Enfin peu importe, on verra plus part. Plus important : où était ton père quand tu l'as laissé? Peut-être qu'il n'est pas mort, mais peut-être aussi qu'il a besoin d'aller à l'hôpital... Viens, on va vérifier!

    A nouveau, Abi saisit le poignet de la fille et l'entraîna avec elle en trottinant. Hors de question de la laisser toute seule derrière elle, et puis peut importe dans quel état elles retrouveraient son père, cette fille avait besoin de savoir plutôt que de se torturer l'esprit. Si elles se dépêchaient, elles devraient pouvoir le retrouver avant les autres abrutis.

    Avec très peu de difficultés, Abi parcouru le chemin en sens inverse et s'arrêta à l'approche de la rue de l'affrontement. Elle lâcha alors la main de l'adolescente et tenta d'humer discrètement l'air pour retrouver la trace de la fille et de son père. Heureusement, la trace était encore fraîche, et apparemment aucun des abrutis n'était encore venu par ici. Abi se glissa donc dans les rues à pas lent, attentive à ne pas se tromper de chemin, et arriva rapidement dans une rue où un corps immobile se trouvait, à terre.

    Aussitôt, Abi couru vers lui. Ses sens félins lui disaient qu'il respirait encore, mais c'était si faible qu'Abi s'obligea à vérifier en relevant son pouls comme elle l'avait vu faire dans les séries télévisées. Elle le sentit, mais faible, ténu, bien plus que sur les autres personnes sur lesquelles elle s'était entraînée à faire ça.

    En observant la position de l'homme, Abi compris également que son hypothèse était fausse, l'adolescente l'avait sans doute frappé pour qu'il la lâche, ce qui expliquait l'absence de sang, néanmoins elle avait du mal à deviner où elle avait frapper et elle préféra ne pas le toucher et se tourna vers l'intéressée.

    - Il est vivant mais je pense qu'il aurait besoin d'aller à l'hôpital. Que s'est-il passé exactement? Où l'as-tu frappé? Tu as un téléphone? Le mien n'a plus de batterie, et on pourrait en profiter pour prévenir les flics pour qu'il ramasse les autres. Ne t'inquiète pas, on n'aura qu'à dire qu'il a voulu les en empêcher et que c'est comme ça qu'il a été blessé.
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MessageSujet: Re: Wesh, t'a pas deux minutes? Ven 14 Fév - 9:55

En voyant la silhouette allongée sur le sol derrière les poubelles, seul dans le noir, Amy sentit son cœur s'emballer. Elle pris ses gambes à son cou, et couru vers lui et se laissa tomber à ses côtés en pleurant. Qu'avait elle fait? Il ne bougeait plus! Et dans quelques minutes, des gens arriveraient,prévenus par les bruits qu'il y avait peu de temps avant. Il fallait faire quelque chose et vite, avant que quelqu'un les remarques toutes les deux autour d'un homme à terre.

La femme s'avança à ses côté après avoir regardé qu'il n'y avait personne dans les parages, et vérifia son pouls. Amy en fut reconnaissante envers elle, car elle même n'aurait jamais été capable de vérifier si il respirait.


-Il est vivant mais je pense qu'il aurait besoin d'aller à l'hôpital. Que s'est-il passé exactement? Où l'as-tu frappé? Tu as un téléphone? Le mien n'a plus de batterie, et on pourrait en profiter pour prévenir les flics pour qu'il ramasse les autres. Ne t'inquiète pas, on n'aura qu'à dire qu'il a voulu les en empêcher et que c'est comme ça qu'il a été blessé.

Amy soupira de soulagement. Si il était encore vivant , il y avait peut être encore une chance qu'elles arrivent à le sauver...
Puis, Amy réfléchis à ce que la fille venait de dire.

-Tu ne connais pas cette ville. Mon père à un casier judiciaire bien rempli, se n'est pas la première fois qu'il fait une chose pareille, et non je n'ai pas de portable.... Désolée...

Amy n'avait pas mentis, personne dans sa famille n'avait été autorisé à en avoir un a part son père. Sa famille n'avait pas assez de revenues pour lui en acheter un.

-On ne peut pas l'emmener à l'hôpital, il y a des gens là bas qui se ferons un beau plaisir de le trainer en justice...

Amy se rappela la discutions "un tant soit peu violente" que son père et un médecin avait eu tous les deux, à l'hôpital après l'accouchement de sa mère. Elle n'avait pas réussi à comprendre le sujet de leur dispute, mais elle soupçonnais que ce soit sur une des filles qu'il avait apporté à la maison un soir.

Elle ne regarda pas une seule fois son visage, elle savait qu'elle essayait juste de l'aider et d'être gentille. Elle ne savait pas exactement de quelle famille elle appartenait, Elle avait juste envie de se réfugier dans les bras de quelqu'un, de se cacher, de pleurer jusqu'à ne plus avoir d'eau dans le corps.
Mais tous ce qu'elle réussi à sortir fut une simple phrase Banale:

-Après tous ce qui c'est passé, j'aimerais bien connaitre ton nom, moi c'est Amy....
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MessageSujet: Re: Wesh, t'a pas deux minutes? Sam 15 Fév - 0:01

    L'adolescente pleurait en voyant son père, inquiète, et se sentant visiblement coupable, Abi l'aurait compris même sans ses sens félins cette fois tellement ça crevait les yeux. Elle était visiblement rassurée d'apprendre que son père était toujours vivant mais l'idée de l'hôpital ne paraissait pas lui convenir.

    -Tu ne connais pas cette ville. Mon père à un casier judiciaire bien rempli, se n'est pas la première fois qu'il fait une chose pareille, et non je n'ai pas de portable.... Désolée...

    Abi fit la grimace. Ah, ça c'était problématique en effet. Au pire, ils pouvaient appeler la police pour qu'ils s'occupent des autres et amener le père de cette fille à l'hôpital séparément, s'ils ne tombaient pas sur lui par hasard il n'y avait pas de raison qu'ils fasse le lien ou qu'ils le cherchent. Mais de toute façon sans téléphone...

    -On ne peut pas l'emmener à l'hôpital, il y a des gens là bas qui se ferons un beau plaisir de le traîner en justice...

    Au vu de sous regard un peu dans le vide, Abi devina qu'elle devait se rappeler quelque chose. Nouvelle grimace. Si ce type avait non seulement des soucis avec la police mais même avec le personnel soignant, réussir à le faire hospitaliser sans lui apporter de problèmes risquait d'être difficile! Enfin en même temps il valait mieux qu'il soit hospitalisé et qu'il paie pour ce qu'il avait fait plutôt qu'il meurt ou se retrouve avec de graves séquelles. Enfin ça ne réglait toujours pas la question de savoir comment les contacter.

    L'adolescente évitait le regard d'Abi, et cette dernière ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, elle la comprenait. Elle avait l'air sur le point de fondre à nouveau en larmes, et Abi se sentit désolée pour elle, mais elle hésitait à avoir un geste amical, de une parce qu'elle connaissait à peine cette fille et ensuite parce que les contacts physiques, c'était pas trop son truc, et pas seulement parce que c'était dans la culture nippone. Passer du temps en France l'avait un peu décoincée de ce côté là, mais elle n'aimait pas qu'on la touche quand on ne le voulait pas et surtout, en ce qui concernait les inconnus, elle n'osait jamais faire le premier pas de peur de faire un impair.

    -Après tous ce qui c'est passé, j'aimerais bien connaitre ton nom, moi c'est Amy....

    Ah, visiblement elle allait un peu mieux. Abi sourit. Bon, elle changeait un peu de sujet mais vu la situation c'était normal, et puis c'est vrai que c'était chiant de rester avec quelqu'un dont on ne connaissait pas le nom.

    - Appelles-moi Abi.

    Elle aurait bien ajouté 'Enchantée' ou encore 'Ravie de faire ta connaissance' en temps normal, mais vu les circonstances ça paraissait être plutôt une mauvaise idée! Et "Appelles-moi", pas "Je m'appelle", tout simplement parce qu'Abi était un surnom, mais elle en avait tellement l'habitude maintenant qu'elle se présentait toujours ainsi, et presque plus en disant "Ema", sauf dans les situations formelles, et encore, à la fin même ses profs l'appelaient Abi! Seuls certains membres de sa famille et des connaissances de quand elle était enfants l'appelaient encore Ema, même sa famille proche s'y était mise.

    Enfin, quoi qu'il en soit, ce n'était pas le plus important. Abi observa l'homme, pensive, ne sachant pas trop quoi faire, puis se tourna vers Amy et répéta sa question :

    - Que s'est-il passé exactement? S'il te plaît, c'est important, si je sais exactement où il a été blessé et comment, je pourrais peut-être le soigner moi même. Se sera moins sûr niveau résultats que s'il allait à l'hôpital mais bon, c'est à toi de voir.

    Après tout elle était sa fille, en l'absence des autres membres de sa famille c'était la plus à même de décider comment elle voulait soigner son père. Si elle changeait d'avis et optait pour l'hôpital, Abi devrait pouvoir trouver une cabine téléphonique, les appels vers ce type de numéros étaient en général gratuit en plus, et dans le pire des cas la batterie de son portable n'était pas tout à fait morte, si elle la sortait et la réchauffait pour monter le voltage, ça suffirait peut-être pour passer un rapide coup de fil à l'hôpital.

    En attendant la réponse d'Amy, Abi s'occupait à observer l'homme sans cependant le toucher pour voir les signes de blessures, deviner où il avait été touché, repérer les anomalies etc... Après tout, elle s'y connaissait en technologies et en informatique, certes, mais elle avait bossé sur les biotechnologies, pas sur la technologie tout court, et le fonctionnement du corps humain et du vivant en général l'avaient toujours passionnées, de plus elle avait suivit plusieurs formations pour les premiers secours et avait appris beaucoup de choses sur les coups et blessures pendant ses cours d'arts martiaux, d'autant plus que ça l'intéressait et qu'elle s'était renseignée, alors même sans être docteur ou infirmière, elle pensait pouvoir s'occuper de lui... Si ce n'était pas trop grave.

    Abi soupira intérieurement. Bon sang, quel dommage que les membres de sa communauté ne soient pas là! Certains d'entre eux, comme elle, avaient un pouvoir de guérison, mais contrairement à elle, il s'appliquait aux autres, pas à eux même. Abi savait que parfois, on pouvait avoir les deux mais elle doutait que se soit son cas, d'autant qu'elle n'avait jamais essayé vu que ça aurait paru étrange, mais il valait mieux éviter de parier là dessus tant les chances étaient minimes.

    Et soudain, elle se gifla mentalement. Les portes! La Maison dans l'Ailleurs! Abi savait qu'il y avait une porte pas trop loin, si Amy ne voulait vraiment pas qu'elles emmènent son père à l'hôpital et si ce dernier pouvait patienter quelques heures, elle aurait peut-être le temps d'aller chercher quelqu'un! Néanmoins était-ce vraiment une bonne idée? Comment justifier son arrivée, ses pouvoirs? Amy était au courant pour les Familles, mais que savait-elle exactement? Avait-elle compris qu'Abi était Guérisseuse, ou bien la pensait-elle Métamorphe? C'était important, Abi ne pouvait pas courir le risque de trahir l'existence de la Communauté, pas sans avoir confiance en Amy...

    Abi se redressa et soupira. La situation était délicate, compliquée. Il fallait qu'elle en sache plus sur Amy et ses connaissances sur les Familles, et surtout, il fallait qu'elle lui raconte qu'est-ce qui était arrivé à son père. S'il son état ne nécessitait pas une hospitalisation, se serait l'idéal...
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MessageSujet: Re: Wesh, t'a pas deux minutes? Sam 15 Fév - 10:47


-Que s'est-il passé exactement? S'il te plaît, c'est important, si je sais exactement où il a été blessé et comment, je pourrais peut-être le soigner moi même. Se sera moins sûr niveau résultats que s'il allait à l'hôpital mais bon, c'est à toi de voir.


Amy hésita quelques secondes avant de dévoiler la vérité à Abi. Elle retourna cette idée des centaines de fois dans sa tête, y réfléchi, l'examina, jusqu’à en avoir mal à la tête.

-Je... Je l'ai frappé ici... Et puis dans le ventre...
Sa voie dérailla.

Elle se laissa glisser aux côtés de son père, et caressa sa joue du dos de sa main. L'homme ouvrit légèrement les yeux, et la fixa de ses yeux bleus. Il ne dit rien. Il se contentait de la regarder pour la gronder, mais aussi pour lui avouer ses sentiments.  

-Papa... On va s'occuper de toi comme il le faut, tout va bien se passer on va t'emmener dans un endroit sur, tu entends papa? je suis tellement désolée...

Elle aurait voulu lui avouer ses sentiments, aussi facilement que de le penser, pourtant une barrière invisible lui empêchait de s'exprimer. C’était la façon dont ses parents l'avait éduquée, et l'amour qu'ils lui avait offert, qui faisait qu'elle ne s'accrochait pas facilement aux gens.  
Elle se fichait que Abi l'écoute, elle parlait à son père et à personne d'autre! Une goutte d'eau vint s'écraser sur la peau abimé de l'homme, et Amy se surprise à la contempler. Cette goutte ne venait pas de ses yeux. Elle ne pouvais venir du ciel, cela faisait plus de trois mois qu'il n'avait pas plus une seule parcelle d'eau dans cette région du Brésil!
Puis, d'autres gouttes vinrent se poser sur les habits d'Amy. Elle ne bougea pas. Elle écouta le son de l'eau qui s'écrasaient sur le sol, jusqu’à en un entendre un continu.
Le ciel semblait pleurer, pleurer pour elle, pour le monde, pour son père et pour Abi.
Elle lui demanderais plus tard, ce qu'elle était, pour l'instant, il fallait être rapide et ramener son père dans un endroit sur et chaud, pour le soigner.

-Tu as un endroit pour le soigner? Je ne peux pas le ramener chez moi, je réveillerais toute la bande de gamins.

Amy regarda le visage de la jeune femme, et lui souri.

Elle avait besoin de savoir qui elle était, cette envie en elle de découvrir son passé grandissait vite, très vite... Pourtant, de l’extérieur, Abi ressemblait à une carcasse impossible à franchir.
Amy décida d'oublier pour un moment, ce qu'elle avait dit plus tôt.
Si elle devait emmener son père avec cette fille, il fallait au moins qu'elle sache qui elle était.
Elle avait envie de se montrer gentille envers Abi, elle, qui allait l'aider, et qui allait surement rester gravée dans sa mémoire pour toujours.

-Qu'es-tu? de qu'elle famille es-tu? n'esquive pas la question, je ne partirais pas avant d'avoir eu ma réponse, j'ai le droit de savoir.
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MessageSujet: Re: Wesh, t'a pas deux minutes? Sam 22 Fév - 1:42

    Abi n'insista pas en voyant que la réponse mettait du temps à venir. Ce n'était sans doute pas facile pour elle d'en parler, inutile de la brusquer, elle allait finir par répondre d'elle même. Enfin si elle mettait trop de temps à répondre, elle lui reposerait quand même la question.

    En attendant, Abi continuait à examiner l'homme. Même si son odorat ne valait pas celui du loup, il était quand même assez bon pour lui permettre de savoir à quel endroit une personne avait été touchée... En temps normal. Sauf qu'ici, c'était complètement inutile, le père avait saisit sa fille en la plaquant contre lui pour la traîner hors de la ruelle tout à l'heure, ça avait complètement brouillé les odeurs.

    -Je... Je l'ai frappé ici... Et puis dans le ventre...

    Abi fit la grimace. Oh merde, la nuque? Pas bon ça, pas bon du tout! S'il était blessé, c'était grave, ce genre de blessures nécessitait normalement du monde, de l'équipement, des compétences spéciales pour maintenir soigneusement le cou en place jusqu'à ce qu'on sache s'il y avait un soucis ou non.

    C'est alors que, suite au contact d'Amy, l'homme ouvrit les yeux et les tourna vers sa fille. Abi les regarda faire, à la fois un peu gênée car on aurait dit que le père n'avait pas remarqué sa présence et ne s'adressait qu'à sa fille par l'intermédiaire des yeux, mais aussi très attentive à ses actions pour pouvoir en déduire d'avantage sur son état.

    -Papa... On va s'occuper de toi comme il le faut, tout va bien se passer on va t'emmener dans un endroit sur, tu entends papa? je suis tellement désolée...

    Abi fit la grimace. Pour l'endroit sûr, elle ne pouvait encore rien promettre! S'il était effectivement blessé à la nuque, c'était vraiment grave, Abi ne pouvait pas s'en occuper seule et surtout sans matériel!

    Alors qu'elle continuait de réfléchir, la jeune fille sentit soudain une goutte s'écraser sur son épaule tandis qu'une autre tombait sur son "patient". Elle jura intérieurement mais n'eut pas besoin de lever les yeux pour savoir que le temps c'était couvert et qu'il allait pleuvoir. Les animaux sentaient les changements de pression atmosphérique et pouvaient sentir la pluie arriver, et le léopard était à fleur de peau depuis le combat, mais elle était tellement occupée par Amy et son père qu'elle n'avait pas fait attention à ces indications. Pourtant c'était vraiment la dernière des choses dont elle avait besoin!

    Non, finalement non, se reprit-elle. Le pire, ça aurait été de voir débarquer les flics ou les autres abrutis. La pluie, en comparaison, ce n'était rien, néanmoins ça ne l'arrangeait pas, il fallait bien l'avouer, de une parce que pour une personne blessée, se faire tremper n'était vraiment pas conseillé, ça allait entraîner une perte de chaleur, comme si ce n'était pas assez compliqué comme ça, et surtout, autant en temps normal Abi aimait bien la pluie, autant sur le coup elle la gênait, le bruit des gouttes brouillait son ouïe et son odorat et elle serait moins à même de savoir si quelqu'un approchait.

    Enfin tant pis, elle n'avait pas le choix, elle allait faire avec! Abi s'approcha de l'homme et se plaça derrière sa tête. Il n'avait pas l'air capable de faire autre chose que d'ouvrir les yeux, ce n'était pas franchement bon signe! La jeune fille plaça très doucement sa main sous la nuque de l'homme, prudente afin de ne pas le faire bouger mais cherchant néanmoins à sentir des anormalités au niveau du placement des vertèbres. Si c'était juste le choc du coup et qu'il allait se remettre plus tard, se serait l'idéal, sinon...

    -Tu as un endroit pour le soigner? Je ne peux pas le ramener chez moi, je réveillerais toute la bande de gamins.

    Cette fois, Abi poussa un grognement exaspéré et, malgré le sourire que lui offrait Amy, ne put s'empêcher de répliquer :

    - Parce que je dois trouver un endroit pour le soigner en plus?

    Non mais sérieusement, elle croyait quoi cette gamine, qu'Abi pouvait résoudre tous les problèmes aussi facilement qu'elle avait cassé la figure aux autres abrutis? Déjà qu'elle avait été blessée dans son combat mine de rien... D'ailleurs Amy ne semblait toujours pas avoir remarqué la déchirure et le sang sur le T-shirt d'Abi, qui, pourtant, maintenant qu'elle y pensait, était positionné bien en vue d'Amy. Et mince!

    Alors qu'elle était toujours occupée à ausculter le cou de l'homme et à râler intérieurement en se demandant quoi faire et en regrettant de plus en plus d'avoir promis de ne pas vendre cette homme à la police alors que c'était tout ce qu'il méritait, Amy en rajouta une couche.

    -Qu'es-tu? de qu'elle famille es-tu? n'esquive pas la question, je ne partirais pas avant d'avoir eu ma réponse, j'ai le droit de savoir.

    C'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Avec le reste de précaution et de patience qui lui restait, Abi retira délicatement ses mains du cou de l'homme pour faire face à Amy, retenant à peine sa colère pendant que le léopard grognait en elle et qu'elle essayait désespérément d'empêcher ses yeux de virer au jaune.

    - Tu te fiches de moi? D'accord, tu es venue pour essayer de me défendre, et tu t'es opposée à ton père en le faisant, c'était louable et courageux, mais de une, je te signales que je ne t'avais rien demandé, et de deux, j'ai accepté de ne rien dire à la police pour ton père alors qu'il mérite largement d'aller en prison, et j'acceptes même de t'aider à le soigner pour éviter qu'il aille à l'hôpital, et du me demandes par-dessus le marché de me débrouiller pour trouver un endroit où le soigner, et après ça tu me fais un caprice pour que je te racontes des choses privées sur ma vie à coup de "j'ai le droit de savoir"? Je ne veux pas être vulgaire, mais bon sang tu ne crois pas que tu abuses un peu là? De une, est-ce que je t'ai demandé, moi, si tu appartenais à une Famille et si oui laquelle? Non! Pourtant, si tu sais que j'appartiens aux Familles, c'est que tu dois toi même faire partie de l'une d'elle. Ensuite, je t'ai demandé comment tu savais pour moi, tu ne m'as pas répondu. Et pour finir, il vaudrait mieux pour ton père qu'on le soigne rapidement, alors tu choisis, ou tu restes bêtement plantée là à attendre que je veuille bien te répondre, ce qui vu la façon dont tu t'y prend ne risque pas d'arriver, soit tu m'aides à le transporter et on parlera de ça après. Et je te signales que si tu tiens à me demander ce genre de chose, tu as intérêt à être prête à me rendre la pareille! D'ailleurs...

    Abi s'arrêta brusquement et respira un bon coup. Elle avait haussé le ton sans le vouloir, mais vraiment, elle se prenait pour qui cette gamine? Elle croyait quoi, qu'elle allait lui parler de la Communauté, comme ça, sans savoir si elle était Cogiste ou non? Et puis quoi encore?

    Soudain, elle comprit mieux la raison de sa colère. Elle voulait tout simplement protéger sa Famille. Amy ne se rendait pas compte à quel point sa question était indiscrète... Et à quel point elle avait manqué de tact en la posant. Elle ne devait pas savoir tant de choses que ça sur les Familles, sinon elle ne lui en aurait pas parlé si clairement sans savoir qu'elle n'était pas une Cogiste, et elle saurait que ces choses là ne se demandent pas comme ça.

    La jeune fille secoua la tête. Ce n'était pas le moment d'y penser. Il n'empêche... Elle ne s'était pas rendue compte à quel point le bourrage de crâne de conseils de prudence de sa famille avait été efficace, mais vu sa réaction vive, c'était le cas! Étrange qu'elle se soit ouverte si facilement, ce jour là, sur la plage, il y a longtemps, en compagnie d'une Guide et d'une... Cogiste. Mais la situation était différente alors, elle se sentait en confiance, et personne ne l'avait obligée à se révélée à coup de "j'ai le droit de savoir", manière de faire qu'Abi détestait au plus haut point.

    Mais ce n'était pas le moment d'y penser. Il fallait surtout partir d'ici, emmener cet homme dans un endroit sûr afin d'éviter la pluie... Et les curieux. Abi n'avait pas crié, mais elle espérait quand même que personne n'avait entendu. Si les abrutis étaient dans le coin...

    Elle soupira. Elle ne pouvait pas emmener cette homme chez la personne chez qui elle logeait, se serait impoli, déjà qu'elle allait rentrer à pas d'heure vu comment c'était parti... De plus, il n'y avait pas vraiment la place, le canapé sur lequel Abi dormait était beaucoup trop mou pour y installer un patient dont la nuque devait rester immobile.

    Abi leva la tête, calmée mais sérieuse, et plongea les yeux dans ceux d'Amy.

    - Ecoute, je ne vais pas te mentir, je ne sais pas si ton père est gravement blessé ou pas. Pour le coup de poing au ventre, pas de soucis, il s'en remettra, mais pour la nuque... Je ne sais pas avec quelle force tu as frappé, ni où exactement, et comme c'est une zone sensible, si tu as touché le bon endroit, même sans être baraquée, ça peut être grave. Cependant, tu ne lui as pas cassé les vertèbres, sinon il serait déjà mort, donc je pense que ça doit aller, on peut tenter d'éviter l'hôpital, par contre il va falloir être très prudentes pour le transporter. Je vais le porter et toi, tu vas places tes mains sous son cou pour maintenir sa nuque en place. Je le ferais bien, mais je ne pense pas que tu puisses supporter son poids, cependant il faut vraiment que tu soit soigneuse, c'est très important.

    Abi préféra éviter d'en rajouter. Normalement, seuls les soigneurs ayant reçu une formation spéciale étaient habilités à maintenir ainsi la nuque des possibles blessés à la colonne vertébrale, et c'était son cas, mais c'était encore pire si Abi tenait sa nuque mais qu'Amy le tenait mal et le bougeait trop, et elle doutait qu'elle tienne assez longtemps. Cependant, trop insister rendrait la jeune fille trop nerveuse, Abi préféra donc ne pas en rajouter.

    - Je suis désolée, mais on va devoir le ramener chez toi, je ne vois pas d'autre endroit. Et puis c'est ton père, il faut bien que sa famille soit au courant quand même! D'autant que ce n'est pas plus mal, si ta famille s'y trouve ils pourront peut-être nous aider. Et tant pis si on réveille ta fratrie, ils sont jeunes, être réveillés en pleine nuit ne leur fera rien. On n'aura qu'à leur dire qu'il s'agit d'un accident si tu veux.

    Abi fixa Amy, toujours derrière la tête de l'homme, attendant sa réaction et soucieuse de voir son état d'esprit après son coup d'éclat de tout à l'heure.

    - Ca te va? Tu es prête?
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MessageSujet: Re: Wesh, t'a pas deux minutes? Mer 5 Mar - 2:58

Amy hocha la tête. Elle s'en voulait d'être aussi égoiste, penser qu'à elle, et à sa famille. C'est vrai, après tout, Abi avait peut être d'autres planigues pour la soirée, mais à cause de toute cette histoire, elle avait tout loupé.
Toutes deux soulevèrent le corps lourd de l'homme avec délicatesse. Amy tenait son cou, tandis que Abi tenait le reste du corps en suspens. Amy avait grogné lorsque la jeune femme lui avait annoncé qu'elle ne pouvaient amener le bléssé autre part que chez elle dans son vieil appartement délabré avec toute la famille. Sa mère allait vraiment être furibonde. Contre Amy, mais aussi contre son père, qui ne pouvait pas tenir ses propres promesses d'arreter de faire des trafics de petites filles. Elle n'osait plus rien demander à Abi, de peur de l'énerver encore plus, mais son pétage de plombes de tout à l'heure, Amy l'avait bien mérité, et elle en était consciante. Elle en demandait toujours trop aux gens, c'est pour cela qu'elle n'avait jamais eu d'amis, de bons amis en qui faire confiance.
Elles marchaient à une allure constante, dans les plus petites ruelles de la ville pour éviter de se faire reperer en train de porter un corps à moitié mort. Abi, la regardait à chaque coins de rues pour savoir qu'elle direction prendre, un seul regard sufisait à la jeune fille pour comprendre. Ce n'est que en arrivant devant la porte de son immeuble, qu'elles posèrent le corps innerte de son père au sol pour se reposer les bras, que Amy remarqua la tache de sang sur le t-shirt d'Abi. Elle ne se rappelait pourtant pas avoir vu Abi être touchée par la lame d'un de ces fous, et la jeune femme n'avait montré aucun signes de faiblesse lors du trajet. Puis, Ami réflechis un moment...

-Tu t'es soignée toi même... Ce n'était qu'une affiration qui lui avait échapé, elle n'avait pas pu se retenir. Pardon...Bon, alors, premierement, si tu veux entrer sans que ma mère te regarde de travers, il faudrais que tu cache cette grosse tache de sang,deuxiement, sois la plus naturelle possible, ma mère à un flaire très puissant, elle devine facilement ce qui c'est passé...

Sur ce, elle n'attendit pas la réaction d'Abi, elle souleva aussitôt la nuque de l'homme, en même temps, que sa camarade, et elles montèrent dans la cage d'escalier. En arrivant devant la porte, elle libera une de ses mains, en posant la tête de son père sur sa cuisse relevée, et tourna la poignée. La porte souvrit en un grincement stident. Le silence régnait, apparemment, ils avaient réussit à sortir d'ici sans réveiller personne. Toute la piece principale était plongée dans le noir, les fenêtres étaient à moitié ouvertes, elle entendait même, le leger ronflement du plus petit de ses frères. Amy soupira, elle aimait cette sensation d'être au chaud, en sécurité. Elle fit signe à Abi de se diriger avec elle vers la porte de la chambre de sa mère. Elle poussa la porte, et entra. Sa mère, était assise sur le lit, face au mur blanc, elle semblait attendre.

-Maman...

Sa  mère tourna la tête, aucun sentiments lisibles dans ses grands yeux verts. Elle soupira, et lacha lentement:

-Pose le ici,elle tata la couette de sa main.

Elle ne semblait pas surprise du tout. Ses yeux s'attadèrent sur le visage d'Abi, sur sa silhouette, puis, elle détourna le regard.

-Je ne vous demande pas ce qui c'est passé, c'est toujours le même scénario...

Amy sursota, elle ne savait pas que sa mère était au courant pour les activité de son père, et encore moins qu'elle le laisse faire.
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MessageSujet: Re: Wesh, t'a pas deux minutes? Dim 16 Mar - 10:20

    Bon, bonne chose, la gamine semblait avoir compris la leçon et même compris qu'elle la méritait, ce qui était une très bonne nouvelle. Le nombre de fois où Abi s'était heurtée à des idiots qui refusaient de reconnaître leurs erreurs... Finalement, elle n'était pas si stupide cette petite!

    Elles transportèrent soigneusement le père d'Amy à travers les rues, Abi vérifiant comme elle pouvait que personne n'était sur leur route et interrogeant régulièrement Amy du regard pour savoir où aller. Pendant le trajet, Abi s'aperçut qu'en fait, il y avait bien une façon pour elle de porter l'homme tout en maintenant son cou, mais c'était un peu tard pour la mettre en application, et puis elle préférait encore qu'Amy s'en occupe, même si elle n'avait pas l'habitude c'était sans doute une méthode plus sûr que ce qu'elle avait en tête.

    Une fois arrivées, elles posèrent précautionneusement le corps de l'homme pour se reposer un peu. A vrai dire, surtout Amy, car grâce à ses capacités de Guérisseuse, Abi récupérait en général plus vite que la moyenne, ce qui était bien pratique, d'autant que même si elle avait un bon entraînement physique, il valait surtout pour la rapidité, l'agilité et les techniques, moins pour la force et surtout l'endurance!

    -Tu t'es soignée toi même... Pardon...Bon, alors, premièrement, si tu veux entrer sans que ma mère te regarde de travers, il faudrait que tu cache cette grosse tache de sang, deuxièmement, sois la plus naturelle possible, ma mère à un flaire très puissant, elle devine facilement ce qui c'est passé...

    Abi sursauta et remarqua seulement à ce moment là qu'Amy avait enfin remarqué son vêtement déchiré et le sang autour. Elle ne s'offusqua pas du "Tu t'es soignée toi même" vu que c'était une question et qu'après tout, c'était bien normal qu'elle cherche à comprendre comment il pouvait y avoir un tel trou et autant de sang sans qu'elle soit blessée, par contre, elle jura intérieurement. Elle aurait du dissimuler ça plus tôt, tiens!

    Mais avant qu'Abi n'ai pu y remédier - après tout, elle non plus n'avait pas envie qu'on lui pose trop de questions sur le sujet, surtout si ça pouvait donner des infos qu'elle ne voulait pas à la mère d'Amy - la jeune fille se penchait déjà pour finir de porter son père à l'étage. Abi soupira intérieurement en se baissant pour soulever le corps de l'homme, songeant que cette gamine était quand même un peu bizarre, lui dire de cacher sa tache de sang sans lui laisser le temps de le faire!

    Tout ce passa bien jusqu'à ce qu'elles arrivent dans l'appartement, Abi pouvait entendre des ronflements et se prit à espérer qu'elles arriveraient à porter le corps de l'homme jusqu'à sa chambre parce que, vu son état mental actuel, elle risquait de ne pas supporter une bande de gamins braillards. Elle n'avait jamais été très patiente avec les enfants. Par contre, en s'approchant de la chambre, Abi comprit tout de suite que la mère d'Amy était déjà réveillé, et cela se confirma lorsqu'elles entrèrent : la femme était assise sur le lit et attendait le retour de son mari, sans doute. C'était le bruit de sa respiration qui avait indiqué à Abi qu'elle était réveillée.

    -Maman...

    Ce n'est qu'à l'appel de sa fille que la femme daigna tourner la tête, l'air nullement surprise de voir Amy revenir à la maison avec une inconnue et son père dans ses bras. Ca, c'était une réaction pour le moins inhabituelle!

    -Pose le ici

    Abi obtempéra, même si visiblement, elle avait plus parlé à Amy qu'à elle, et sans se préoccuper de la femme qui la survolait maintenant du regard, s'occupa d'installer son "patient" du mieux qu'elle le pouvait, veillant en particulier à ce que son cou soit stable.

    -Je ne vous demande pas ce qui c'est passé, c'est toujours le même scénario...

    Abi tourna la tête à temps pour voir Amy sursauter, ce qui la fit hausser la sourcil. Elle ignorait que sa mère savait pour les activités de son père? C'était difficile de l'ignorer pourtant, vu qu'ils partageaient le même lit, si le père se levait en pleine nuit, difficile de ne pas le remarquer! Surtout si c'était régulier et non occasionnel, mais ça, Abi ne pouvait pas vraiment le deviner. Quoique, vu la réaction de la femme...

    Enfin peu importe. Abi se redressa et s'adressa aux deux filles :

    - Est-ce que vous avez une minerve quelque part, ou quelque chose de semblable? Il faudrait vraiment quelque chose pour lui tenir le cou et s'assurer qu'il ne bouge pas, même inconsciemment ou en se réveillant.

    Parce que, blessé ou pas, il allait falloir que son cou reste immobile pendant un moment de toute façon. Vu qu'Abi n'avait rien senti d'inhabituel, avec un peu de chance il aurait juste besoin de porter une minerve pendant quelques jours voir quelques semaines puis il serait comme neuf! Et serait libre de recommencer ses magouilles... Songea-t-elle avec une grimace intérieure.
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MessageSujet: Re: Wesh, t'a pas deux minutes? Mar 29 Avr - 22:30

- Est-ce que vous avez une minerve quelque part, ou quelque chose de semblable? Il faudrait vraiment quelque chose pour lui tenir le cou et s'assurer qu'il ne bouge pas, même inconsciemment ou en se réveillant.

Amy était appuyée contre la commode de la chambre de ses parents, sa mère, regardait par la fenêtre comme absente de ce qui se passait dans la pièce. Elle avait quitté des yeux Abi, et semblait réfléchir. Amy ne se souvenait pas une seule seconde d'avoir vu quelqu'un de la famille porter une minerve, mais peut être que sa mère le saurait, elle qui vivait dans ce foyer depuis plus de vingt ans. Elle jeta un coup d’œil à sa mère, entre-ouvrit la bouche pour s’apprêter à parler, mais son ascendante réagit avant elle.

-Ta sœur à eu une minerve quand vous étiez petites, elle doit être dans la cave, sous toutes les vieilles babioles...

 Ami tressaillit. Elle tenta de le dissimuler, pour ne pas que sa mère ne le remarque, mais trop tard. Elle la foudroya de son regard noir comme l'enfer et qui lui glaça le sang. Pas la cave. Tous les mauvais souvenirs refirent surface, et la jeune fille du serrer la gorge pour s'empêcher de crier. Elle ne pouvait pas laisser Abi y aller seule alors qu'elle ne connaissais le chemin. Sa mère n'y irais surement pas, pas dans l'état dans lequel elle se trouvait, à moitié abattue. Mais la peur d'y aller lui retournait l'estomac. Elle se sentait vulnérable, écrasée par les souvenirs du passé qui refaisaient surface.

 Pourtant il n'y avait aucune autre solution. C'était ça, ou alors, laisser son père mourir. Elle hocha la tête. Il n'y avait rien d'autre à faire.

-D'accord, j'y vais.

 Elle lança un regard furtif à Abi, comme pour lui supplier de l'accompagner. Mais Abi devait rester aux côtés de son père. Alors, elle sortit de la chambre, traversa le petit salon, attrapa un petit veston, puis entra dans sa chambre. Elle était paisible, et l'on pouvait entendre les respiration calme et reposée de ses frères et de sa sœur. elle esquissa un sourire, et sur la pointe des pieds, se dirigea vers le berceau du cadet, et se pencha au dessus de lui. Il avait la joue collée contre son coussin, et bavait sur le drap blanc. Amy passa sa main droite sur la couverture qui avait glissée pour la remonter sur les épaules du bébé, et de l'autre, souleva tout doucement le matelas. Quelque chose dessous tinta légèrement.  Elle grimaça en entendant le bébé bouger, attendit quelques secondes que tout se calme, et referma enfin sa main sur une clef. Cette clef qui servait à ouvrir la porte de la cave. Cette porte qui la terrorisait depuis qu'elle était enfant. Elle la fis tourner dans sa main, l'examina, puis se releva, et ressortit de la chambre.

 Elle passa devant la seule porte entrouverte et qui émettait de la lumière dans l'appartement, croisa le regard d'Abi, puis sortit. Dans la cage d'escalier, tout était calme. Elle descendit les marches quatre à quatre, avant d'arriver au sous sol. Elle frissonna. Elle voulait faire vite afin que ce cauchemars cesse vite, et que tout redevienne comme avant. Comme avant... Elle entra dans le couloir sombre et froid, passa quelques porte fermée, et s'arrêta devant la porte du fond. La dernière. Elle serra les dent. "Pour papa, rien que pour lui..." se dit elle.

 Elle passa la clef dans la serrure, et la tourna doucement. La porte sembla s'ouvrir d'elle même, et émit un léger grincement. Un courent d'air froid vint lui pincer la peau, comme le souffle de quelqu'un retenu depuis bien trop longtemps dans une pièce. Comme si quelqu'un respirait enfin l'air libre. Elle sentit son instinct se taire devant cette salle.

Même lui, avait peur...
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Wesh, t'a pas deux minutes?

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